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28 février 2008
Les 7 choses inconnues
La chose bizarre à servir à table : J'adore les chrysalides frites, les hannetons frits, les tripes et la cervelle de zébu en salade, la viande de tortue. Mais, je n'aime pas les quignons de pain. Dès que je mange du pain, j'en coupe toujours le quignon.
La chose bizarre à faire toute seule : Un monologue. Quotidien, long et très personnel. Où je me fais rire, pleurer, me mets en colère ou refais le monde. C'est très narcissique et en même temps, très libérateur.Essayez un peu.
La chose vache à faire aux autres: Faire la grande gueule. Ce qui implique d'être également très grossière quand il le faut. Une morue sur qui ma furie est tombée m'avait menacée de me traîner en justice : je lui ai tenu des propos tellement fleuris qu'elle aurait pu devenir jardinière. Pour vous dire, ahahaha. Je me suis excusée: hélas, j'ai tenu exactement 17 minutes. Après, j'ai remis ça. Genre Black Mama ou pire, le Capitaine Haddock. Mais ne vous inquiétez pas: Je suis extrémement belliqueuse, mais exclusivement avec ceux qui le méritent.
La chose qui me fait pleurer : "Ballerina Girl" de Lionel Richie. Je n'écoute pas Lionel Richie, jamais. Mais ça, ça me met les larmes à l'oeil. Tellement que je ne sais plus pourquoi. Mais j'ai tout un bric-à-brac de ballerines. ça doit être ça? Alors je me dis (pendant mon monologue), si je ne devrais pas porter des sandales, finalement. Pour déjouer le sort?

La chose inutile dans mes tiroirs : Une paire de sandales d'homme en cuir de zébu, pointure 41, european size. J'ai de petits pieds donc je ne les porte même pas. Et, elles sont là. 
18:16 Publié dans Blibladenimportekwa | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
19 février 2008
Ampitapitao!!!
L'autorité pour la protection contres les inondations de la plaine d'Antananarivo (Apipa) a annoncé un "danger déclaré dans la plaine d'Antananarivo pour les rivières Ikopa, Sisaony et Mamba." En malgache, c'est le "loza mihatra!". Je vous mets un diapo des photos sur Tanà, je n'ai pas encore de nouvelles des régions mais pour sûr, je vous montrerai dès que. Et après, ma séance d'ampitapitao. Jinkelinjinkelinjinkelin ( jingle io)
Antananarivo- Lorsque l'Apipa annonce que le danger est déclaré, cela veut dire que les cotes d'alerte sont atteintes à Anosizato (pour Ikopa), à Bevomanga ( pour Sisaony) et à Ambohidroa ( pour Mamba). Les quartiers situés en basse altitude et à proximité des rivières sont inondés ( Anosizato, Ampitatafika, Ankasina, Andranoambo, Tanjombato). Mais les hauteurs de la capitale sont encore au sec tant que l'Apipa ne demande pas que toutes les pompes de draînage soient activées. Depuis aujourd'hui cependant, l'une des trois stations de pompage est déjà opérationnelle pour "draîner" le lac d’Andriantany. Interviewé dans la journée, Philippe Rateloson, le DG de l'Apipa a précisé que le "danger déclaré persiste sur la plaine d'Antananarivo jusqu’à ce que les pluies cessent de tomber."
La crue ne cessera pas dans les 12 prochains jours. Rateloson précise qu'il sera "difficile de réparer les digues tant que la pression des eaux en provenance d’Andramasina et Antelomita qui se déversent sur la rive gauche de l’Ikopa ne baissera pas. " Si vous voulez mon avis, l'Apipa n'est peut-être pas aussi fiable que ça. Intérrogée par les journalistes volà deux ou trois mois sur les questions cruciales à chaque saison de pluies, ( c'est-à-dire : Ou en est exactement la protection de la plaine? Oui ou non, serons-nous protégés de l'inondation? Quels travaux faire dans l'immédiat et quels travaux dans le long terme? ) l'Apipa affiche toujours un optimisme certain. Et à chaque fois...
La majorité des sinistrés sont d'Antananarivo. Sur un peu moins de 10.400 sans abri et sinistrés, plus de 8.600 sont tananariviens, dont la majorité se trouvent dans l'Atsimondrano.
