07 octobre 2007
Lis, si ça te dit...
Tsy mamaky boky, « hono », ny Gasy. Ce constat, on l’affirme généralement, d’une manière aussi dédaigneuse que possible pour mieux culpabiliser ces « déserteurs de la culture » qui préfèrent leur néant aux Immortels… Evidemment quand on vit dans un pays où le taux d’alphabétisation est assez bas, les rats de bibliothèque passent pour des élites. Alors si vous êtes comme moi, que vos lectures relèvent parfois du caprice, allant de la boulimie au désert total, si vous parvenez à lire tout un bouquin sans rien comprendre, si vous avez envie de lire les mêmes trucs à chaque fois, ou pire, vous ne finissez pas la lecture..., voici pour vous les droits du lecteur comme l'écrit Daniel Pennac dans « Comme un roman ». Parce que "le verbe lire ne supporte pas l’impératif » et parce que "les livres n’ont pas été écrits pour que mon fils, ma fille, la jeunesse les commentent, mais pour que, si leur cœur leur en dit, ils les lisent »
Le qu’en dira-t-on ou Les droits imprescriptibles du lecteur
Le droit de ne pas lire
Le droit de sauter des pages
Le droit de ne pas finir un livre
Le droit de relire
Le droit de lire n’importe quoi
Le droit au bovarysme
Le droit de lire n’importe où
Le droit de grappiller
Le droit de lire à haute voix
Le droit de nous taire

23:42 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : DANIEL PENNAC