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26 avril 2008

Plugged In: The End of the Oil Age

Gland, Suisse / Bruxelles, Belgique – Une récente étude du WWF montre que les véhicules électriques ou hybrides constituent une solution prometteuse en matière de transport durable : ils contribuent à réduire les risques de catastrophe climatique et d’éventuels conflits suscités par la constante réduction des ressources pétrolières. «Plugged In: The End of the Oil Age» (disponible en anglais uniquement) considère que l’avenir du secteur des transports repose actuellement à 95% sur les hydrocarbures liquides, et analyse les possibles avantages et impacts de l’électricité par rapport à d’autres substituts du pétrole pouvant servir de carburant à de futurs moyens de transport.

Cette étude montre que les véhicules fonctionnant entièrement ou partiellement à l’électricité fournie par le réseau de distribution sont bien plus efficaces et peuvent émettre moins de gaz à effet de serre que nombre de soi-disant « carburants alternatifs », et ce même lorsque l’électricité est essentiellement produite à partir de combustibles fossiles. Il est certain qu’avec une nouvelle génération d’électricité moins polluante et un recours plus important aux énergies renouvelables, nous constaterons à l’avenir une amélioration de la performance relative et des avantages en termes de pollution du transport électrique. « Nous devrions tous préférer la marche, le vélo, les bus ou les trains pour nos déplacements. Mais les voitures demeureront inévitablement un des moyens de transport les plus utilisés. Les voitures du futur devront être beaucoup plus performantes – plus petites, plus légères, plus aérodynamiques – et il faudrait qu’elles fonctionnent de plus en plus à l’électricité, » a déclaré James Leape, directeur général de WWF International.

À l’heure actuelle, alors que le pétrole est de plus en plus difficile d’accès, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Australie et l’Afrique du Sud recherchent activement des techniques visant à créer des combustibles liquides à partir du charbon. « Les combustibles liquides provenant du charbon coûtent cher, consomment beaucoup d’énergie, sont extrêmement polluants et n’ont jusqu’à présent été utilisés à grande échelle que dans des pays en état d’urgence, » a expliqué Dr. Gary Kendall, auteur de cette étude. Parmi les autres alternatives à l’habituelle extraction du pétrole, on trouve l’exploitation des sables pétrolifères, laquelle génère trois fois plus d’émissions que la production de pétrole et détruit l’environnement local. 

Le rapport montre également que les véhicules électriques peuvent se révéler trois fois plus performants que les véhicules fonctionnant avec des hydrocarbures, et surtout, que ceci est réalisable en ayant recours aux technologies et aux infrastructures de distribution déjà en place. « Le transport automobile est prêt à évoluer », a déclaré Dr. Kendall. « Nous devons accélérer la commercialisation des véhicules fonctionnant avec des sources primaires d’énergie diversifiées. Ceux-ci doivent être très performants et compatibles avec un avenir énergétique basé sur la durabilité et les énergies renouvelables. L’électrification du transport automobile est un moyen prometteur de parvenir à cet objectif. » 

Dans ce but, le rapport préconise de favoriser l’entrée sur le marché de technologies supérieures et d’annuler toute une série de subventions cachées ou non en faveur de l’utilisation de combustibles liquides. À l’instar d’autres appareils énergivores, les voitures devraient avoir un label de performance énergétique et devraient répondre à des critères d’amélioration de leur performance énergétique. Les mesures d’économie de carburant basées sur les combustibles liquides (par ex. la consommation de litres aux 100km) et les objectifs d’émission de CO2 devraient être remplacés par des indicateurs de l’énergie consommée par kilomètre qui restent neutres par rapport à la technologie employée.

De WWF visible sur www.panda.org 

 

* Les transports constituent le seul secteur qui dépende autant du pétrole. Ils sont la deuxième plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre dues à l’utilisation d’énergie après le secteur de l’électricité. Il y a actuellement environ 800 millions de véhicules dans le monde et ce nombre pourrait doubler d’ici 25 ans selon le World Business Council for Sustainable Development  (Mobility 2030).

* Les véhicules électriques peuvent être quatre fois plus performants que leurs équivalents à combustion interne. Dans un véhicule mécanique conventionnel, seule 18 à 23% de l’énergie contenue dans le combustible est transformée en mouvement, tandis que les véhicules électriques utilisent ainsi jusqu’à 75% de l’électricité prise sur le réseau. 

* Des études récentes ont montré qu’un nombre important de véhicules électriques peut être mis en circulation sans conséquences pour les infrastructures électriques, à la condition que ces véhicules soient chargés en heures creuses (cf. « Impacts Assessment of Plug-In Hybrid Vehicles on Electric Utilities and Regional U.S. Power Grids - Part 1: Technical Analysis », Pacific Northwest National Laboratory, 2006).
 

