02 juillet 2009
Tahiana Andriananjamanantsoa, la jeunesse qui condamne
Tahiana Andriananjamanantsoa fait partie de la nouvelle crue en politique, étant président de la section Jeunesse du parti Mfm pour la région d’Analamanga, généticien de profession. C’est un jeune qui condamne l’accession au pouvoir d’un autre jeune, Andry Rajoelina : une accession qu’il qualifie de coup d’Etat. « Dans un monde évolué, un putsch n’est pas une pratique admissible. Non seulement le président a été changé mais l’Assemblée nationale qui est composé d’élus a été dissoute. En 2002 et en 2006, il y a eu des élections, et ce sont les résultats de ces élections qui ont été discutés. Ce qui n’est pas le cas, aujourd’hui » selon Tahiana Andriananjamanantsoa. Malgré la présence de ce jeune homme de 35 ans au pouvoir, il reste perplexe sur la place accordée ou prise par la nouvelle génération dans la vie nationale : « Il n’y a pas vraiment de place pour les jeunes, malgré les apparences. La récente conférence de la jeunesse n’a été qu’une opération de séduction au cours de laquelle les uns et les autres essayaient de s’attirer les bonnes grâces des jeunes, en vue des élections. Il n’y a pas eu de résolutions tangibles. Il y aurait dû y avoir des points saillants qui auraient menés vers de vrais débats, au lieu des propositions préparées à l’avance ! » Et Tahiana Andriananjamanantsoa ne croit pas au bien fondé de la théorie du « présidentiable à 35 ans » : « Il faut une certaine expérience et beaucoup de maturité pour être un président ».
Pour ce benjamin de la politique, mais cependant très actif, le retour à la table des négociations est une condition incontournable pour une solution viable à la crise : « Aucune des mouvances ne doit rester intransigeante parce qu’il ne s’agit pas d’affaires personnelles mais d’une affaire d’Etat. A l’évidence, rien ne fonctionne dans le pays, il n’y a aucune transparence ni communication dans les décisions prises et la grogne se fait déjà sentir. Le retour vers les négociations est seul garant d’une issue à la crise. »
Propos recueillis par Mialisoa Randriamampianina, mpizara sira vaingany.
22:13 Ecrit par Mialy dans Jeunesse et Leadership | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mfm, yltp