02 juillet 2009
Les jeunes en politique, une percée difficile, …
À cause ou grâce à la crise, la jeunesse est aujourd’hui admise, ou du moins reconnue comme étant « la » relève. Réclamée et sollicitée de tous bords, la nouvelle génération est appelée à s’engager d’autant plus que la crise qui perdure a changé la donne. La jeunesse se donne les moyens de devenir un élément décideur, mais c’est une percée plutôt ardue. Politique, engagement et leadership, les jeunes parlent des jeunes.
Andry Rajoelina, entre admiration et incertitude
Depuis le retour de l’Indépendance, l’histoire malgache, faite de crise chronique et de tensions latentes, trébuche régulièrement sur une note violente, ou du moins brutale. Chaque conflit politique, directement ou non, met en scène la jeunesse, dans un rôle d’acteur ou de victime. A l’exemple de la crise de 1972, où une manifestation estudiantine, donc de la jeunesse, a donné le ton à une grève nationale qui a ouvert une nouvelle page de notre histoire. Cette année, l’accès d’Andry Rajoelina, 35 ans, au pouvoir ouvre la brèche de la jeune génération dans le monde politique. Mais c’est dans un contexte particulièrement violent et toujours largement dominée par le microcosme de la vieille garde, que la nouvelle crue fait son entrée.
Faiseurs de roi
Le tempérament fonceur et déterminé d’Andry Rajoelina, sa jeunesse et son succès précoce ont toujours joué en sa faveur. Mais s’il a très vite fait ses preuves dans ses domaines de prédilection, la politique ne lui a pas fait de cadeau. Dès janvier, le basculement des revendications de la manifestation qu’il a mené a été aussi un virage en épingle, au regard de certains jeunes. Holimihanta, 32 ans, médecin et mère de famille s’indigne : « J’étais tout à fait d’accord pour manifester contre la fermeture de Viva qui était un abus du régime Ravalomanana, selon moi. Mais une fois que la manifestation s’est affichée comme un ébranlement de l’Etat, je ne me suis plus reconnue dans ce mouvement. » Pour José-Marie, 28 ans, commercial, ce fut un mal pour un bien : « Marc Ravalomanana aurait été indétrônable si on n’avait pas fait cette grève. Je crois que cette crise était inévitable : il a fallu cette intervention d’Andry Rajoelina. Je l’admire pour cela »
Dans le carcan d’un entourage politique composé d’anciennes personnalités, le signal fort qu’aurait dû ou pu donner Andry Rajoelina auprès de la jeunesse, et particulièrement des jeunes intellectuels, bute au mur de « dinosaures » qui l’accompagne. « Il donne l’impression d’être téléguidé par les anciens. Ses décisions et sa position laissent entrevoir l’envergure des conflits de coulisse et l’incapacité de les juguler » juge Rojo, 35 ans, agent de banque et père de famille. Cette collaboration entre le benjamin et les aînés aurait pu symboliser la passation du flambeau entre les générations. « Aurait », car si le jeune président de la HAT a garde quand même un certain crédit auprès de certains jeunes, la génération précédente a largement perdu du terrain. Pour Rindra, 28 ans, juriste : « Ses plus proches collaborateurs sont des personnes qui ont été au pouvoir à un moment ou un autre. Directement ou non, elles ont eu une part de responsabilité dans la pauvreté de Madagascar. Ils avaient échoué et ils sont quand même là. Le fanion n’est pas passé, à mon avis. Les rênes du pouvoir sont bel et bien restées entre les mains des anciens politiciens. »
L’homme d’Etat
Dans le monde des affaires, Andry Rajoelina - organisateur d’évènements, professionnel du showbiz, connaisseur en communication publicitaire, et… ancien Dj – a été à bonne école. Mais c’est un parcours qui n’a pas suffi pour former l’homme d’Etat. La faille est telle que même dans son message politique, Andry Rajoelina laisse un arrière-goût de tâtonnement. Un paradoxe, pour un des plus grands spécialistes de la communication à Madagascar. Hialisoa, 34 ans, entrepreneure et célibataire, parle : « Cela se comprend parce qu’il est jeune. Mais je pense qu’il va s’améliorer dans l’avenir, il s’améliore déjà maintenant ».
