10 mars 2008
Nanisme insulaire
C'est connu, les Malgaches ne sont généralement pas des géants. Généralement, nos femmes mesurent aux environs du mètre 55 au mètre 65, nos hommes peuvent atteindre 1,75 m. Mon frère Rasanjy qui caracole sur son 1,80m fait sans doute partie des spécimens rares, tandis que moi, avec mon 1,56m, ne suis rien de plus qu’une pièce ordinaire.
Il y a une explication. En 2007, je me souviens d’avoir écrit un article où il était question des travaux de quelques chercheurs britanniques sur le phénomène du « nanisme insulaire ». C’est à partir des primates de Madagascar que ces scientifiques ont basé leurs recherches en tentant d’éclaircir le mystère de la petite taille des peuples insulaires. La mer, rempart frontalier plutôt coriace, a largement limité les migrations si bien que les occasions « d’améliorer » la race ont été assez réduites. L’alimentation et le mode de vie en général dans les régions enclavées conditionneraient le développement physique. Ce serait, entre autres, la raison de notre "nanisme" national.
Ce qui est très bien, à mon avis. J’aime beaucoup les grandes filles mais je suis une orientale : je préfère les petites, les menues, celles que les hommes peuvent regarder sans jamais devoir se demander s’ils devront porter des talonnettes, celles dont ils peuvent tenir les mains enfermées dans leurs poignées et celles qu’ils peuvent appeler « Piso » ( châton) sans se demander tout bas si « girafon » ne serait pas plus approprié. D’ailleurs, et fort heureusement, nos canons de beauté n’ont rien à voir avec ceux que l’on voit en Occident.
Les hommes malgaches n’aiment pas les grandes filles aux longues jambes. Parce qu’eux-mêmes ne sont généralement pas très hauts perchés, mais aussi parce que dans la vision malgache de ce qui est beau, « l’énorme » est une horreur. Ainsi, on apprécie les « kelikely maorimaorina », petite et bien proportionnée ou bien les « taviny sy volony », ronde à la chevelure soyeuse. Une fille qui chausse du 40 ou qui a de grandes mains ou qui dépasse 1,75m est, par exemple, un insolite. Et contre toute attente, des Kate Moss n’auront aucune chance chez nous, on n’aime pas les maigres. A plus forte raison, les grandes maigres. Donc, si vous avez un début d’anorexie, restez chez vous. Mais si vous avez un peu d’embonpoint (je dis bien un peu), bienvenue chez nous. Contrairement à l’Occident où les rondes sont moins regardées, les Malgaches ont une petite tendresse pour les pulpeuses.
Les femmes de leur côté ne font généralement pas trop de fixette sur la taille de leurs partenaires. J’imagine que quand on mesure 1,50m, on peut difficilement trouver plus petit que soi. Mais une chose est sûre, les grands garçons l’emporteront toujours sur les petits. C'est une question très physique voire sensuelle : être une fée clochette dans les bras d’un géant, c’est une expérience à vivre (mmmmhhhhh). Quoi que, une fée clochette dans les bras d’un schtroumpf, c’est très sympathique aussi.
Mais bien sûr, notre taille a évolué. Pour vous dire. Ma paroisse ( où je vais une fois l’an et un dimanche au pif, mais
c’est un autre débat ), est l’une des plus anciennes d’Antananarivo et ses banlieues. Inaugurée par Rainilairivony en 1861, elle a gardé quelque uns de ses tout premiers bancs : les fidèles n’aiment pas trop l’idée de muséifier l’église. Malheureusement, seuls les enfants peuvent encore utiliser ces bancs séculaires, parce qu’ils sont étrangement petits. Un genre d’ankalana qui peut être très embarrassant pour les dames en robe. À moins de plier les jambes de côté, ce qui est très fatigant. Encore plus poilant, si un jour vous visitez le palais d’Ambohimanga. Demandez à voir un lit royal : c’est un berceau en futon…Je dirais donc, à la lumière de ces petites anecdotes, qu’il y a eu une progression de 15 à 20 cm sur notre taille. Dieu merci, il nous faudra sûrement encore quelques siècles pour avoir une moyenne nationale de, disons 1,75m ? Je suis heureuse d’être déjà morte à ce moment, il n’est pas question que je chausse du 38.
Les femmes de leur côté ne font généralement pas trop de fixette sur la taille de leurs partenaires. J’imagine que quand on mesure 1,50m, on peut difficilement trouver plus petit que soi. Mais une chose est sûre, les grands garçons l’emporteront toujours sur les petits. C'est une question très physique voire sensuelle : être une fée clochette dans les bras d’un géant, c’est une expérience à vivre (mmmmhhhhh). Quoi que, une fée clochette dans les bras d’un schtroumpf, c’est très sympathique aussi.
Mais bien sûr, notre taille a évolué. Pour vous dire. Ma paroisse ( où je vais une fois l’an et un dimanche au pif, mais
c’est un autre débat ), est l’une des plus anciennes d’Antananarivo et ses banlieues. Inaugurée par Rainilairivony en 1861, elle a gardé quelque uns de ses tout premiers bancs : les fidèles n’aiment pas trop l’idée de muséifier l’église. Malheureusement, seuls les enfants peuvent encore utiliser ces bancs séculaires, parce qu’ils sont étrangement petits. Un genre d’ankalana qui peut être très embarrassant pour les dames en robe. À moins de plier les jambes de côté, ce qui est très fatigant. Encore plus poilant, si un jour vous visitez le palais d’Ambohimanga. Demandez à voir un lit royal : c’est un berceau en futon…Je dirais donc, à la lumière de ces petites anecdotes, qu’il y a eu une progression de 15 à 20 cm sur notre taille. Dieu merci, il nous faudra sûrement encore quelques siècles pour avoir une moyenne nationale de, disons 1,75m ? Je suis heureuse d’être déjà morte à ce moment, il n’est pas question que je chausse du 38.10:40 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : taille, nain, nanisme, insulaire, madagascar