25 février 2009

'Zay tianareo ranona a!

« Maika sady manan-danja. Manan-danja fa tsy maika. Maika fa tsy manan-danja. Sady tsy maika, no tsy manan-danja ». Toy izany no fisokajian’ireo manana andraikitra sy mpifehy raharaha ny laharam-pahamehany. Fomba tsotra, mora atao ary mitondra vokany. Kanefa tsy voatery arahana foana. Ohatra fotsiny, ao anatin’ity tany malemin’ny krizy ity, dia tsy dia mampiraika firy izany fomba fisaina izany. Satria angamba, rehefa tojo toe-javatra toy izao, dia ny fieboeboana, ny fampandriana adrisa na koa ny tahotra ( izany ve ???) no ambony noho ny laharam-pahamehana rehetra.

Raha tsy tonga nanatrika ny fifampiresahana eo aminy sy Andry Rajoelina ny filoha Ravalomanana, izany ve tsy midika fa sady « tsy maika no tsy manan-danja » ho azy ny dinika ? Sa kosa tetikady politika avo lenta izay tsy ho tratry ny sainay olombelona ny azy ? Fa ny vokany aloha dia iray ihany : tapaka ny resaka, ary tsy ahitam-baliny ireo fanontaniana lehibe. Ntsss…

Sady mahavariana no mampieritreritra ( maha ratsy loha mantsy e) ny fikorosofahan’ny tantara. Rehefa nandia fitokonana tao anaty herinandro maro, rehefa nisedra herisetra sy vono olona tsy roa aman-tany, dia izao indray fa tojo olana goavana sy mampatahotra. Kanefa…mety misy angamba any ho any « olon-kafa » mahita rirany amin’izao toe-javatra izao ? Ahoana moa no inoako fa tsy hisy ao ambadika ao tombotsoa tena manokana ary tsy maintsy arovana ( tsy maintsy arovany) matoa mahasahy mifono lamba mena ? Mety tsy tokony hipetraka izany fanahiako izany, enga anie. Kanefa apetrako ihany satria raha ny fivadihan’ny tantara sy ny zava-dratsy niseho tao anatin’ny herinandro vitsivitsy, dia azoko antoka koa fa tsy dia misy intsony ny finiavana hanatsara zavatra…

Eny e, hilaza koa angamba ny mpiara-dalàna amin’ny filoha Ravalomanana fa tena nisy ny « antony tsy afa-nihoarana » ka nahatonga azy tsy hanatrika ny dinika. Ary enga anie ho azy ireo, raha mbola tiany koa ny hihazonany ny ambim-pitokisana hany sisa voatanany, ka tena goavam-be izany antony izany. Lehibe mihoatra lavitra noho ny hoavin’ny firenena, noho ny fandriampahalemana, noho ny fiahiana ny olona sy ny fananany, ary ambony noho ny haja aman-kasin’ny tanindrazana izay efa milaza ho mpandala fihavanana. Raha tsy izany dia fanaovana tsinontsinona sy bodongerina ihany izany.

Izahay moa ve, izahay mpanonofy, mpanantena volamena, tsy hino foana ihany fa mbola afa-mitsangana amin’ny alalan’ny hevitry ny olony ity firenenay ity. Izahay ve tsy mbola hino fa hisy ihany, indray andro any, fanjakana tsy voahozongozona fahatany Izahay koa ve tsy hino fa misy ny lalàna mifehy antsika rehetra na, maninona moa, misy ny fomba madio handaminana ny fifanorehana. Ary na dia izao aza, dia mbola tsy manan-ko lazaina ankoatran’ny antso ho an’ny fahatoniana sy ny fifanantonana izahay. Kanefa indrisy fa na dia izany fotsiny aza, dia toa tsy ho vita akory. Ka dia akory moa, fa …izay tianareo ranona a... ( leo sady Ssp koa za fa zay zany ;)))

 

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14 février 2009

Bonne St Valentin!!!

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Héhéhéhéhéhéhéhéhéhé!!! Noooooooooooon, il n'y aucun message subliminal. :))) Ahhhh. Je ris de ma bétise...

12 février 2009

Bris de silence

Ce qui suit est paru dans "Les Nouvelles" le 18.10.08, au plus fort de l'Obamania. Au regard des ennuis que nous avons aujourd'hui, c'est peut-être un édito prémonitoire? Extrait.