19 avril 2008

Les enfants de Césaire

 
« Nègre, nègre, depuis le fond du ciel immémorial ». C’est ainsi qu’Aimé Césaire se qualifiait. Et dans la bouche de ce poète qui nous a quitté jeudi, le mot « nègre » n’avait plus ce relent de basse provocation raciste qui s’employait jadis et qui s’emploie encore aujourd’hui malheureusement. Dans une « Lettre à l’aîné de la tribu », hommage au poète de la négritude, l’écrivain Emmanuel Dongala remercie Césaire : « Ce mot 'nègre' qu'on te lançait, que dis-je, qu'on nous lançait comme une insulte, comme une provocation, tu l'as ramassé, tu l'as positivé et tu l'as flanqué fièrement à la figure de ceux qui le proféraient. » Car pour Césaire, l’aîné de la tribu, être nègre, c’était  «  la conscience d'être noir, simple reconnaissance d'un fait qui implique acceptation, prise en charge de son destin de noir, de son histoire et de sa culture ». Jacques Rabemananjara, écrivain et homme d’Etat malgache a compris très tôt cet appel et partagea cette vision, en empreignant à son tour ses œuvres, comparables sans nul doute à celles de Césaire, d’une fière « malgachitude ».   
 
Avec sa disparition, le monde littéraire et celui des humanistes se posent la même question : l’œuvre de ce géant a-t-elle été saluée comme elle le mérite ?  L’écriture du « grand mapou » a été et restera l’une des meilleures références de la littérature francophone, comme rares écrivains ont pu le faire. Césaire  avait le don de  « manier la langue française comme il n'est pas aujourd'hui un blanc pour la manier », disait l’écrivain André Breton. C’est, cependant, un talent qui ne sera pas salué à sa juste valeur : Césaire n’a jamais fait son entrée à l’Académie française, contrairement à son frère d’arme, l’ancien président Léopold Sedar Senghor, premier Africain à siéger dans cette illustre institution. D’autres auteurs africains, comme l’écrivain et philosophe sénégalais Cheikh Hamidou Kane,  « regrette qu’il n’ait pas été honoré, consacré, salué comme il le méritait au plan international (…), avec un prix Nobel, de la paix ou de la littérature”.  Un honneur qui aurait été taillé à la mesure de l’homme.

Mais il y a peut-être plus grand honneur à lui rendre en reprenant le flambeau désormais passé aux nouvelles générations. Et, ce même si d’autres n’y croient pas… Car bien sûr, certains ne manqueront pas de rappeler le déséquilibre entre le poète engagé et l’homme politique qu’il était. Entre cet écrivain qui revendiquait la liberté du peuple noir et une voie politique qui ne corroborait pas toujours son engagement littéraire.  

"Prenez ma poésie comme une revanche sur ma politique !" clamait Aimé Césaire. Et peut-être est-ce la bonne manière pour le comprendre, dans ce siècle de la mondialisation et des identités diluées. Le chemin des héritiers de Césaire, c’est sans doute celui de la fierté d’une identité et d’une culture. Et surtout, la compréhension que le combat du poète était pour la décolonisation des cultures. Les générations qui l’auront compris, celles-là seront les enfants de Césaire.

 

 

18 avril 2008

'Faudrait savoir, quoi!

L'annulation de la tournée rossique a été annoncée. Et puis non, finalement. Parce que. Pff. C'est marrant, petit cochon, vraiment poilant, sale dindon, ah, je me marre, gros canard, comme au plumard, joli tétard, allons danser, grand dadais, comme des fous, gentil hibou. Ou bien un joint ? malin pingouin, dans le buisson, gai pinson. Un bisou, le caribou, non merci, blanche souris.

17 avril 2008

Salade verte aux fraises

Efa ho vokatra ny frezy eee...

 


Salade verte aux fraises

Pour 4 personnes :
 
  • 1 laitue
  • 400 g de fraises
  • 1/2 bouquet de ciboulette
  • 50 g de copeaux de parmesan
  • Pour la vinaigrette :
  • 2 cuilléres à soupe de vinaigre balsamique
  • sel, poivre
  • 4 cuillères à soupe d'huile 

 

Nettoyer la laitue. Hacher grossièrement les feuilles. Laver les fraises, les égoutter et les équeuter. Couper les fraises en quatre. Ciseler la ciboulette. Préparer la vinaigrette : dans une petite jatte, fouetter l'huile avec le vinaigre balsamique, une pincée de sel et poivre. Bien émulsionner le tout.  Disposer sur chaque assiette : de la laitue, des fraises, parsemer des copeaux de parmesan et de la ciboulette. Arroser avec de la vinaigrette. La ciboulette peut être remplacée par du basilic ou de la menthe fraîche.

