20 janvier 2008
La première salope???

- Les 15-39 ans sont les principales candidates à l'avortement, mais la majorité ont un niveau de vie et d'instruction acceptables ( bacc et plus). 63% des décès maternels sont liés à l'avortement pour les 15-19 ans.
- 24% de couverture contraceptive.
- 25% de naissances non désirées.
- 5,2 enfants par femme ( mais qui peut aller jusqu'à 7-12 enfants dans certaines régions reculées)
- A Madagascar, l'avortement est interdit même en cas de danger pour la santé ou la vie de la mère, même en cas de viol et même en cas d'inceste. Avec une peine allant d'un à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 360 000 à 10 800 000 Ar.
- " Avorte de ton gosse et viens m'en parler", fustige H, "On en rira même ensemble, si tu veux"
- " De toute façon, les viols, trois fois sur cinq, ce sont les filles qui l'ont provoqué alors..." lance F.
Ok. Nous autres qui voulons un avortement libre, on est casé parmi les immoraux et les moins que rien. On a l'habitude qu'on nous attribue la paternité des "gros scandales". Ok, nous en assumons la responsabilité, on est bâti pour ça. Mais épargnez-nous de vos sarcasmes minables et stériles: vous valez mieux que ça, nous en sommes convaincus !!!
La situation des femmes malgaches n'est pas une exception. Nous vivons ce que vivent toutes les femmes du monde. Ici, la couverture contraceptive est encore très en-deçà de la demande. Et c'est un vrai souci dans une société à la sexualité debridée ( c'est une affirmation, pas une critique haha) où les premières relations sexuelles se font de plus en plus tôt, les préventions sont encore très maladroites et les cas d'avortements, de plus en plus nombreux. Parce qu'ils sont interdits, les avortements se font clandestinement et généralement dans des conditions hygiéniques et sanitaires déplorables et rarement par la personne compétente. Ces 30 000 décès, nous avons le pouvoir de les éviter si la loi autorise que l'intervention se fasse dans un centre hospitalier et par des médecins et bien sûr, dans un délai strict et rigoureux fixé par loi.
Des deux choses l'une: soit nous campons derrière nos magnifiques convictions d'un monde parfait. C'est très beau et ça ne résoud rien. Soit on choisit d'agir et faire en sorte que toutes les naissances soient le fruit d'un choix et non d'une contrainte. Faire en sorte que les femmes violées ou victimes d'une inceste n'aient pas à porter le fruit de leur humiliation. Faire en sorte que la loi permet aux femmes dont la grossesse menace la vie puisse de bénéficier d'un avortement thérapeuthique. ( actuellement, l'ITG est reconnue par la déontologie médicale malgache en cas de problème de santé mais la loi ne la reconnaît pas. )

Ceci étant, je dis oui à une campagne intensive sur la planification familiale et sur les préventions. Je plaide pour une meilleure information des jeunes dans les écoles et dans chaque famille, la vulgarisation au maximum des préventifs et surtout l'accès facile et gratuits des contraceptifs. Dès que les filles demandent des contraceptifs, dès que les gars demandent des préservatifs, IL FAUT LEUR DONNER et EXPLIQUER COMMENT CELA FONCTIONNE!!! Oui, on peut toujours discuter, convaincre, "faire l'éducation" des gens ( à Mada? c'est faisable ????) mais on n'est jamais sûr de rien. Mieux vaut prévenir que guérir. Avoir un bébé à 17 ans, c'est une connerie. Mourrir d'un avortement, c'est une connerie. Attraper une IST ou le sida, c'est une connerie. Une bonne information le plus tôt possible, c'est ça aussi par ce moyen là que nous réduirons les 75 000 cas d'avortements par an.
23:30 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (70) | Envoyer cette note | Tags : depenalisation, avortement, ivg, femmes, madagascar


Commentaires
Ecrit par : Salma | 20 janvier 2008
Répondre à ce commentaireJe me rends compte en lisant ce billet que non seulement c'est la première fois qu'un blog malgache touche à ce thème délicat de l'avortement mais que c'est aussi l'une des rares fois ( où est-ce aussi la première fois? car à ma connaissance, personne ne s'y est vraiment essayé) qu'une femme Malgache prend ouvertement position pour l'avortement. Vous tracez la voie vers l'engagement, que l'on soit pour ou contre l'IVG, on ne peut que saluer l'initiative du débat et de la prise de conscience.
