02 juillet 2008
Madiba "terrorise" les Ricains!

Il a porté le coup fatal à l’apartheid. Il est le premier président noir de l’Afrique du Sud à l’issue d’une élection multiraciale sans précédent. Il est aujourd’hui un grand fédérateur des générations, des origines et des horizons. Il incarne de part et d’autre du monde l’image des causes justes. On peut être cet homme, on peut être Nelson Mandela et attendre longtemps avant que la Maison Blanche daigne vous rendre justice. Mardi dernier, à une quinzaine de jours de ses 90 ans et 14 ans après sa victoire historique contre une longue tradition ségrégationniste, Washington a enfin retiré Nelson Mandela de la liste américaine des terroristes.
L’anachronisme frise le ridicule lorsqu’un Prix Nobel de la paix se retrouve fiché au même titre que des organisations terroristes, armées et violentes. Depuis 1994, Nelson Mandela et l’African National Congress (ANC), qui raflaient les succès diplomatiques auprès du gotha politique, étaient plébiscités aux Nations unies. Mais, ni Mandela, ni les membres de son parti n’avaient droit de séjour en territoire américain…sauf à New York, au siège des Nations unies !
Avoir maintenu Nelson Mandela dans les rangs des terroristes est une de ces « coquilles » gênantes, une « négligence» dans les textes, qui ne rejoint évidemment pas l’idée que les Etats-Unis se font de Madiba. Mais la véritable injustice de cette disposition n’est plus tant qu’elle ait perduré aussi longtemps, ni qu’elle ait versé l’honneur du leader dans la disgrâce. L’injustice, c’est que pour l’abroger, il aura fallu qu’une Condoleezza Rice, plus embarrassée qu’autre chose, intervienne personnellement. Le parcours de Mandela et son engagement contre le racisme, le sida et l’exclusion et pour l’Afrique libre ne justifieraient-ils pas le respect pour qu’il faille que la secrétaire d’Etat intercède en sa faveur ?
Et c’est une intervention symbolique : Mme Rice est la première femme noire de l’histoire américaine qui accède au haut poste de secrétaire d’Etat comme de son côté, Nelson Mandela est le premier noir au pouvoir dans son propre pays. Née en Alabama et donc enfant du vieux Sud, Rice a connu, comme Nelson Mandela, l’ignominie de la discrimination raciale. Elle est aussi devenue, comme Nelson Mandela, une des personnalités les plus influentes du moment.
Morale de l’histoire : être le pays de la liberté ne dispense pas par moment d’oublier le bon sens.
L’anachronisme frise le ridicule lorsqu’un Prix Nobel de la paix se retrouve fiché au même titre que des organisations terroristes, armées et violentes. Depuis 1994, Nelson Mandela et l’African National Congress (ANC), qui raflaient les succès diplomatiques auprès du gotha politique, étaient plébiscités aux Nations unies. Mais, ni Mandela, ni les membres de son parti n’avaient droit de séjour en territoire américain…sauf à New York, au siège des Nations unies !
Avoir maintenu Nelson Mandela dans les rangs des terroristes est une de ces « coquilles » gênantes, une « négligence» dans les textes, qui ne rejoint évidemment pas l’idée que les Etats-Unis se font de Madiba. Mais la véritable injustice de cette disposition n’est plus tant qu’elle ait perduré aussi longtemps, ni qu’elle ait versé l’honneur du leader dans la disgrâce. L’injustice, c’est que pour l’abroger, il aura fallu qu’une Condoleezza Rice, plus embarrassée qu’autre chose, intervienne personnellement. Le parcours de Mandela et son engagement contre le racisme, le sida et l’exclusion et pour l’Afrique libre ne justifieraient-ils pas le respect pour qu’il faille que la secrétaire d’Etat intercède en sa faveur ?
Et c’est une intervention symbolique : Mme Rice est la première femme noire de l’histoire américaine qui accède au haut poste de secrétaire d’Etat comme de son côté, Nelson Mandela est le premier noir au pouvoir dans son propre pays. Née en Alabama et donc enfant du vieux Sud, Rice a connu, comme Nelson Mandela, l’ignominie de la discrimination raciale. Elle est aussi devenue, comme Nelson Mandela, une des personnalités les plus influentes du moment.
Morale de l’histoire : être le pays de la liberté ne dispense pas par moment d’oublier le bon sens.
18:03 Ecrit par Mialy dans AfriK | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : nelson mandela