Moins indulgente, Rindra reproche : « Il tergiverse, il donne l’impression qu’il n’a pas les moyens d’avancer. Ce peut être vrai, mais il le montre un peu trop. Dans son discours du 26 juin, il avait un air éprouvé, presque suppliant, comme si le poids du monde ployait sur son existence. C’était agaçant. » Pour Rojo, notre agent de banque, la tergiversation a un nom : « Le doute. C’est un jeune homme dans l’incertitude ; il est tiraillé par son entourage, par les exigences des mouvances dans les négociations et surtout, les méthodes de communication sont défaillantes. Par exemple, que fait la haute autorité de transition ? A quoi servent sa quarantaine de membres et qu’ont-ils fait tout ce temps ? Ces zones d’ombre alimentent aussi le doute chez le public. »
Le jeu des médias
Le n°1 de la haute autorité de transition doit une part importante de sa crédibilité à certains médias dont l’analyse politique et les critiques réfléchies, lui sauvent la mise. A l’opposé du « brusque » --- ah, comme je suis diplomate, chers confrères et consoeurs --- revirement de certains journalistes, hier connus pour être les adeptes officiels de Marc Ravalomanana et aujourd’hui signant des pamphlets dithyrambique sur Andry Rajoelina : une épine embarrassante au pied de ce dernier, « car laissant fortement soupçonner l’aspect mercantile des relations avec les médias », selon Holimihanta. ( Tu m'enlèves les mots de la bouche, là lol )
Mais, comble du comble, c’est sa propre station radiophonique qui fut la première à nuire à sa réputation, particulièrement auprès des intellectuels et de la frange instruite, toutes tendances politiques confondues. «C’est vrai qu’il y avait de bons arguments, légitimes et défendables », rappelle la juriste, Rindra, « mais la manière dont ces arguments ont été diffusé au public a été épouvantable. La journaliste partait dans une psychose incompréhensible et les points qui auront pu être sainement discutés sont devenus des arguments de mépris et de haine. C’était très primitif. » Grossière erreur de communication empruntée au prédécesseur, le président Marc Ravalomanana, qui en son temps, s’est aussi approprié le quatrième pouvoir pour en faire un instrument de propagande. «Andry Rajoelina aurait dû voir que cette propagande n’a pas vraiment aidé Marc Ravalomanana. Au lieu de tirer des leçons, il a repris les choses là ou Marc Ravalomanana les a laissées. »
La jeunesse ne se fait donc pas d’illusions : il y a du pain sur la planche. Mais quelles que soient les opinions, tous se rallient à l’avis de José-Marie, commercial : « Andry Rajoelina a le mérite d’avoir démontré aux jeunes que c’est possible d’être un leader à seulement 35 ans." (Glp...)
Propos recueillis par Mialisoa Randriamampianina, qui ne se fait pas trop d'illusions non plus, hein...
21:18 Ecrit par Mialy dans Jeunesse et Leadership | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : andry rajoelina, jeunesse, politique, médias, madagascar, leadership
24 avril 2009
Tellement « nous »
Le faisons-nous exprès ou est-ce une maladresse nationale ? L’accès au pouvoir rend-il amnésique, dédaigneux ou méprisant ? La répression brutale est-elle contestable quant elle est perpétrée par un régime et acceptable, voire recommandée quant elle est commise par un autre pouvoir ? Ces dernières journées n’ont pas brillé par l’innovation, le nouveau pouvoir s’étant largement étendu dans la bête caricature de son prédécesseur. Hier, il réclamait haut et fort une liberté d’expression qu’il vient « subitement » mais sans surprise, de brader à son antonyme le moins honorable: la violence, cet argument des faibles. Ridicule, dirait-on, mais tellement « nous » : n’importe qui, n’importe quoi, n’importe comment.

Il n’y a pas de quoi pavoiser sur la fin de la dictature ou l’avènement de la démocratie : il y a du chemin à faire et il est d’autant plus long qu’on est resté à quai. Car une dictature a été chassée de son trône pour que règne une autre, la sœur siamoise dont la logique est apparemment arrêtée aux frontières du talion. La brutalité de cette crise, les déchirures physiques et morales et le gouffre économique qu’elle a creusé nécessitent que nous ne nous contentions pas d’un règlement de compte ou d’un déballage des concussions et abus d’un régime en particulier. Le prix payé et à payer est trop lourd pour que l’on se satisfasse d’une issue aussi facile. La bonne foi et l’esprit citoyen exigent que nous dénoncions tous les écarts passés et présents pour prévenir ceux, à venir. Tous les écarts, y compris la prise d’un pouvoir par la force, la répression brutale, l’omerta forcée, la manipulation hystérique et irresponsable des médias de propagande, le terrorisme au quotidien, l’incitation à la violence. Cela demande aussi qu’on ne se contente ni du diktat des faits accomplis quels que soient leurs auteurs, ni de la honte d’un État en errance, ni de cette insécurité ambiante. Cela exige enfin que l’on tienne note des leçons de nos erreurs.
