11 novembre 2009

Etonnez-nous !

Qu’ils satisfassent ou qu’ils déçoivent, les accords sont les accords. Par le principe de la parole donnée, les hommes d’honneur sont redevables devant les citoyens. La mauvaise gestion de la crise et la transition bancale devraient en principe s’achever ici et laisser place, enfin, à une transition intelligente et responsable. Nous ne serons jamais à l’abri ni des malentendus et interprétations extrémistes, ni des mêlées acharnées pour un siège doré, mais il appartient désormais aux signataires de défendre ce qu’ils ont approuvé.

Puisque les mouvances se sont mises d’accord et puisque, pour arriver à cela, elles disent avoir fait des sacrifices ; puisqu’elles approuvent le contenu de ces accords et qu’elles se disent prêtes à les respecter…eh bien, maintenant, qu’elles tiennent parole.

Ayant toutes été intimement responsables du chaos national, cette année comme ces dernières décennies, aucune d’elles ne peut aujourd’hui se targuer de représenter à elle seule l’unité et encore moins, l’avenir d’une nation. Elles ont, individuellement ou ensemble, de lourdes implications dans la violence et les pertes provoquées, avant, pendant et après la crise.

Evidemment, tôt ou tard, cette crise devait avoir lieu : les signes avant-coureurs étaient là, visibles à l’œil nu, insolents comme de mauvais gosses. Cette crise était inéluctable même s’il aurait été plus sensé de l’avoir menée honorablement : après tout, ce n’est pas parce que d’autres ont fait preuve d’un coup bas en 2002 qu’il fallait absolument se déniveler. De même, que d’autres se soient octroyé la dictature n’oblige pas d’en cultiver les rémanences : c’est la meilleure façon de souffler sur la bronca. Ce qui, comme la crise vient de nous le prouver, est un danger inutile quand on n’a ni les moyens, ni les arguments pour y faire face.

L’avènement de cette Transition est l’occasion pour chacune de ces mouvances de se faire amende honorable, à défaut de se refaire une virginité politique. Il est clair que la cohabitation ne sera pas aisée. D’ailleurs, les divergences d’opinions se feront toujours ressentir. Et c’est bon, c’est même excellent : l’unilatéral et la pensée unique irritent la démocratie. Mais le deal de cette Transition est d’arriver à incarner, malgré ces divergences et même au travers de celles-ci, l’unité et la cohésion. Ce sera le dernier défi de la crise et le premier de la Transition.

 

Etonnez-nous, pour une fois. Laissez-nous vous admirer, donnez-nous la chance d’apprécier la hauteur de vos débats et la qualité de vos programmes. Etonnez-nous, simples citoyens, surprenez-nous donc : faites (enfin) de la politique !

 

 

Mialisoa Randriamampianina

10 novembre 2009

Colette aux seins blancs

nue.jpg

De la blancheur de vos seins naissants, mademoiselle

J'entrevois les promesses d'une amante sensuelle

Je ne suis pas homme, pour vous posséder.

Je suis femme et vous me posséderez.

 


Bien à toi, Egon...

embrace.jpg