"...Ce fut en tout cas une campagne ( électorale ) superbement pêchue, succulente d’insolence et tapageuse à souhait : seul le silence aurait été encombrant. Exactement ce qu’à Madagascar, nous n’aurons pas avant longtemps. Le contexte de la campagne a sans doute exacerbé les jugements, mais il est clair que l’Amérique n’est pas aphasique. Il y a aussi tout un antipode de tempéraments entre District de Columbia (DC) et Antananarivo : l’un est nerveux, démonstratif et même spectaculaire, l’autre tranquille, réservé, un peu comateux. Car DC est pionnier, Antananarivo, insulaire. Mais si autant d’implication individuelle et collective dans la vie nationale nous est encore impossible ou impensable, c’est aussi le fruit de nos décennies de désistement. L’Opposition est taxée de fragilité, le pouvoir est étiqueté de dictateur : c’est là, assez d’arbres pour cacher la forêt de nos désengagements de citoyens. Après tout, si une démocratie aussi bancale peut exister, c’est que le silence est assez assourdissant pour la couvrir.

Et viendra un temps rude où le «sarom-bilany» voudra exploser au cœur d’une marée humaine, place du 13 mai. Les espoirs évanouis et les colères refoulées seront catapultés d’un coup, au nom de tous les idéaux et avec assez de violence pour venger l’omerta volontaire. La fuite de nos engagements d’aujourd’hui voudrait excuser, demain, que l’on fasse sauter bruyamment le bâillon qu’on s’est gentiment accordé. Et on appellera cela la démocratie…

S’il y a une leçon à tirer de cette campagne américaine, ce serait celle des prises de positions de l’homme de la rue : qu’elles soient justes, qu’elles soient osées, qu’elles soient insolentes mais qu’elles soient. Des positions qui ne seront plus seulement celles d’une Opposition qui roule cahin-caha ni celles d’une mouvance séide, mais celles d’un citoyen, d’une société civile et surtout d’une jeunesse. C’est une utopie qui fera des vieux os tant qu’à la base, l’éducation citoyenne, reste poreuse. La réforme des écoles aurait été plus inspirée, si à long terme elle transformait cet aspect de l’éducation. Pour que, dans quelques années, on ait enfin de simples Vous-et-moi, libres mais concernés, pour balayer les bris de silence."

"Bris de silence"

Les Nouvelles

18.10.08



11 février 2009

APPEL A LA MAJORITE SILENCIEUSE

Ce qui suit est à l'origine un commentaire laissé par Rondro, ici. J'ai décidé d'en faire un billet, de le partager aux "lafivalon'ny nosy" parce que je sais que vous êtes nombreux à penser comme Rondro. J'avoue que traverser une crise à l'époque d'Internet simplifie la vie. J'imagine l'horreur que cela avait pu être pour dispatcher les infos en 47!!!

 

Appel à la majorité silencieuse

 

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Si vous estimez que la liberté d’expression doit être assurée, que les opposants doivent pouvoir s’exprimer sur tous les médias sans que leur liberté soit menacée, et que les élections doivent être libres et transparentes, que la liberté d’entreprendre doit être assurée pour tous les opérateurs, que tous les opérateurs doivent bénéficier d’une égalité de traitement, que tout monopole est à bannir et que la gouvernance doit être améliorée,

Si vous en avez assez que l’on usurpe votre voix sur les places publiques, assez de voir vos compatriotes mourir sur l’autel des égoïsmes politiques, assez de voir les biens publics et privés incendiés, l’économie à genoux, vos efforts personnels réduits anéanti, l’avenir de vos enfants hypothéqué et le spectre de l’anarchie et de la guerre civile guetter notre pays,

Vous faites partie de la majorité silencieuse.

Ne descendons pas dans les rues pour semer le désordre, faisons entendre notre voix de la seule manière qui serve nos intérêts et ceux de notre pays :

Continuons notre travail, maintenons l’activité de nos entreprises, continuons d’enseigner, de soigner, de remplir nos tâches dans les entreprises et dans les ministères, de tenir nos commerces et d’assurer la survie de nos familles et de notre économie. C’est comme cela que nous servons notre pays : nous n’améliorerons notre niveau de vie que par nos efforts et notre travail. Ne nous laissons pas impressionner ou menacer.

Le seul effort que nous devons faire est de porter à notre boutonnière un ruban ou une étoffe de couleur rose pour que notre importance numérique soit reconnue et que tout effort de règlement tienne compte de nos sentiments.

08 février 2009

Blog en deuil

Vous l'aurez sans doute lu dans la presse, Antananarivo vient d'essuyer une lourde émeute où plusieurs personnes ont été tuées et blessées. C'était hier. Je m'attendais au pire. Le pire est passé. Et je m'attends toujours au pire.

 

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Bien sûr que j'ai des choses à vous dire. Sans doute maintenant, plus que jamais. Mais je vais prendre le temps de m'en remettre: personne n'est préparée à affronter une telle tragédie. J'ai peur, je suis triste, je suis en colère. Mais par dessus tout, j'ai honte.

 

Car ce pays, c'est le mien...

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