Si Andry Rajoelina a pu rassembler une foule, c’est la preuve que l’administration de Marc Ravalomanana est loin d’être irréprochable. Inversement, Ambohijatovo peut mobiliser les opinions parce que la haute autorité de transition n’est pas aussi légitime ni aussi correcte qu’elle le prétend. Et si au-dessus, l’on trouve toujours ces citoyens peu enclins à faire le choix entre la peste et le choléra et qui réclament une solution consensuelle, constitutionnelle, légale et un retour aux négociations, c’est aussi parce que la crise ne peut se solder par ce statu quo. Revenir purement et simplement à la situation antérieure serait illusoire : il y a bien eu une vague de contestation et cela, l’on ne peut l’ignorer. Rester en l’état actuel des choses, c’est souffler sur la braise de la guerre civile et créer une « jurisprudence » bancale. Car cela signifierait alors que c’est de cette façon scandaleuse que l’on prend le pouvoir à Madagascar. Ridicule, mais tellement « nous ».
Mialisoa Randriamampianina
16:35 Ecrit par Mialy dans A dormir debout | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, coup d'etat, andry rajoelina, marc ravalomanana, ambohijatovo, 13 mai, putsch, connerie de pays
19 mars 2009
Ceci n’est pas la victoire
Au milieu de nos ruines commence un travail draconien qui sera notre tâche, à tous, pour les décennies à venir. Cela s’appelle « un engagement » : il est urgent, important et colossal. Le moment n’est ni à la liesse d’une investiture superflue, ni à l’amertume écoeurée des perdants. Il est à la remise en question et au travail. Devant le chemin cahoteux qui nous attend, le « V » victorieux paraît aussi dérisoire qu’insolent. Car, ceci n’est pas la victoire. Le vrai combat ne fait que commencer et il sera dur, il demandera des sacrifices, une abnégation et beaucoup de temps.
La démocratie, ce n’est pas un rosaire que l’on récite sur une place publique comme un mantra creux. On ne se contente pas d’annoncer qu’elle sera désormais « une réalité » quand on n’a pas encore commencé le moindre effort pour cela. Car elle doit se bâtir, elle doit se vivre et chaque jour doit la faire grandir. On ne l’affûte pas avec les armes d’une dictature et cela est vrai autant pour « l’ère Ravalomanana » et ces prédécesseurs que pour cette nouvelle que nous venons d’inaugurer, bon gré, mal gré.
Madagascar est arrivé à un point où certaines erreurs ne peuvent plus se rééditer ; « alterner » le pouvoir au forcing, preuve flagrante d’une démocratie flageolante et hasardeuse ; s’accorder le luxe de mettre l’économie aux abois quand on est soi-même un pays nécessiteux ; s’autoproclamer « porte-parole » de tout un pays quand, finalement, on ne l’est que de son propre camp ; dédaigner l’avis de ses concitoyens pour s’enfermer, obtus, dans sa tour d’ivoire de dirigeant ; administrer le pays comme on gère son entreprise ; et avoir la prétention de se croire infaillible.
Le deal, aujourd’hui, c’est de briser la crise chronique qui occulte les idées pour ne faire valoir que des démonstrations de force. Rassembler sur son sillage tout une foule, comme ce fût le cas en 1991, en 2002 et maintenant en 2009, est une prouesse que très peu pourront espérer réaliser. Mais c’est une prouesse qui ne remplacera pas les vrais débats d’opinions : entrer au pouvoir par la puissance du nombre, ce n’est pas entrer dans l’Histoire par la force des idées.
Au troisième millénaire, nous sommes sensés être un pays évolué qui se nourrit d’échanges citoyens. Nos enfants sont sensés être éduqués pour devenir, demain, des hommes et des femmes responsables qui assument leurs choix, leurs forces autant que leurs faiblesses. Et qui les assument sans mauvaise foi ni vanité, parce qu’ils sauront que certains échecs comme certaines réussites ne peuvent pas être l’œuvre d’une seule personne. Nos électeurs sont censés avoir le droit d’exiger des aspirants au pouvoir qu’ils aient des programmes solides et qui aillent au-delà des traditionnels laïus, usés jusqu’à la trame pour avoir servi d’échelle aux précédents. Nos leaders sont censés dépasser les promesses grandiloquentes sur la place publique, qui n’innovent en rien puisqu’ils se servent des mêmes mots, pour les mêmes idées et au final, les mêmes ratés. Alors non, ceci n’est pas « la » victoire. Ce pays mérite mieux et la tâche commence maintenant.
17:57 Ecrit par Mialy dans Entre chien et loup | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, démocratie
17 mars 2009
Madagascar
Tongasoa ao amin'ny fanjakany i Baroa...

Tsy nahatana ny toky nifanomezany tamin’ireo nifidy azy ny filoha Ravalomanana. Tsy niodina araka izay tokony ho izy ny firenena ary fahotana niaraha-nanao izany. Betsaka ny zavatra tsy nety, tsy azo ekena, tsy azo leferina.
Kanefa…
- Izao ve no « fahafahana » nokatsahana ?
- Izao ve no « fahalalahana » ?
- Tadiavina amin’ny jadona ve ny demokrasia ?
- Fitondran’olom-bitsy ve no nitolomana ?