Oui ou non à l'avortement? Je dis OUI mais si vraiment on a les garanties d'une législation sévère quant au délai. Les avortements tardifs sont les pires horreurs que l'on peut imaginer et dans les pays comme l'Espagne, qui sont assez laxistes sur ce plan, on voit des choses assez inquiétantes. Avons-nous les moyens d'arriver à une application rigoureuse du délai?
Je suis assez d'accord quand vous dites qu'il faut informer les jeunes le plus vite possible. J'étais assez satisfait en entendant il y a quelques mois le ministre de la Santé Jean-Louis Robinson qui s'est montré très clairvoyant sur le sujet : "Raha vao mangataka contraceptifs tonga dia omeo" disait-il, en parlant des jeunes. Car oui, la prévention reste le meilleur remède. Personnellement, je ne crois plus à un changement de comportement vis à vis de la sexualité chez les Malgaches. Le sexe, nous aimons cela, c'est tout. Autant être prêt que de jouer la politique de l'autruche?
Ecrit par : Nasy-Vololona | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Rayon de soleil | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Xcalibur | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireNy ahy aloha, @ maha kristianina ahy no hiresahako, satria tsy mankasitraka ny fanalan-jaza aho. Amiko, vono olona tsotra izao io ary sahala @ hoe ianao na izaho vonoina ihany. Maninona no tsy azo atao ny mamono ahy na mamono anao kanefa azo atao ny mamono ny zaza an-kibo? Moa tsy samy famonoana ihany ireo? Ny Eglizy katolika izao anefa dia efa manizingizina fa tsy mety io. Amiko dia misy foana ny vahaolana, ary araka ny fitenintsika hoe izay tonga eo dia velona foana.
Ecrit par : Rindrakely | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Kristianina fanina | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Carolina | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Kristianina fanina | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireIlay hevitra hoe hevi-bahoaka no hanontaniana, tsy haiko fa raha ireny mascarade t@ Lalam-panorenana ireny aloha tsy misy lanjany amiko e. Aleo mobilizéna ny solom-bavam-bahoaka dia ireo no mifidy.
Ecrit par : Berenty | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Berenty | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Rémi Ranjato | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireRien de nouveau mais la dernière phrase me fait très bizarre à entendre. Nous risquons de ne plus avoir de prêtre???? Argument ve zany???
Ecrit par : Mialy s'en fout | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Soleil en rayon | 21 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEn bon catho je dirais non evidemment. Non a l'avortement que j'assimile a un meurtre evidemment. Comme tous les cathos.
Mais au-dela, je vais dire des cliches et des prejuges, de la pensee unique et standard imposee par cette bonne vieille institution qu'est l'eglise, ma reticence a une raison plus personnelle. Et je te remercie de me permettre d'apporter un petit temoignage.
Je t'ai parle un jour de Rohy ny Fitia, ma petite puce. J'ai mis trois ans avant de l'avoir. J'ai souffert a en crever (la douleur physique est atroce. Atroce!) quand, a trois reprises j'ai perdu mon enfant. A la douleur physique s'ajoute evidemment le desespoir de perdre l'enfant et tout le traumatisme qui s'en suit. Mes fausses couches avaient lieu au troisieme et au quatrieme mois generalement. Il y a celles qui perdent l'enfant beaucoup plus tard (7eme mois, enfant mort-ne, ...) et qui "s'offrent" un "curetage" involontaire, generalement a vif, notre pays n'ayant pas les moyens que l'on sait.
Alors voila pourquoi je ne comprends pas. Pourquoi je n'arrive pas a comprendre comment on peut "vouloir cela" volontairement.
"Par la loi, j'ai le choix". Sans doute. Mais meme bien avant je pense. Il y a la possibilite de dire non. Celle de se proteger. Je parle d'une maniere generale evidemment. Je n'occulte pas les cas de viols et les autres cas graves mais je pense qu'en general, le choix est la. "Une bonne information le plus tôt possible" est, je pense, la meilleure des solutions. J'ai encore d'autres arguments pour exhorter les gens a ne pas passer a l'irremediable (dans le cas d'un avortement, ce n'est pas un mais deux vies qui sont en jeu). Et le sujet me tient vraiment a coeur.