Ste Marie- les neuf personnes ensevelies dans les décombres de l'hôtel Antsara sont saines et sauves. Un grand ouf de soulagement donc. Malheureusement, Ste Marie affiche 700 sans-abri. Toutes les écoles, accueillant un peu moins de 3.000 enfants, ont été détruites.
Toamasina- Le président Ravalomanana s'est rendu à Toamasina, aujourd'hui. En treillis, avec bottes et tout l'attirail militaire, en passant. Un milliard d'ariary a été accordé par le chef de l'Etat aux sinistrés du Grand Port, outre les vivres et médicaments et autres enveloppes destinées à réhabiliter des établissements scolaires. Ravalomanana est attendu à Fénérive Est aujourd'hui. Dans cette région d'Analanjirofo, quelques 270 sinistrés ont été recensés. ( Tous les chiffres sont ceux du BNRGC)
Routes nationales- La RN2 reste impraticable. Le transbordement se fait à Brickaville. C'est aussi le cas de la RN4 ( Antananarivo-Mahajanga) qui, depuis ce matin est inondée. La RN7 est coupée à l'entrée d'Ambositra, un pont Bailey a cédé face au torrent toujours sur cette axe. Enfin, la station thermale de Ranomafana est inaccessible depuis lundi, toutes les voies sont submergées par les eaux.
Voilà ou nous en sommes, ce 19 février.
19:00 Publié dans Niouz | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, cyclone
18 février 2008
Bulletin météorologique
Ivan ( le terrible?) est entré en terre malgache dimanche matin, par le nord-est, via Ste Marie. C'est un début de saison plutôt inquiétant, quatre autres cyclones sont attendus jusqu'à ce que la période des pluies ne s'achève, comme l'annonce la station météorologique d'Ampasapito.11:15 Publié dans Niouz | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : madagascar, cyclone, mÉtÉo, apipa, ivan
17 février 2008
L'adieu au radeau...
Mon amour,
Ce soir, je pense à ces chemins que tu prendras, qui ne sont pas les nôtres. Parce que la vie est faite de choix et de compromis. Parce que je ne pouvais pas te retenir sans te briser. Parce que tu ne pouvais pas rester sans me détruire. J'aurais aimé pouvoir te dire que tout est bien. Mais la dernière fierté me manque pour trouver la force d'en rire, je ne suis pas de ces âmes fortes qui ressortent indemnes de leurs guerres. Je n'ai pas l'étoffe des héros, je ne suis que moi et pourtant...La meilleure part de ce que je suis, c'est encore toi. Parce que c'est toujours celle qui demeure, quand tout s'endort, quand le silence se fait pesant ou que le monde m'envahit.
Je regarde ton radeau voguer vers d'autres mers inconnues. Je t'imagine, le soleil plein les yeux et sans doute le coeur ivre de vie. Je ne peux que sourire car qui y a-t-il de plus beau que partir à la rencontre de la liberté? Mais pardonne-moi, mon amour, pardonne-moi de ne pas franchir cette mer qui, peut-être un jour, nous mènera, toi et moi, vers des cieux plus cléments et que l'on voudrait appeller l'amitié. Pardonne-moi de ne pas trouver le courage d'affronter les vagues, pardonne-moi de préferer ma forteresse d'acier. Pardonne ces démons qui ne meurent pas, pardonne la colère et pardonne le silence.
Ce soir, je pense à ces chemins que je prendrai, qui ne seront pas les nôtres. Parce que la vie est faite de choix et de compromis. Parce qu'il n'y a rien de plus beau que de partir à la rencontre de la liberté. De mon exil, je t'accompagnerai en pensée à chacune de tes escales. Je guetterai ces signes incertains, ces appels anonymes, ces instants précieux, qui me font croire que tu es là. Et j'entendrai peut-être encore ta voix, sans mot dire. Et tu sauras que c'est moi. Et je saurai que c'est toi. Alors rien n'aura été perdu.
A toi, bien plus que tu ne le crois.
Billet écrit par une timbrée.
Ste Bridget des idiotes, priez pour moi
Madeleine déprimée et déprimante
Aujourd'hui, et à l'heure de ma bêtise.
21:35 Publié dans Je me saoule d'amour... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
08 février 2008
Procrastination, hibernation, catatonie et autres mystères...
