16 mars 2008
La Passion selon St-Mathieu
Assurément, j'ai entendu mieux. Assurément, vous avez entendu mieux. Qu'y a-t-il de mieux que la musique classique? Le silence, pour commencer lol. Mais quoi qu'il en soit, et je n'ai jamais pensé pouvoir le dire un jour, mais...j'apprécie vraiment. Pas sûre de vouloir écouter de la musique classique dès le lever, mais j'apprécie. Il y a eu quelque déception comme le 1er mars en écoutant la soprano Holy Razafindrazaka et la pianiste Valérie Raveloson à la paroisse internationale d'Andohalo qui se sont évertuées à me donner l'idée d'un opéra balai dans le cul et mal sapée. Mais je ne suis pas une fine oreille, il se peut que je me trompe. :)))) Voici la Passion selon St-Mathieu selon moi.
La belle abside de la cathédrale anglicane Saint-Laurent d’Ambohimanoro Andohalo a été hier le décor d’un concert unique : la Passion selon Saint Mathieu de Johann Sebastian Bach. L’orchestre et chœur philharmoniques d’Antananarivo Analamanga (Ocpaa) et le chœur artistique et spirituel de Tananarive (Cast) qui fête ses cinq ans, ont donné vie à ce récital sous la houlette de Lala Andriantsoa, chef de chœur, et Eric Rasamimanana, chef d’orchestre. La dimension dramatique suscite une certaine solennité, encore plus impressionnante avec sa traduction malgache signée Lucien Randrianarivelo. La Passion est avant tout un texte mis en musique, qui relate la condamnation de Jésus tirée des chapitres 26 et 27 de l’évangile selon Mathieu. L’écoute est assez fastidieuse pour qui découvre cette œuvre, mais l’émotion était au rendez-vous. Durant deux heures et demie, les 32 musiciens et les 54 choristes ont offert un spectacle de son et de chœur émouvant, retentissant dans la nef de l’église devant un public venu en nombre. L’œuvre célèbre la compassion, la passion pour l'autre, et l'abandon à la douleur. Jouée pour la première fois en 1729 en l'église St-Thomas de Leipzig, la Passion est l’alliance savamment orchestrée de la sobriété et de la puissance : un récit psalmodié d’une seule voix, des parties expressives attribuées aux solistes et aux chœurs. « Réaliser ce concert est un travail titanesque. Les heures de répétition ont été ardues à cause de l’importance de l’œuvre, mais aussi du nombre de personnes qu’il faut mobiliser pour la mener à bien. Le défi est d'autant plus grand que la Passion a été exécutée pour la dernière fois en 1974 », confie Lala Andriantsoa, après l’ovation du public.. Une exécution réussie dans son ensemble mais véritablement ardue pour ceux (moi donc) à qui se révèlent la musique classique en général et le génie de Bach en particulier. Mais cette rencontre entre les non-initiés et la musique « savante » est également l’objectif de cette représentation. En effet, l’Ocpaa semble s’atteler à une mission qui trouve écho : ouvrir les portes de la musique classique au grand public. Car longtemps enfermé dans le carcan d’un art élitiste, le classique reste peu connu au pays. Tout en faisant découvrir ces grands piliers qu’est par exemple Bach, le petit cercle des passionnés lance aussi de prometteurs compositeurs malgaches. Une manière de retrouver ses lettres de noblesse tout en devenant accessible à tous.
ôrera bé lé sary fa tsy haiko tsara tsony lé fika tsy mapa flou an'lé izy.
20:24 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : orchestre, choeur, philharmoniques, artistique, spirituel, antananarivo, analamanga