 

  

13 avril 2008

La tournée annulée de Rossy

 
L'annulation de la tournée malgache de Rossy annoncée par le ministère de la Culture a-t-elle été une bonne décision? Je vous laisse interpréter et comprendre ce qu'il y a en tirer. Ce que je n'ai pas apprécié, personnellement, ce n'est pas tant la décision elle-même ( que je pourrais bien comprendre, si je me lève tôt), mais c'est plutôt la manière dont celle-ci a été présentée. Je n'ai pas trouvé ça très "classieux", il y a moins con pour faire ça. Les journalistes malgaches, eux, - et pour une fois - (din, zany mandrora mitsilany e) sont passé au travers de la polémique un peu trop comme elle est (a-ha, hay ve?), ce qui nous épargne les tribunes libres pour pasionaria à la 13 mai ( ntsss...) En tout cas, pour Joséphine, du groupe Rossy et femme de l'artiste, "l'épée de Damoclès est tombée!" Elle évoque son incompréhension au cours d'une trèèèèès loooonnngue traversée d'Antananarivo en voiture, vendredi passé. Avec beaucoup de retenue, malgré une colère que j'ai senti très présente.


175815236.jpg • Une tournée annulée...
Joséphine : - C’est une décision qui nous consterne et nous indigne. Nous pensons n’avoir eu ni des propos ni des agissements qui auraient pu être interprété d’une manière négative par le ministère de la Culture et qui auraient pu, d’une façon ou d’une autre, justifier cette annulation de la tournée. Encore aujourd’hui, on ne comprend pas les motifs de ce changement. C’est une mesure à la fois injuste et impopulaire, c’est juste une sanction envers Rossy.  À quel moment le ministère intervient-il dans la tenue d’une représentation artistique ? Pourquoi un aussi subit revirement à quelques jours à peine du concert ?… En plus, cette décision n’a été notifié dans aucun document ou lettre officiels bien que l’organisateur en ait fait la demande.

• La suite...
- Il n’y a pas vraiment de recours et nous ne tenons pas à polémiquer. Nous attendrons la suite et verrons si cette décision sera reconsidérée  dans les jours à venir.  On ne va pas non plus inciter les gens à agir ou penser  ceci ou cela.  Mais il est clair la déception est grande du côté des fans qui se sont attendu à assister à une représentation de Rossy. 

• Passé politique...
-  Vous savez, on parle du passé politique de l’artiste et on oublie trop souvent que les allégations à son sujet ne sont que rumeurs infondées. Mais Rossy est avant tout un artiste, un véritable rassembleur dont la devise est de faire de la musique un art sans frontière ni considération de camps, politiques ou autres. C’est dans cette vision qu’il a par exemple partagé la scène avec Sareraka. C’est aussi dans cette idée qu’il a encouragé pas mal d’artistes et beaucoup d’entre eux ont travaillé et coopéré avec lui. Et malheureusement, on oublie de tenir compte de tout cela…
 
 
Au cours du passage éclair de l'artiste en septembre, pendant lequel il a présenté sa nouvelle création "Ino Vaovao", voici ce que Rossy disait de son passé politique que j'ai relaté dans un de mes articles. 
 
 
 

Rossy : « 2002, c’est du passé, sans regret !»

 

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Volontairement évasif sur les évènements de 2002, Rossy est pourtant revenu avec un message clair sur son départ et sur son bref retour au pays : «J’ai quitté Madagascar en mars 2002, je n’ai rien vu de la crise. Je suis parti sans aucun problème, je rentre aussi sans problème.» Un exil qui lui a laissé le temps de prendre du recul sur les cinq dernières années : «Je me rends compte qu’il y avait un fossé entre les rumeurs qui circulaient dans le pays et les choses qui se sont réellement déroulées.» Aujourd’hui, Rossy a fait un virage en épingle et laisse même un avant-goût d’un prochain Tapolaka Glady. En effet, pour le roi du bal kabôsy, «2002, c’est du passé. Sans regret !»
 