- Tena olona azo hitokisana ve i Andry Rajoelina ? ( Mba eritrereto tsara ny valin’io fanontaniana io, azafady, ary aza sodoka amin’ny hoe « olo-manga » e, « mahery fo »e, fa izany ihany no nahavoa fito taona lasa izay. Ny adalàna mantsy toy ny hasoavana, zarain’ny natiora samy hanana ny anjarany. )
Kanefa koa…
- Lazaina hatrany fa tokony hevitra no fidiana, fa tsy olona. Fidio ny hevitra izay eken’ny saina fa jereo hatrany anefa ny olona manoloana. Iza izy ? Inona no lalana nodiaviny ? Iza no akaiky azy ? Iza no manolo-tsaina azy ? Fa maninona no izy ? Fa maninona no io no heviny ? Aza jerena an-jambany fa ny adalàna mantsy toy ny hasoavana..etsetra etsetra…
- Aza heverina ho toy ny mesia, mpamonjy sy mpanafaka izay rehetra tonga fa tsy misy izany. Tsy lahasan’andriamanitra kely, na olo-masina ny manompo tanindrazana fa fiezahan’ny olom-pirenena, izaho, ianao, isika. Tadidio izany ary hevero isan’andro fa mora loatra ny miampanga kanefa ny hadisoana dia niaraha-nanao. Ny adalàna mantsy…etsetra etsetra…
- Ny vahoaka no tompon’ny fahefana izay omeny amin’ny alalan’ny latsa-bato fa tsy rombahin’ny lalana (* atsy ambany jereo).Izay olona azonao itokisana sy manan-kevitra matotra no fidio, ary harovy ny safidinao, fantaro izay inoanao ho marina sy mendrika ary isan’andro dia izany no ataovy laharam-pahamehana. Mba tsy hisy olona avy atsy na avy ery hamory vahoaka ka hilaza tena fa "mpitondra ny teninao".
Kanefa ihany…
- Aza variana mihaino habobo sy izay « lainga masina » rehetra. Mora ny mikabary sy manao be am-bava. Tsy misy mora ohatran’ny miteny hoe « Tonga ny fahafahana, tonga ny fanavaozana », ary isao ange hoe impiry tao anatin’ny 40 taona no henonao izany ??? Fa sokafy tsara ny maso dia jereo tsara izay tokony ho jerena. Tsy mifankaiza amin’ny firenena mahantra aty Afrika i Madagasikara : resa-bola no ao ambadiky ny adim-pahefana ao aminy. ( Aza mody kiriko eo ranona a, fa izao ve vao tsapanareo koa izany a ! )
- Tsy ny androany ihany no tena ilana famahana olana. Ny amin’ny ampitso koa, ny amin’ny afaka dimy, folo, roapolo taona koa. Ny marina tsy azo hiodivirana dia mahantra mpitarika i Madagasikara, sarotra hitokisana ny mpanao politika malagasy, mangina ( tsy fidiny ?) na tsy henoina ny avara-pianarana, tsy manao ny asany izay tokony hanao izany, anjorom-bala hatrany ny fiaraha-monim-pirenena ary ambany loatra ny tahan’ny fahavitam-pianarana hany ka ambany dia ambany koa ny ady hevitra ( Aza mihivingivim-paty eo ranona a, fa tsy ‘nareo ve no henoko nihantsihantsy olona ohatran’ny adala a ! Sa ve hoe "famosahan-kevitra"?)
- Hanontany anao, hanontany ahy ny Tantara, ka sao indray hilaza hoe « Tsy izaho fa ianona, tsy izaho fa ianona ». Misafidy : na miasa na matory. Fa tsy matory aman-taonany dia avy eo mody hoe « Efa tenenina foana fa eee ». Taiza izay niteny teo, fa mpiray tsikombakomba daholo ? Ntsss !
Kanefa hatrany…
- Halako re ny fanangaroana tsy am-piheverana ny politika sy ny resa-pivavahana a. Na tamin’ny 2002, na izay nitranga androany dia samy mahatsiravina ahy. Asio mpiandry, asio fanalana devoly e… Ka raha mba asiana ati-doha naninona ?
- Ry dada sy neny, aza avela hanao be di-doha ohatran’i Mialy s’en fout ny zanakao. Tereo hifoha haingana ny olom-banona ao aminy, mba tsy ho fikana jiolahim-boto mirefarefa amin’ny tany toy izao foana no hiveloman’ity firenena ity.
- Manana hadisoam-bevava koa ny mpampiely vaovao. Ilaina, raha izaho no miteny, ny fisian'ny "journalisme engagé". Fa tsy hitako teto izany tao anatin'ny roa volana. Tsy malahelo aho, tsy tezitra akory. Satria fantatro koa fa ny adalàna toy ny hasoavana...etsetra..etsetra...Fa diso aho, diso tanteraka, tsy manana fialan-tsiny na iray aza satria matoa ireny no mitranga dia satria tsy nandray izay tandrifiko aho, sy izay rehetra tokony nanao izany. Ny adalàna, toy ny hasoavana...etsetra..etsetra..
