07 octobre 2009

Petite...

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10:45 Ecrit par Mialy dans Manchette | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

06 octobre 2009

Les déesses des dieux

Les louves de la meute

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La marée humaine gravissait comme un seul homme le flanc de la Haute ville, vers le palais. C’est le flot de toutes les colères, de toutes les déceptions, de toutes les désillusions. Une marée de têtes noires, de mains noires, de bouches noires. Dans la chaleur moite de février, les sueurs se mêlent aux larmes, ce sont les eaux tumultueuses des âmes en peine, l’instinct de combat qui s’éveille de part en part.

Le temps flotte. Un battement.


La vieille ouvre les yeux et me fixe, intensément. Ses yeux gris brillent d’une lueur imprécise. Je vois chaque pulsation de son cœur, emportée par une veine turbulente, sillonnant le long de son coup blanc. Entend-t-elle ce vacarme violent qui s’empare de la ville ? Sent-elle ce danger qui louvoie dans nos murs ?


- La foule… me souffle-t-elle et sa voix perce à peine le tumulte qui s’élève des hauteurs de la vieille cité. Je me précipite à la fenêtre mais elle me rattrapa prestement, sa petite main m’empoignant fermement le bras. Je fais volte-face, ses yeux étincellent.
- La foule…reprend-t-elle. Ils vont tirer. Tirer, tu entends ? Et son murmure était le crépitement d’une braise qui bientôt allait enflammer la forêt. Ils vont tirer sur la foule.

 

Le temps s’arrête. Un battement.


Une rafale. Des hurlements. De rage. De douleur. De haine. De mort. Un geyser de sang éclabousse l’avenue, tandis que les corps s’abattent sans résistance. Une autre rafale. D’autres hurlements. La marée noire se disperse, aspergée d’une volée meurtrière. L’odeur de brûlé empoigne la gorge. Un instant, une seconde. Un battement.


Je fixe la vieille. La vieille me fixe. Nous sommes sur les deux rives du temps, entre nous jaillit la marée humaine. Ses ongles s’enfoncent dans ma chaire et j'ai su, dans ce subit flux de haine, que la vieille savait. Clairement, dans son regard, je lis l’effroi de ceux qui détiennent la vérité. C’est une confession qu’elle me fait malgré elle. Soudain, elle baisse les yeux, blême. Soudain, elle a su que je savais. A cet instant, nous étions deux femmes, louves de la meute, puissantes et colossales.


Le temps s’envole. Un battement.


La vieille lâcha son emprise, mon bras saignait. Ma respiration s’arrête brusquement, un silence lourd me happe le cerveau tandis que les pièces du puzzle se mettent en place. La fresque se dessine très nettement…


Des voix précédèrent aux pas, escaladant les marches de l’étage. Ulysse apparut à la porte.
- Le président vous demande, madame…
Le carillon du téléphone retentit.  Ulysse décrocha. Un grésillement. Une voix.
- Le jeune homme vous demande, madame…

Le temps, un battement…

A suivre…

20:32 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : roman

29 septembre 2009

Re

Le blog a été fermé pendant un temps, le revoici donc, rouvert et lisible. Que s’est-il passé, ces dernières semaines ?


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- J’ai vu la mort frapper les miens quatre fois d’affilée. Au quatrième décès, on est devenu des experts en matière mortuaire : faires-parts, démarches administratives, choix et prix de linceul. Burial planner ?!!! Je viens d’une famille assez bon enfant, on finit toujours par rire de nos malheurs, c’est de race.
- Je me suis fait cambrioler par un imbécile, me soustrayant un appareil photo très joli pendant que j’étais sortie. Je suis verte de colère. Mais quelle nuit j’avais passé dehors…
- J’ai passé un après-midi à faire du sport. Hihihi, quelle idée e ?
- J’ai eu maille à partir avec le ministère des Affaires étrangères à cause d’un article critiquant le fameux discours plagié de Rajoelina à New York. Je ne désavouerai certainement pas mon article, les rédacteurs n’avaient qu’à bien faire leur travail. 
- Je mange trois fois par jour. C’est une transformation dans ma gastronomie personnelle, croyez-le ou non.
- La HAT a essuyé un revers à la 64e assemblée de l’Onu. Je ne peux que faire un constat et hausser les épaules. Ils devraient sérieusement revoir leur stratégie, le fourvoiement, ce n’est pas très sain.
- J’ai appris à tisser de la laine de mouton.
- Je suis perplexe. Dois-je « estimer » la HAT, sous prétexte qu’elle a détrôné Ravalomanana ? Les équations forcées ne sont pas mon rayon.
- Je vis dans un appartement bien rangé et meublé. C’est une révolution dans ma vie. Je me sens…civilisée.
- J’ai écris un livret sur "les nouveaux défis de la sécurité et de la défense" ou comment gérer les militaires. Qui sera disponible très bientôt… Bizarre e ?
- Je suis taxée de "mankahala HAT". :) Vous m'en direz tant. Ravalomanana est toujours à Ambohitsorohitra, il s’appelle juste Rajoelina. Sous l’un et sous l’autre, on est dans la merde.
- Il faudrait, me dit-on, un peu de « pragmatisme » et de « réalisme » pour une « bonne lecture de la situation ». Les intellectuels de salon ont de ces mots… Ce sont toujours les plus immobiles qui vous réclament une «mobilité », demandez-leur de prendre part, ils vous diront : « Mpanohana aho kah,
je mobilise dans mon petit cercle », soit quatre pelés et un tondu.
- J’ai retrouvé ma meilleure amie après l’avoir perdue de vue pendant dix ans et…elle est…mariée ! J’ai raté son plus beau jour…
- J’ai fêté mes 28 ans. Le temps avance vite.
- Je suis revenue à l’église, après cinq ans de boycott. Vous n’avez pas envie de connaître l’histoire, croyez-moi.
- Je suis toujours curieuse de découvrir ces célèbres différences entre le régime Rajoelina et le régime Ravalomanana.
- J’ai acheté un chien.
- J’ai assisté à la saillie d’une vache. C’est un spectacle ahurissant, je ne pense pas que le coït bovin puisse être orgasmique. C’est d’une violence…
- L’homme que j’aime est un crétin. Je suis à la désolation de l’admettre.
- Je suis « en manque d’eau ». Les paumes de mes mains sont rêches. Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ?
- Je sais faire une recette de cuisine à base de poulet.
- J’ai des fleurs dans mon jardinet. Car j’ai un jardinet, désormais.
- Je suis devenue le genre de fille que je n’aime pas. Je corrige l’erreur.
- J’ai commencé un régime, j’ai lâché mon régime, repris mon régime et relâché mon régime.
- J’ai réalisé des émissions sur…l’élevage de vaches laitières. La traite du lait, la culture fourragère, le cycle des vaccins, l’insémination artificielle…etc.
- J’ai un amoureux. Hihihi, je voulais juste vous faire marcher !
- Je suis partie à Bonn. J’ai visité la maison de Beethoven, traversé le Rhin, bu de la bière et mangé des saucisses.
- J’ai déprimé. Au bout de trois semaines, ça ne m’a plus amusée.

- Et je ne suis pas enceinte. Olona efa ho 10 angamba no nanontany na nanao allusion an'izany... Te hamaly a hoe "ié" fa lainga sarotra afenina be ilay izy. Donc non. :)))

Voilà, mon re.