Et c’est aussi avec de nouveaux principes que Rossy entend continuer sa carrière : «Maintenant, je me consacre entièrement à mon métier d’artiste, ce pourquoi je suis fait.» Une nouvelle vision qu’il entend appliquer au pied de la lettre : «Je ne m’occuperai plus des autres. A une époque, j’étais partout. Les uns et les autres avaient des soucis, je me chargeais de leur trouver un avocat, je me débrouillais pour leur venir en aide. Et voilà qu’en 2002, je me retrouve seul, sans personne pour me prêter main-forte. C’est fini cette époque où je me donnais à fond pour les autres…»
 
Mialisoa Randriamampianina 
13 octobre 2007 
 
 
 
******** 
 
En 2004, - ou 2005?- , alors que je travaillais encore à RTA, j'ai été chargée de réaliser un documentaire sur la diaspora malgache en France et dans lequel Rossy apparaissait. A la question du journaliste sur son éventuel retour au bercail, il disait quelque chose comme : "Je ne reviendrai pas.."  

08 avril 2008

Les monologues du vagin

Ity manaraka ity dia tsy natao ho an’ny olona manana fahasahiranana amin’ny teny gasy sy amin’ny teny milaza ny «mamoha fady ». Natao "déclamation" nandritra ny "soirée littéraire" kely, ka dika malalaky ny ampahany fohy amin'ilay tantara an-dampihazo nosoratan'i Eve Ensler. Sangan'asa izay heverina ho  andry hijoroan’ny tolon’ny vehivavy eran-tany : « Les monologues du vagin », nadikako tsotsotra hoe ....« Ireo tanisan’ny fory » (fivaviana, c'est bof loatra). Hazavaiko kely fotsiny ho an'izay tsy mahafantatra: io tantara io dia niainga tamin'ny resadresaka niarahana tamin'ny vehivavy maherin'ny 200 eran-tany: samy hafa fihaviana, finoana, firenena, firehan-kevitra, asa, tantaram-piainana sy ny sisa ka nahafahan'i Eve Ensler nanangana tantara manodidina ny "vagin". Indraindray mampalahelo, indraindray mampihomehy, na manaitra, na mankarary fo, mahamenatra, na... mamelona filana ny tantara. Fa ireo rehetra ireo koa dia tantaram-behivavy. Ity ampahany ity dia tantarana vehivavy silamo bosniaka naolana miaramila, nandritran'ny ady tao ex-Yougoslavie. Nosafidiko manokana ny handika azy noho ny lanjan'ny tsiambaratelo. Nosafidiko koa satria... io no ampahany io no angamba tsy hahasadaikatra anareo "puriste" indrindra ny mamaky azy ( na dia tsy évident ny mandika azy, finalement). Dia mikopakopaka kely an'i Michael Keaton any lavitra any izay manohitra ny "fampijaliana ny teny gasy" ( il se reconnaîtra, hoy ny fitenenena) :))))



Ilay foriko, ilay tananàko…

Saha maitso mavana sy mavokely ny foriko fahizay. Afaka nihinam-bilona tao ny ombivavy. Afaka nisafosafo ahy tamin'ny horonam-bozaka maina ilay fofombadiko.

Izao, misy zavatra eo anelanelan’ny feko. Tsy haiko hoe inona… Tsy haiko hoe aiza. Tsy tiako kitihina. Tsy tiako intsony. Hatramin’izay nitrangany. Tsy tiako intsony. Hatramin’izay. Fory tia korana ny ahy taloha, tsy andriny mihintsy, fa mitanisa izy, mitanisa foana…

Kanefa hatramin’izay nanofisako fa misy biby maty mizaitra @ kofehy mainty eo anelanelan’ny feko, dia nangina izy. Mameno ny tenako ny fofona maimbon’ity biby ity. Mandeha rà ny tendany, voakapa, ka mandoto ny akanjoko.

Nahafantatra ny hiram-behivavy, ny hiran’ireo tantsaha, ireo hiran’ny alan-dohataona sy ny vazon’ny firenen-drehetra ny foriko. Fa tsy nihira intsony izy, rehefa nampidirin’ireo miaramila tany anatiny ny loha-basiny. Mamanala ery izato vy, ka nangatsiaka hatramin’ny foko. Hitifitra ve izy ireo, sa hasisiny hatrany anatin’ny ati-dohako efa folaky ny tahotra ity basy ity : tsy haiko. Fa...nandentika tavoahangy, kanonta sy vodin-kifafa tao anatiko ny enina t@ ireo biby mahatsiravina misaron-doha mainty ireo.

Renirano mahafinaritra hilamanosana ny foriko fahizay, rano mangaharahara, mitsoriaka ambon’ireo vato danihan’ny masoandro,  ambonin’ny vaton-kindiko. Nikoriana hatrany hatrany. Fa hatramin’ny nahenoko ilay hiaka maranitry ny nofoko rovitra, dia tsy nikoriana intsony ilay renirano. Tsy nikoriana intsony, rehefa niongotra teo an-tanako ny ilan’ny foriko, ny ilan’ny kindiko. Ilay foriko. Ilay tananako. Tanana velona, mamy sy mafana. Ny foriko, ilay toerana nahaterahako. 