* : Misy zava-dehibe tokony horesahana mikasika ny atao hoe "Fifidianana marina" eto amintsika, raha namaky an'i Père Sylvain Urfer ianareo. Fa, fa, fa, efa be loatra ny resa-be dia andro hafa manohy...Tiako tenenina hoe nisy hadisoana ( hadisoako, hadisoantsika) hatramin'ny 2002 nankaty ka tarazo enti-miaina izany. Fa, fa, fa, hoy aho..Leo be za dia amin'ny manaraka indray.
PS : Tout ce que je raconte est contestable. 'Za tsy mesia, tsy andriamanitra, tsy mitondra ny fahafahana.
22:22 Ecrit par Mialy dans A dormir debout | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : madagascar
08 février 2009
Blog en deuil
Vous l'aurez sans doute lu dans la presse, Antananarivo vient d'essuyer une lourde émeute où plusieurs personnes ont été tuées et blessées. C'était hier. Je m'attendais au pire. Le pire est passé. Et je m'attends toujours au pire.

Bien sûr que j'ai des choses à vous dire. Sans doute maintenant, plus que jamais. Mais je vais prendre le temps de m'en remettre: personne n'est préparée à affronter une telle tragédie. J'ai peur, je suis triste, je suis en colère. Mais par dessus tout, j'ai honte.
Car ce pays, c'est le mien...
21:32 Ecrit par Mialy dans Entre chien et loup | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : antananarivo, madagascar
17 juillet 2008
Nosy Be, l'île de la tentation

Soirée dans un bar-restaurant. À n’en pas douter, la plupart des jeunes filles qui remplissent la salle ont au moins le tiers de l’âge des Vazaha qui les accompagnent. Les gestes sont lascifs, les intentions sans équivoques, mais c’est, pour Nosy Be, un scénario banal, qui est même encouragé par certains : « C’est parce que les filles sont là que le business tourne », plaisante Roberto, malicieux. La trentaine fière, chemise hawaïenne ouverte sur de lourdes chaînes en or, bermuda blanc, Roberto est l’archétype du self made man de Nosy Be. Autodidacte du monde des affaires, Roberto reconnaît que les filles représentent un bon filon. D’ailleurs, son travail est de « trouver de jolies partenaires pour les étrangers ». Rien d’étonnant : le mécénat du sexe est un business juteux à Nosy Be. Et si Robert est satisfait de son travail d’intermédiaire, c’est aussi parce que du côté des jeunes filles comme celui des étrangers, c’est la loi de l’offre et de la demande. Combien touche-t-il par « transaction » ? Notre homme reste discret mais par bribes de conversation téléphonique, on peut comprendre l’ampleur de l’opération : Robert dispose d’un réseau bien tissé et ses services se facturent en euro.
Ailleurs qu’à Nosy Be, on appellera cela proxénétisme et prostitution. Mais ici, la situation est considérée comme une issue pour une jeunesse qui fait face à de conditions d’existence difficiles. « Pour s’en sortir à Nosy Be, il faut un genre de système D qui peut aider à joindre les deux bouts. Les hommes font leurs affaires et les femmes ont les leurs» commente Roberto.
Mais il est plutôt un cas classique car aujourd’hui, avec la révolution technologique, la prostitution atteint une autre sphère. Mario, 25 ans, est au cœur de cette nouvelle dimension. Né à Antsiranana et vivant sur l’île depuis plus de dix ans, il est un Gavroche de Nosy Be. : il connaît tout le monde et tout le monde le connaît. Grâce au web, son réseau de connaissances s’étend outre mer : « Je sais qui va débarquer, où il loge, combien de temps il compte rester et ce qu’il va faire à Nosy Be. Je sais le genre de filles qui lui plaît, l’âge, le teint, les cheveux, le corps…Donc, je cherche pour lui. Parfois, c’est l’histoire d’une soirée ou d’une semaine, mais si la fille prend bien soin de son partenaire, ils se marient ou au moins deviennent un vrai couple. Bien sûr, ils ne m’oublient pas et me donnent une petite récompense. »
Les critères de choix sont de plus en plus rigoureux. Les demandes se focalisent sur les plus jeunes, les relations non protégées sont sollicitées, l’approbation parentale serait un atout. « Je dirais que les 16-17 ans sont les plus appréciées », selon Mario. « Les filles sont alors moins vulnérables face aux infections sexuelles car la plupart des cas, elles en sont à leur première relation sexuelle et peuvent se permettre de se passer du préservatif. Elles se contentent d’une bonne contraception. » Mario a tout faux. Mais malheureusement, cette idée fait tâche d’huile et devient une source d’inquiétude pour les médecins. Estelle Moanazara, responsable de la santé de la reproduction de l’hôpital de Nosy Be explique : « Généralement, les contraceptifs sont bien connus dans l’île mais les jeunes sont les plus réticents à les utiliser. On a beaucoup de mal à les sensibiliser, à les amener à se prémunir des grossesses non désirées. De plus, notre site dédié à la santé de la reproduction des adolescents n’est pas fonctionnel. »
Le sentiment d’invulnérabilité face aux IST et au sida est très présent chez les jeunes filles et cette idée reçue les amène à perdre totalement le contrôle de leur sexualité : c’est la mise aux enchères ! « Plus le vazaha paie, plus la fille se lâche », d’après Mario. « Elle ira aussi loin que l’argent le lui permettra d’aller. Si la fille prouve qu’elle mérite son cachet, sa réputation est faite, elle est la favorite ! ». Conséquence : Nosy Be est exposé aux IST avec 5,7% de ses jeunes ayant contracté la syphilis contre 3,8% dans l’ensemble de l’île, d’après les estimations du ministère de la Santé.