Cela dit, la declaration de Mgr Razanakolona ("Si cela continue ainsi, nous risquons, un jour ou l’autre, de ne plus avoir de prêtre") me fait beaucoup rire !
Ecrit par : Rondro | 22 janvier 2008
Répondre à ce commentaireplus ridicule que cela, on ne peut pas faire mieux
Ecrit par : rakoto | 23 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Sipa OK | 23 janvier 2008
Répondre à ce commentairePour : dans les cas de viols, d'incestes et autres abus sexuels mais faut que ce soit déclaré.Les femmes ayant subi ces genres de choses devraient avoir le droit d'avorter, car elles n'ont pas choisi ni le père , ni l'acte lui même.Pour avoir ce droit, elles devraient d'abord porter plainte, pour éviter hoe io indray no aton'ny besin'ny maro excuse et en même temps, empecher les violeurs de recidiver.
Dans les cas de interruption medical de la grossesse.No comment
Comme tout contraception n'est pas 100% efficace , je serai d'accord pour que l'avortement soit legalisé dans un certain délai parce que les accidents existent toujours.Cela éviterai d'enrichir les charlatans qui se disent specialiste de la chose et de faire cet acte un acte médical et legal.
Contre: car quoi qu'on dise qu'un embryon, c'est pas un enfant,il n'a pas son mot à dire etc.Ces masses cellulaires , sont des matrices de la vie humaine.Des battements cardiaques sont percus très tôt, et si aussi ignare qu'on peut être, un coeur qui bat, c'est un être en vie. Si on decide alors d'ejecter hors de l'uterus, on met toujours fin à une vie quelque soit le stade de la grossesse
Secundo, à ces femmes qui disent c'est mon corps, j'ai le droit d'en faire ce que je veux.Si vous êtes une femme; je presume que vous êtes adulte, dans ce cas pourqoiu vous ne prenez pas vos responsabilités.Je m'explique, vous ne voulez pas être enceinte mais vous voulez faire l'amour, alors choississez vos methodes de contraception.a l'heure actuel, il yen a beaucoup et gratis si je parle de notre pays.
Et si vous avez le moindre doute, le moindre suspicion d'un accident de capote, il y a encore les pilules de lendemain.
au moindre retard des règles, on peut agir.
Mais attendre au stade de 8 semaines c'est un peu irresponsable non?
aux ado, aux femmes , ne faites pas encore l'amour si vous n'êtes pas encore prête à prendre les mesures s'y afferant, ni à assumer les éventuels consequences de vos ébats.
Pensez aussi aux pères, qui eux n'auront pas droit de parole puisque apparement il s'agit de votre corps.Il y en a surement des hommes qui voteront masivement pour l'avortement, mais y en auraient qui n'auront jamais alors leur mot à dire.
Pour finir, je suis dons 100% pour le planning familial, centres specialisés dans ce genre, plus accessibles, plus acceuillant avec des professionnels qui sauront prendre en chage les soucis de chaque femme quelque soit le tranche d'âge qu'elle a et qui correspond bien sur à son porte monnaie.
Je suis d'accord pour parler de la contraception, de la sexualité dans les écoles, les journaux, partout ou c'est possible.
Ecrit par : Mi | 24 janvier 2008
Répondre à ce commentaireMerci pour le débat, j'ai envie de vous raconter mon histoire, car moi, j'ai avorté et je voudrais vous expliquer pourquoi il y a des personnes qui en arrivent à "ça". J'ai 29 ans, je vis à Antananarivo et suis en couple depuis sept ans, on va se marier en février. Mon avortement s'est passé il y a quatre ans.
Mon fiancé et moi, nous souhaitions un enfant, on avait tt 2 un travail, on avait les moyens pour élever et donc, on a tout fait pour l'avoir. Pilule arrêtée, sans capote et dans les bonnes dates. Je suis tombée enceinte. Mais à peine étais-je tombée enceinte que moi, j'ai compris que je n'étais tout simplement pas prête à être mère. je ne m'en sentais pas la force, pas le courage et surtout pas encore l'envie, finalement. J'ai compris en voyant mon test positif que je n'étais pas si demandeuse d'enfants que cela. J'ai ruminé toute seule puis au bout d'une semaine, je lui ai dit. Il a pleuré, il m'a supplié mais je savais que ce serait impossible. Il a accepté ma décsion et cela s'est fait. Mon couple en a péri mais il est sain et sauf aujourd'hui.
