25 novembre 2008

Sauvons le livre!


Les Malgaches n’ont pas goût à la lecture, avancent les observateurs. Car Madagascar est de tradition orale, car le livre est coûteux, car les jeunes sont « phagocytés » par une mondialisation galopante qui les tient à distance respectable de la culture pour mieux les noyer dans les inepties stériles et technologiques. Blibla.

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On peut aussi voir les choses autrement et poser une question plus constructive : « Comment intéresser le public à la lecture? » Car, oui, il ne suffit pas de discuter de ces tendances anté-littéraires, il faudrait interpeller l’attention. Et réaliser que si le livre malgache contemporain n’est pas lu, c’est que sa cause est aussi mal défendue.

La chaîne du livre représente plusieurs professions qui gagnent à être valorisées car ce sont des maillons incontournables de tout un pan culturel. Ces maillons, ce sont les écrivains, bien sûr. Mais aussi, les éditeurs, les metteurs en page, les libraires, les bibliothécaires, les critiques littéraires… Autant d’intervenants qui vont largement conditionner l’avenir du livre et dont les efforts sont cependant peu encouragés.

L’heure est venue de réfléchir sur les réalités de la chaîne du livre à Madagascar. Miser sur les ouvrages importés peut être une solution mais elle doit rester provisoire, tout en répondant à la demande de nos lecteurs. Ce qui n’est manifestement pas encore le cas.

Cantonnée dans des projets et des évènements temporaires et ponctuels, la promotion du livre ne connaît pas encore l’essor qu’elle mérite et la littérature reste confinée dans le cercle des intellectuels et des connaisseurs. À cela s’ajoute une relève encore limitée du lectorat (car Madagascar compte des millions d’analphabètes) et une politique culturelle malgache, si tant est que celle-ci existe, qui ne se penche pas spécialement en faveur des écrivains.

Car même si les bons écrivains d’expression malgache ne manquent pas, la percée des nouvelles plumes n’est jamais aisée. Les moyens du bord sont précaires et publier un livre est dans la plupart des cas un parcours du combattant. Même publié, l’ouvrage se voit handicapé par une distribution en pointillés, une publicité en sourdine et un relais médiatique balbutiant.

Si 2008 est l’année de la langue, ce « premier instrument du génie d’un peuple » (Stendhal), 2008 aurait aussi dû être l’occasion rêvée d’accorder de la valeur à celle-ci en affichant plus de solidarité aux métiers du livre en général, aux écrivains en particulier. Les possibilités sont multiples, dès lors que l’on admet ouvertement que le livre ne dépend plus du seul talent d’un auteur et de l’unique patience d’un éditeur, mais de l’émergence d’une vraie filière aussi culturelle que sociale et économique. C’est peut-être un point de vue commercial sur un travail « cérébral », mais c’est aussi une étape à franchir pour que le livre puisse se départir de son étiquette de produit de luxe.  L’idée serait alors que nos trésors littéraires ne se nourrissent plus des seules signatures des monuments du livre.



Mialisoa Randriamampianina

14 novembre 2008

Le 1000e est...

De vous tous, celui-ci est mon préféré et j'attends toujours son passage avec bonne humeur. Il manie mieux que personne les règles tacites du blog qui consistent à entrer, laisser un commentaire sénile, de préférence sans rapport aucun avec le billet, hausser les épaules et se dire "Mékeskonsenfout". Il est tiré à quatre épingles chez lui et tire le diable chez moi. S'il me voit très rarement laisser un petit mot chez lui, il comprend aussi que parfois, le web est capricieux, qu'Androndra, c'est loin, que quand j'y vais, bébé Michael fait toujours son Niagara de larmes :)))  - Un jour, il faudra que ce dilemne me soit expliqué.-

A part son travail permanent qui est de blogguer, il assure aussi le relais de Batman, anime Questions pour un champion et nous peaufine les plus belles traductions du web. C'est une hyperactivité liée à un keatonisme aigu, non contagieux, rassurez-vous. Son point faible semble être le "tout à coup" qui ne le fait pas "mâle" :))) Je tenais à te saluer particulièrement, tu as laissé le 1000e commentaire sur le blog. Et tu as gagné une cargaison de bisous.