Paradoxalement, la contraction d’une IST est loin de rebuter les candidates. « Bien sûr, une fois victimes, elles se protègent. Mais elles ont une étiquette qu’elles ne cachent pas : avoir une IST, c’est donner la preuve de jusqu’où elles peuvent aller… »
17:37 Ecrit par Mialy dans Entre chien et loup | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : nosy be, madagascar, tourisme sexuel, ist
10 mars 2008
Nanisme insulaire
Il y a une explication. En 2007, je me souviens d’avoir écrit un article où il était question des travaux de quelques chercheurs britanniques sur le phénomène du « nanisme insulaire ». C’est à partir des primates de Madagascar que ces scientifiques ont basé leurs recherches en tentant d’éclaircir le mystère de la petite taille des peuples insulaires. La mer, rempart frontalier plutôt coriace, a largement limité les migrations si bien que les occasions « d’améliorer » la race ont été assez réduites. L’alimentation et le mode de vie en général dans les régions enclavées conditionneraient le développement physique. Ce serait, entre autres, la raison de notre "nanisme" national.
Ce qui est très bien, à mon avis. J’aime beaucoup les grandes filles mais je suis une orientale : je préfère les petites, les menues, celles que les hommes peuvent regarder sans jamais devoir se demander s’ils devront porter des talonnettes, celles dont ils peuvent tenir les mains enfermées dans leurs poignées et celles qu’ils peuvent appeler « Piso » ( châton) sans se demander tout bas si « girafon » ne serait pas plus approprié. D’ailleurs, et fort heureusement, nos canons de beauté n’ont rien à voir avec ceux que l’on voit en Occident.
Les femmes de leur côté ne font généralement pas trop de fixette sur la taille de leurs partenaires. J’imagine que quand on mesure 1,50m, on peut difficilement trouver plus petit que soi. Mais une chose est sûre, les grands garçons l’emporteront toujours sur les petits. C'est une question très physique voire sensuelle : être une fée clochette dans les bras d’un géant, c’est une expérience à vivre (mmmmhhhhh). Quoi que, une fée clochette dans les bras d’un schtroumpf, c’est très sympathique aussi.
Mais bien sûr, notre taille a évolué. Pour vous dire. Ma paroisse ( où je vais une fois l’an et un dimanche au pif, mais
c’est un autre débat ), est l’une des plus anciennes d’Antananarivo et ses banlieues. Inaugurée par Rainilairivony en 1861, elle a gardé quelque uns de ses tout premiers bancs : les fidèles n’aiment pas trop l’idée de muséifier l’église. Malheureusement, seuls les enfants peuvent encore utiliser ces bancs séculaires, parce qu’ils sont étrangement petits. Un genre d’ankalana qui peut être très embarrassant pour les dames en robe. À moins de plier les jambes de côté, ce qui est très fatigant. Encore plus poilant, si un jour vous visitez le palais d’Ambohimanga. Demandez à voir un lit royal : c’est un berceau en futon…Je dirais donc, à la lumière de ces petites anecdotes, qu’il y a eu une progression de 15 à 20 cm sur notre taille. Dieu merci, il nous faudra sûrement encore quelques siècles pour avoir une moyenne nationale de, disons 1,75m ? Je suis heureuse d’être déjà morte à ce moment, il n’est pas question que je chausse du 38.10:40 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : taille, nain, nanisme, insulaire, madagascar
02 mars 2008
Syndicats et réseau des travailleurs
engagées dans le mouvement syndical ou dans des activités sociales et citoyennes. Les membres du réseau bénéficieront d’une formation d’un an. Ce programme se veut être un nouveau souffle pour le syndicalisme malgache mais aussi et surtout une remise en question des mécanismes liés au travail et au monde des travailleurs. Explications du Dr Hanta Andrianasy, responsable de ce nouveau programme au sein de la FES.• La FES et les syndicats lancent cette année le premier réseau des travailleurs. Pourquoi ?