Pour vous dire que si on n'a pas encore été en face du dilemne, c'est très facile de juger et de dire "c'est lâche, c'est pas mauvais, c'est ci ou ça..." On ne s'improvise pas parent, n'est pas Maman ou Papa qui veut, il faut aussi en avoir les tripes. Quand on ne les a pas, on ne court pas le risque d'enfanter. Oui, je suis désolée pour ce bébé qui aurait pu être le mien aujourd'hui, mais sans regrêt, pour cet avortement. Je préfère l'avoir fait que de donner la vie et ne pas savoir quoi en faire.
Volana.
Ecrit par : Moi, j'ai avorté | 24 janvier 2008
Répondre à ce commentaire@ Carolina et Rindrakely, pour ce qui est de l'avortement et des principes chrétiens. Je suis chrétienne, protestante et non pratiquante. Mais disons qu'avec les "coups bas" de la vie et certaines mauvaises expériences et rencontres qui m'ont laissées peaumée, je me suis assez méfié de tout le tintouin religieux... Bref. Je reste chrétienne par choix et par conviction mais j'ai appris à garder un certain recul. L'avortement fait partie de ces choses que je regarde avec le recul. L'autre meurtre, c'est aussi de mettre au monde un enfant qu'on ne désire pas, de mettre au monde un enfant qui vivra dans des conditions indécentes, de mettre au monde un enfant quand on ne l'assume pas. Oui, il y a les contraceptifs gratuits qu'elles peuvent utiliser avant. Et pourquoi elles ne prennent pas leur précaution, ça je ne peux pas vous dire pourquoi, c'est à elles de vous répondre...Moi, tout ce que je vois, c'est 30 000 femmes, comme vous, comme moi, qui crèvent. Et si être chrétienne, c'est aussi ça? Trouver un moyen de sauver ceux qui crèvent devant vos yeux, que pleurer pour des embryons inconnus?
Mais encore une fois, protégez-vous, jeunes filles et jeunes gars. Les contraceptifs et les préservatifs sont aussi faits pour les personnes intelligentes, et vous, vous en faites partie. Je dis cette phrase à cause de Médina et Harivelo, (mais aussi à mes nièces qui d'ici à peine 4-5 ans seront à l'âge du flirt) qui papotent souvent à propos de ce blog. Jeunes filles, à 17 ans, c'est beau l'amour. Alors, si vous décidez de passer "à l'action" comme vous aimez à le dire alors vous savez quoi faire. ( il faudra inaugurer une nouvelle expression, "passer à l'action" est ringarde et je ne veux plus vous l'entendre dire, ça me rappelle Joe de Friends hahahaha ),
Ecrit par : Mialy s'en fout | 25 janvier 2008
Répondre à ce commentairelol, excuses, g 17 ans
Ecrit par : Meds | 26 janvier 2008
Répondre à ce commentairemais ça vaut toujours mieux d'avoir un plan cul qu'un cul en plan
lol, excuses, j'ai 27 ans
Ecrit par : Mialy s'en fout | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireDe tout coeur avec toi. et comme je l'ai dit chez moi (car j'ai repris ton post - en malgache;) je suis prête à tenir la banderole!
Izaho manokana aloha dia manaiky ny IVG, betsaka mantsy ny namako izay fantatro fa efa nanala zaza , misy aza à 6 mois de grossesse -mijaly be mila ho faty mihitsy. Betsaka ny dokotera sy mpampivelona fantatro izay mandray tanora sy vehivavy lehibe mpanala zaza any an-tranony na any amin'ny hopitaly.Atao fitadiavam-bola!
Noho izany eny raha voafetra ara-potoana ny fahazahoan-dalàna manala zaza (latsaky ny 8 semaines?), rehefa avy nidinika tamin'ny dokotera ilay olona ka tena tsy misy hevitra ny hitazomany azy mihitsy ohatra mineure violé na celibataire, ary indrindra rehefa voafehy tsara eto amintsika ny fanabeazana aizana satria marina fa mety ataon'ny sasany excuses indray ny manala zaza amin'ny farany.
mazotoa fa efa atsy ho atsy io làlana io zany. La loi Mialysft du 20 janv2008
Ecrit par : Ikalakely | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireDe tout coeur avec toi. et comme je l'ai dit chez moi (car j'ai repris ton post - en malgache;) je suis prête à tenir la banderole!