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13 novembre 2008

Prenez soin de vos hortensias

Regardez-donc le billet généreux que je vous mets, à l'occasion de rien du tout. COMMENT PRENDRE SOINS DE VOS HORTENSIAS!!!! Té, c'est pas gentll ça? Je me suis documenté, j'ai surfé, j'ai même fait des recherches encyclopédiques et rakibolaniques...Je pense même faire "un peu" de jardinage dans ma courette. Ai pots et engrais idoines, pluie utile et livres de mains vertes. Attend juste petite étincelle de niaque pour. À défaut d'être une vraie jardinière, je serais une vraie pseudo-jardinière.

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Généralement, on ne connaît que les hortensia-boule qui sont très courants à Madagascar. Et pour preuve, vous avez tous une Neny, une Nenitoa ou une Bebe qui en plante par forêts entières dans leur jardin. Mais il y a plusieurs variétés de cette jolie fleur comme les grimpantes et les paniculées qui en grandissant deviendront de beaux arbustes caduques et embelliront votre coin de verdure. L'hortensia demande un sol riche et  n'a pas besoin d'être toujours exposé au soleil. Une mi-ombre ( jargon que nous utilisons entre jardiniers professionnels et pédants :-)) lui suffira largement mais attention, les hivers cinglants comme ceux d'Antananarivo ne lui sont pas très cléments. En août, faites donc rentrer vos vases à l'intérieur où il fait plus doux.

Pour planter vos hortensias, utilisez un terreau de feuilles ( autre jargon ) mélangé à une bonne terre de bruyères et du  sable, si possible. La terre de bruyères s'obtient par la décomposition de la bruyère, mélangée à une terre bien riche ( astuces de jardiniers ). A Madagascar, pour les mains moins vertes, la bruyère est connue sous le nom d'anjavidy ou de redretra dans certaines régions ( connaissance de base pour tout jardiniers professionnels que nous sommes ) -- que les mélomanes de la vieillerie retrouveront dans un vieux tube de Vola sy Noro -- et défini comme étant un   "karazan-javamaniry salasalany maniry betsaka eny an-tampon-tanety tsy vonton' ny erika ary fanao kitay tsara firehitra mipoapoaka" selon Régis R. Raolison dans son Rakibolana de 1985 -- Mais je m'éloigne.

Arrosez bien vos hortensias en été, surtout les jeunes pousses. N'hésitez pas à tailler l'arbuste en hiver. Il est aussi important de protéger ces jeunes pousses pendant l'hiver en recouvrant la souche de feuilles mortes ( autre astuce de jardiniers). Ah et si au grand jamais votre sol n'est pas assez acide ( jargon ou pas? Enigme!), les hydrangeas ( nom scientifique utilisée par les jardiniers professionnels entre eux quand ils se penchent sur l'avenir de l'hortensia en tant que fleurs d'appartement) à fleurs bleues prennent une teinte rosée blafarde. Faîtes-les bleuir en épandant du sulfate d’aluminium ( jargon, sans nul doute!) à leur pied, en avril.


Et autre chose. Si hortensia la fleur est une beauté, HORTENSIA, LE PRENOM, EST UNE HORREUR. Ne le donnez pas à votre enfant, cela risque de compromettre ses chances de séduction.



11 novembre 2008

Amoronao

Hividianako sôkôla
Hitondrako vespa
Tsy avelako harary na inona na inona
Fa ho ody tazo ho anao ny nivaquine
Voninkazo zakarandà, no hamenoantsika ny agenda
Tsy resahiko politika
Tsy resahiko fivavahana
Fa ho ampireveko THB
Mba ho soa ny fiarahana
Hividanako saucisson
Hijerentsika vidéo
Ampireveko la glace
Sy jus-na mananasy
Fa tiako ny amoronao

Samoela

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Ovay ny foko...

 

Tompo ô, ovay ny foko mba ho mora anarina
Toy ny an'ny zazakely tsotra sady marina
Tsy mialona, tsy maditra, fa manao ny sitrakao…

Zaza ka tsy te hifidy izay omenao ahy anio
Ny ho azoko ampitso dia ankinina Aminao
Koa tsy manahy aho, f’efa niantohanao.

Copie de 02 blog.JPG

Zaza tsy maharo tena fa miankina amin-dray
Tsy mahery, tsy mba hendry ary tsy mahay mandeha
Ianao no Raiko tia, Raiko be faharimpo


FFPM - 470

 

 

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