- Dr Hanta Andrianasy : La FES a déjà mis au point le Youth Leadership Training Program (YLTP) qui en est à sa quatrième édition cette année. Cependant, les critères de sélection pour participer à cette formation destinée aux jeunes leaders sont assez durs et demandent un certain niveau. Ce sont des critères qui excluent les ouvriers, par exemple, et pourtant ceux-ci sont une véritable force motrice du monde du travail. Nous avons donc élaboré le réseau des jeunes travailleurs pour promouvoir les travailleurs et des syndicalistes et renforcer leur capacité. Bien évidemment, le réseau sera plus tourné vers le monde du travail, cependant on y parlera de thèmes d’actualité comme l’énergie, le développement, l’égalité des genres, mais avec une dimension sociale de manière à percevoir les atouts et les faiblesses du monde du travail.
• Qu’est-ce qui handicape le mouvement des travailleurs malgaches actuellement ?
- Le phénomène de la dérèglementation, d’abord. Maintenant avec la mondialisation, on voit un laisser aller sur l’application des lois et des normes, une tendance à simplifier les choses, à préférer un code de conduite, un minimum simplifié plutôt que d’avoir recours aux textes légaux. Ce qui handicape fortement les travailleurs. Ensuite, la mise à jour des compétences qui est assez lente. Pour lutter contre la pauvreté, Madagascar doit s’appuyer sur ses travailleurs. Or certains secteurs porteurs comme la télécommunication par exemple évoluent rapidement. Celle-ci, après sa modernisation, sa privatisation et sa libéralisation, se tourne vers des ressources humaines plus jeunes et plus compétentes. Mais souvent les postulants n’ont pas été assez bien formés pour cela. Enfin, il manque surtout au mouvement des travailleurs cette alliance entre les syndicats et la société civile, à travers la coopération avec les experts, les juristes par exemple. Une collaboration qui, à coup sûr, apportera un bon argumentaire et bon plaidoyer en faveur des travailleurs.
• De quelle façon ce réseau des jeunes travailleurs comblera-t-il ces lacunes ?
- Trois entités constituent les partenaires sociaux : les travailleurs, les employeurs et l’Etat. Tous trois sont représentés dans le conseil national du travail. Donc, le réseau agira comme un lien du mouvement des travailleurs avec ces décideurs et avec le Parlement qui propose et vote les lois. Bien sûr, cela prendra certainement du temps mais les choses iront dans ce sens car tout mouvement syndical doit avoir nécessairement une ouverture au Parlement et aux décideurs, sinon il n’a aucune issue. C’est certainement un nouveau souffle pour le syndicalisme et d’ailleurs le seul moyen d’éviter la désyndicalisation, c’est de faire en sorte que le renouveau vienne des travailleurs. Ainsi, nous souhaitons surtout contribuer à l’émergence de nouvelles générations de leaders syndicaux, hommes et femmes, préparés à mener à bien un dialogue social et politique.
• Comment ce réseau appuiera-t-il la promotion des femmes dans le mouvement syndical ?
- La sélection des membres de ce réseau ne suivra pas un quota prédéfini mais elle aura une sensibilité au genre. Les femmes représentent 50% de la population active malgache. Seulement, beaucoup d’entre elles sont du secteur informel. Ce qui rend la sensibilisation plus fastidieuse, car ces femmes bien que nombreuses sont invisibles. Une bonne partie d’entre elles travaillent aussi dans les zones franches mais ces dernières, bien que conscientes de leur potentiel, sont aussi peu disponibles pour appuyer le mouvement syndical. En effet, ce sont généralement des mères de famille qui doivent s’occuper de leur foyer et des besoins quotidiens de leur famille ; cela prend du temps, de l’énergie et de l’argent. L’un des grands défis des syndicats, c’est aussi de considérer la problématique du genre. Il faut comprendre que même en milieu syndical, la place de la femme est encore dictée par des idées reçues qui font par exemple que la femme soit la secrétaire et l’homme, le président. Mais les leaders féminins sont là, mais disons que l’absence de démocratie interne dans les syndicats les met sur la touche.
•C’est donc aussi une remise en question des problèmes internes du syndicat malgache ?
- En effet. On croit à tort que seules « les grosses voix » et les « poings sur la table » sont capables de négocier. Or, les femmes ont une très forte capacité à négocier parce qu’elles savent parler de détails qui touchent les employeurs et cela, les leaders syndicaux doivent l’admettre. Dans le monde du travail, la solidarité est une force mais le vrai talent, c’est la négociation. Et les femmes ont ce talent. Le réseau sera donc également une manière de rétablir le juste équilibre qui remettra le mouvement syndical dans un contexte plus démocratique. Il y a déjà une grande remise en question, dans la mesure où les syndicats sont un peu plus engagés sur la question du genre, mais il y a du chemin à faire. Enfin, le problème de la relève syndicale se pose aussi, entre les jeunes membres et les plus âgés. Le dialogue n’est pas facile, les uns et les autres ayant des vues différentes sur les stratégies à mener. Ce dialogue, nous voulons aussi le rétablir et faire en sorte qu’il ait une cohérence entre les membres des syndicats.