Nandritran’ny fito andro, dia nifandimby izy rehetra, nameno tembo ny anatiko, maimbo tay sy lo. Hatramin’izay dia tsy nitoerako intsony ny foriko. Lasa renirano nisarika nana sy poizina aho, hany ka maty avokoa na ny vokatra,  na ny trondro.  

Ilay foriko, ilay tananako, mamy sy mafana. Notafihany ianao. Novonoiny. Nodorany. Tsy afaka mikitika anao intsony aho. Tsy afaka hijery anao intsony. Any an-kafa aho no mitoetra, ankehitriny. Any an-kafa. Fa tsy haiko hoe aiza. 
 
 
Extrait de "Les Monologues du Vagin" de Eve Ensler.
Édition  Denoël & d'Ailleurs, 2005.

04 avril 2008

Tabataba

Tiako ho tsapaina ny halalin’ny hatezerany kanefa…atahorako ny hifanehetra tampoka amin’ izay tsy natao ho zakan’ny aiko.  Na izy, na izaho, samy mahafantatra fa betsaka ny tsy ho voatanisa. Satria tsy ho hainy ny hilaza amiko. Na tsy ho haiko ny hihaino azy. Na koa samy tsy mbola vonona ( foana ?), na izy na izaho, ny hiverin-dalana vetivety. Satria mbola miboiboika ny hatezerany izay sady …tiako ho tsapaina kanefa tena atahorako. Hatezerana izay angamba efa hatezerako ihany koa, indraindray. Tsy misy fihetseham-po mahasanganehana ahy ohatran’ny hatezerana, na ny hatezerako, na ny an’ny hafa.  Fa mbola mahasanganahena ahy mihoatra izany ny fahitana fa 61 taona taty aoriana, dia mbola tsy nitony foana ny fony. 
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/be/29_Mars_1947_Monument.jpg/180px-29_Mars_1947_Monument.jpg
 
 
- Ialahy, mbola hifampitana isika sy ialahy! Ho azoko ialahy!
- Ireo Panama ireo no tena mpivaro-tanindrazana! Ny MDRM ihany no tena tia tanindrazana!
- Misy mpamadika amintsika e, natakalo vola kely avy  amin’ny vazaha ny ain'ny mpiray firenena.
- Nefa izao, jereo fa miriaria miaraka amin'ny taranany ihany. Kanefa ny anay, maty vono!

Devant-moi, une lycéenne prend fièvreusement des notes. Je la regarde; pas un instant, elle ne s'arrête de griffonner. Je suis très curieuse de lire ce qu'elle retient de tout ce déferlement d'horreur. Je suis très curieuse de savoir ce que les aînés veulent que l'on retienne de ce déferlement d'horreur.
 
Un homme se lève devant l'assistance. Se dit membre actif du MDRM, à l'époque. Se dit professeur de malagasy. Se dit agrégé en lettres françaises. Se dit avoir "mis de côté" l'enseignement de la langue de Molière "satria tsy ho amin'izany no nanaovan-janahary ahy fa ho Malagasy". Et comme un con, il se tourne vers l'assistance en quête d'une ovation. "Zany ny anareo tanora, zao ny tenin'ny mpanjanaka avy no mahafatifaty anareo nefa e, ny havanareo ka novonoiny tsy misy antra." Parce qu'en l'an 2008, la traîtresse, c'est moi, la francophone qui aurait troqué son identité contre "un randrana tsy manendrika". Dia atodiho aty amiko indray ny vava basy, izaho koa tsy hamaly e. Trop facile, ça.
 
Dia tsy tandritandriko teo dia nivoaka ny fandrahonanana sy ny hoe "mbola hifampitana".... Mihivingivin-doha, mifampiantsy ady hafahafa, mifanasa vangy moramora eo am-pitoerana eo. Atao haza lambo "am-bava" eo ry zareo "mpamadika"...."Feno taranaka Panama ato", sady mihifikifika ery. "Ny razambenay Menalamba, Vvs, izahay mpitolon'ny 47. Tsy mpangataka izahay fa tompony!", avec un regard entendu lancé à la ronde. Et elle griffonne, la lycéenne. Religieusement. Consciencieusement. 
 
Mba azonareo an-tsaina akory ve fa ny hatezeranareo no ampitainareo fa tsy ny tantara? Miasa ho an'iza ny fankahalana? 
 
 

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