Je ne suis définitivement pas une personne sur qui l'on peut compter. Il a fallu que je me déconnecte un peu (ce qui en soit est une bêtise puisque je suis déconnectée depuis des mois) pour que mes idées se replacent. Réveillée de mon coma ouateux, je me suis subitement rendue compte que mes cheveux sont en pétard, qu'un orage fond sur la ville et que mes fenêtres ne sont pas fermées et que je n'ai plus rien de décent à me mettre.Je n'étais pas sûre que c'était le matin. Je croyais qu'il était midi passé. Enfin, je ne sais pas. La seule pendule que je possède n'est pas à l'heure, elle se met au diapason avec mon horloge biologique ( recule, mais recule, 'taaaaaain).Je ne sais pas pourquoi je ne réponds pas au téléphone. Et comme l'idée de l'entendre claironner m'énerve déjà, je l'éteins. Je ne suis déjà plus aux mails depuis des jours et des jours. Minimum syndical: que les mails professionnels où c'est écrit "Urgent" et surtout pas les mails sympas où c'est écrit :" Salut, alors, tu vas bien?" et encore moins aux "Et ce Qynxczoxteya...ou est ce que t'en es?" Je ne sais pas pourquoi. En fait, si, je sais. J'ai la flemme de. Mais ça, je ne sais pas pourquoi, j'ai juste la
flemme. Alors pas mal de monde m'a en grippe ces derniers temps. Je n'ai pas d'excuse, je suis impardonnable mais je n'y arrive pas. Je regarde le clavier et j'ai envie de dormir. Alors j'éteins mon poste pour limiter les dégâts. D'ailleurs pour me limiter moi-même, j'hiberne en plein été. Je "m'étérnise". Ce n'est pas l'envie de sortir qui me manque dans la mesure où mes pensées passent leur temps à vadrouiller. Mais je ne suis pas foutue de lever un orteil. Je me dis que je vais nettoyer ce foutoir, briquer ce fichu parquet et me faire un plat honorable à base de légumes et de poisson. Râté. A midi, je suis vaporeusement installée sur "ma" table dans "mon" restaurant, commandant allègrement "mon" poulet à la sauce d'huître. Donc j'ai pris un congé. Le plus long possible. Pour mieux comprendre. Mais je n'ai pas la tête à ça. Il faudrait une petite folie, me dis-je. La folie du shopping a échoué. Je me retrouve avec des tailleurs coupés comme une arme nucléaire qui me donnent un air de "je suis de La City, trader VIP", un trou énorme dans mon budget du mois et toujours au même point qu'hier, avant-hier et le jour d'avant. Alors je me décide à lire. Et la seule phrase qui me reste en tête c'est : "Mrs Dalloway est sortie acheter des fleurs." Des fleurs. Bon sang. La
crise d'hibernation vous fait faire des fixettes bizarres. Par exemple, j'ai un souvenir très pointu des escarpins roses à bouts carrés de Ando, au réveillon. Ils étaient d'un vieux rose et j'entends toujours sa voix qui annonce : "Tsy matahotra orana ireo kiraro ireo.." Mystère, que la mémoire. Rassurez-vous (mais pourquoi d'ailleurs, z'en foutez lol) j'ai au moins le mérite d'essayer de prendre le taureau par les cornes. La première journée qui me promet d'être accueillante, je promets de lui être charmante. Ca s'est fait il y a une semaine alors je me suis levée, je me suis fait un bon café, j'ai sorti chiffons et têtes de loup et j'ai nettoyé, briqué et me suis mitonné une bonne salade, j'ai essayé de faire avancer ce petit truc qui me tient à coeur et qui théoriquement devait me maintenir en vie mais que je laisse mouurir pour cause de catatonie cervicale. Je n'en suis pas encore à l'étape "Je lis mes mails" et "j'utilise mon téléphone", ni même à "je suis dehors depuis trois heures" et je ne sais toujours pas pourquoi Mrs Dalloway est allée chercher des fleurs. Mais je me soigne. Donc si ce blog venait à mourrir, vous savez quoi penser...Et je vous interdis d'en faire autant. 14:40 Publié dans Humeur du jour | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : MIALY S'EN FOUT