Propos recueillis par Mialisoa Randriamampianina.
08:11 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : friedrich ebert stiftung, hanta andrianasy, rÉseau travailleurs, syndicats, madagascar
19 février 2008
Ampitapitao!!!
L'autorité pour la protection contres les inondations de la plaine d'Antananarivo (Apipa) a annoncé un "danger déclaré dans la plaine d'Antananarivo pour les rivières Ikopa, Sisaony et Mamba." En malgache, c'est le "loza mihatra!". Je vous mets un diapo des photos sur Tanà, je n'ai pas encore de nouvelles des régions mais pour sûr, je vous montrerai dès que. Et après, ma séance d'ampitapitao. Jinkelinjinkelinjinkelin ( jingle io)
Antananarivo- Lorsque l'Apipa annonce que le danger est déclaré, cela veut dire que les cotes d'alerte sont atteintes à Anosizato (pour Ikopa), à Bevomanga ( pour Sisaony) et à Ambohidroa ( pour Mamba). Les quartiers situés en basse altitude et à proximité des rivières sont inondés ( Anosizato, Ampitatafika, Ankasina, Andranoambo, Tanjombato). Mais les hauteurs de la capitale sont encore au sec tant que l'Apipa ne demande pas que toutes les pompes de draînage soient activées. Depuis aujourd'hui cependant, l'une des trois stations de pompage est déjà opérationnelle pour "draîner" le lac d’Andriantany. Interviewé dans la journée, Philippe Rateloson, le DG de l'Apipa a précisé que le "danger déclaré persiste sur la plaine d'Antananarivo jusqu’à ce que les pluies cessent de tomber."
La crue ne cessera pas dans les 12 prochains jours. Rateloson précise qu'il sera "difficile de réparer les digues tant que la pression des eaux en provenance d’Andramasina et Antelomita qui se déversent sur la rive gauche de l’Ikopa ne baissera pas. " Si vous voulez mon avis, l'Apipa n'est peut-être pas aussi fiable que ça. Intérrogée par les journalistes volà deux ou trois mois sur les questions cruciales à chaque saison de pluies, ( c'est-à-dire : Ou en est exactement la protection de la plaine? Oui ou non, serons-nous protégés de l'inondation? Quels travaux faire dans l'immédiat et quels travaux dans le long terme? ) l'Apipa affiche toujours un optimisme certain. Et à chaque fois...
La majorité des sinistrés sont d'Antananarivo. Sur un peu moins de 10.400 sans abri et sinistrés, plus de 8.600 sont tananariviens, dont la majorité se trouvent dans l'Atsimondrano.
Ste Marie- les neuf personnes ensevelies dans les décombres de l'hôtel Antsara sont saines et sauves. Un grand ouf de soulagement donc. Malheureusement, Ste Marie affiche 700 sans-abri. Toutes les écoles, accueillant un peu moins de 3.000 enfants, ont été détruites.
Toamasina- Le président Ravalomanana s'est rendu à Toamasina, aujourd'hui. En treillis, avec bottes et tout l'attirail militaire, en passant. Un milliard d'ariary a été accordé par le chef de l'Etat aux sinistrés du Grand Port, outre les vivres et médicaments et autres enveloppes destinées à réhabiliter des établissements scolaires. Ravalomanana est attendu à Fénérive Est aujourd'hui. Dans cette région d'Analanjirofo, quelques 270 sinistrés ont été recensés. ( Tous les chiffres sont ceux du BNRGC)
Routes nationales- La RN2 reste impraticable. Le transbordement se fait à Brickaville. C'est aussi le cas de la RN4 ( Antananarivo-Mahajanga) qui, depuis ce matin est inondée. La RN7 est coupée à l'entrée d'Ambositra, un pont Bailey a cédé face au torrent toujours sur cette axe. Enfin, la station thermale de Ranomafana est inaccessible depuis lundi, toutes les voies sont submergées par les eaux.
Voilà ou nous en sommes, ce 19 février.
19:00 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, cyclone
18 février 2008
Bulletin météorologique
Ivan ( le terrible?) est entré en terre malgache dimanche matin, par le nord-est, via Ste Marie. C'est un début de saison plutôt inquiétant, quatre autres cyclones sont attendus jusqu'à ce que la période des pluies ne s'achève, comme l'annonce la station météorologique d'Ampasapito.11:15 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, cyclone, mÉtÉo, apipa, ivan