13 avril 2008
La tournée annulée de Rossy
L'annulation de la tournée malgache de Rossy annoncée par le ministère de la Culture a-t-elle été une bonne décision? Je vous laisse interpréter et comprendre ce qu'il y a en tirer. Ce que je n'ai pas apprécié, personnellement, ce n'est pas tant la décision elle-même ( que je pourrais bien comprendre, si je me lève tôt), mais c'est plutôt la manière dont celle-ci a été présentée. Je n'ai pas trouvé ça très "classieux", il y a moins con pour faire ça. Les journalistes malgaches, eux, - et pour une fois - (din, zany mandrora mitsilany e) sont passé au travers de la polémique un peu trop comme elle est (a-ha, hay ve?), ce qui nous épargne les tribunes libres pour pasionaria à la 13 mai ( ntsss...) En tout cas, pour Joséphine, du groupe Rossy et femme de l'artiste, "l'épée de Damoclès est tombée!" Elle évoque son incompréhension au cours d'une trèèèèès loooonnngue traversée d'Antananarivo en voiture, vendredi passé. Avec beaucoup de retenue, malgré une colère que j'ai senti très présente.
• Une tournée annulée...Joséphine : - C’est une décision qui nous consterne et nous indigne. Nous pensons n’avoir eu ni des propos ni des agissements qui auraient pu être interprété d’une manière négative par le ministère de la Culture et qui auraient pu, d’une façon ou d’une autre, justifier cette annulation de la tournée. Encore aujourd’hui, on ne comprend pas les motifs de ce changement. C’est une mesure à la fois injuste et impopulaire, c’est juste une sanction envers Rossy. À quel moment le ministère intervient-il dans la tenue d’une représentation artistique ? Pourquoi un aussi subit revirement à quelques jours à peine du concert ?… En plus, cette décision n’a été notifié dans aucun document ou lettre officiels bien que l’organisateur en ait fait la demande.
• La suite...
- Il n’y a pas vraiment de recours et nous ne tenons pas à polémiquer. Nous attendrons la suite et verrons si cette décision sera reconsidérée dans les jours à venir. On ne va pas non plus inciter les gens à agir ou penser ceci ou cela. Mais il est clair la déception est grande du côté des fans qui se sont attendu à assister à une représentation de Rossy.
• Passé politique...
- Vous savez, on parle du passé politique de l’artiste et on oublie trop souvent que les allégations à son sujet ne sont que rumeurs infondées. Mais Rossy est avant tout un artiste, un véritable rassembleur dont la devise est de faire de la musique un art sans frontière ni considération de camps, politiques ou autres. C’est dans cette vision qu’il a par exemple partagé la scène avec Sareraka. C’est aussi dans cette idée qu’il a encouragé pas mal d’artistes et beaucoup d’entre eux ont travaillé et coopéré avec lui. Et malheureusement, on oublie de tenir compte de tout cela…
Au cours du passage éclair de l'artiste en septembre, pendant lequel il a présenté sa nouvelle création "Ino Vaovao", voici ce que Rossy disait de son passé politique que j'ai relaté dans un de mes articles.
Rossy : « 2002, c’est du passé, sans regret !»
Volontairement évasif sur les évènements de 2002, Rossy est pourtant revenu avec un message clair sur son départ et sur son bref retour au pays : «J’ai quitté Madagascar en mars 2002, je n’ai rien vu de la crise. Je suis parti sans aucun problème, je rentre aussi sans problème.» Un exil qui lui a laissé le temps de prendre du recul sur les cinq dernières années : «Je me rends compte qu’il y avait un fossé entre les rumeurs qui circulaient dans le pays et les choses qui se sont réellement déroulées.» Aujourd’hui, Rossy a fait un virage en épingle et laisse même un avant-goût d’un prochain Tapolaka Glady. En effet, pour le roi du bal kabôsy, «2002, c’est du passé. Sans regret !»
Et c’est aussi avec de nouveaux principes que Rossy entend continuer sa carrière : «Maintenant, je me consacre entièrement à mon métier d’artiste, ce pourquoi je suis fait.» Une nouvelle vision qu’il entend appliquer au pied de la lettre : «Je ne m’occuperai plus des autres. A une époque, j’étais partout. Les uns et les autres avaient des soucis, je me chargeais de leur trouver un avocat, je me débrouillais pour leur venir en aide. Et voilà qu’en 2002, je me retrouve seul, sans personne pour me prêter main-forte. C’est fini cette époque où je me donnais à fond pour les autres…»
Et c’est aussi avec de nouveaux principes que Rossy entend continuer sa carrière : «Maintenant, je me consacre entièrement à mon métier d’artiste, ce pourquoi je suis fait.» Une nouvelle vision qu’il entend appliquer au pied de la lettre : «Je ne m’occuperai plus des autres. A une époque, j’étais partout. Les uns et les autres avaient des soucis, je me chargeais de leur trouver un avocat, je me débrouillais pour leur venir en aide. Et voilà qu’en 2002, je me retrouve seul, sans personne pour me prêter main-forte. C’est fini cette époque où je me donnais à fond pour les autres…»
Mialisoa Randriamampianina
13 octobre 2007
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En 2004, - ou 2005?- , alors que je travaillais encore à RTA, j'ai été chargée de réaliser un documentaire sur la diaspora malgache en France et dans lequel Rossy apparaissait. A la question du journaliste sur son éventuel retour au bercail, il disait quelque chose comme : "Je ne reviendrai pas.."
22:11 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : rossy