Izaho manokana aloha dia manaiky ny IVG, betsaka mantsy ny namako izay fantatro fa efa nanala zaza , misy aza à 6 mois de grossesse -mijaly be mila ho faty mihitsy. Betsaka ny dokotera sy mpampivelona fantatro izay mandray tanora sy vehivavy lehibe mpanala zaza any an-tranony na any amin'ny hopitaly.Atao fitadiavam-bola!
Noho izany eny raha voafetra ara-potoana ny fahazahoan-dalàna manala zaza (latsaky ny 8 semaines?), rehefa avy nidinika tamin'ny dokotera ilay olona ka tena tsy misy hevitra ny hitazomany azy mihitsy ohatra mineure violé na celibataire, ary indrindra rehefa voafehy tsara eto amintsika ny fanabeazana aizana satria marina fa mety ataon'ny sasany excuses indray ny manala zaza amin'ny farany.
mazotoa fa efa atsy ho atsy io làlana io zany. La loi Mialysft du 20 janv2008
Ecrit par : Ikalakely | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : La troisième salope | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireVoici ce que je propose: Pourquoi ceux et celles qui disent oui ne mettraient-ils pas tous leurs noms ici, une sorte de pétition. Rien que pour voir hoe iza no tena vonona?
Je commence et ceux qui veulent bien continuent :
Miaro Hantasoa Rafidinarivo, je dis oui au libre choix.
Ecrit par : La troisième salope | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Salope n°4 | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Sipa ok | 27 janvier 2008
Répondre à ce commentaireDans ta plaidoirie, tu mets en avant la vie de la maman. Les contres l'avortement disent que avorter c'est tuer un innocent, et tu avances que ne pas avorter tue la mère (30.000 cas), ou l'enfant (l'autre meurtre, c'est de ne pas assumer). Dans les cas d'une malformation ou maladie, il y a aussi des cas où ne pas avorter risque de tuer et l'enfant et la mère. Alors, pourquoi je m'entête à dire NON?
Dans l'histoire, généralement, c'est un innocent (le fœtus) contre deux malfaiteurs (les parents: le père en premier et la mère ensuite). Sauf les rares cas où c'est la mère la victime et le bébé qui est un tueur en herbe (grossesse désirée mais le fait de garder le bébé risque de tuer la mère). Tu dis que la mère devrait avoir le choix, et le bébé (ou fœtus) non. Je trouve cela ingrat, mais nos pensées sont visiblement à l'opposé, donc cela n'avancera peut-être pas de discuter dans cette voie.
Je reviens à ce qu'a dit Kristianina fanina, que Madagascar n'est pas un pays chrétien. Madagascar est un pays qui pratique la religion chrétienne (sinon, les 25 décembre, Ascension, Assomption, Lundi de Pâques et Pentecôtes ne devraient pas être fériés). Si on n'était pas un pays chrétien entre guillemets, on devrait plutôt fêter les Alahamadibe, ... Mais un pays Chrétien, sans les guillemets, ça n'existe pas. Même l'Etat du Vatican. Tout ce qui s'y dit n'est pas OK, selon la volonté du Christ!
Avorter ou ne pas avorter mais ne pas assumer comme il faut, c'est un crime. Mais le vrai crime a été commis au moment de la conception. On a appuyé sur le bouton qui lache la bombe atomique, et ensuite on décide où elle va tomber. L'Eglise a le droit de dire qu'elle n'acceptera jamais l'avortement, mais le fait est qu'elle a lamentablement échoué à sa vocation dès que deux personnes, non mariées, ont une relation sexuelle.
Mais dans tous les cas, la dépénalisation de l'avortement est la pire chose que l'Homme peut imaginer. Il y a d'autres solutions plus humaines comme la sévérité sur l'avortement. Nous constatons les problèmes actuels car la loi interdit mais les hommes de loi n'appliquent pas la loi. La répréhension sévère des avorteuses, l'implication de l'Eglise dans l'éducation sexuelle amèneront des résultats plus concrètes sur la préservation de la vie.
En cas de viol, NON à la dépénalisation. La mère devra mettre au monde l'enfant non désiré. (Je suis un homme, mais faudrait que cela m'arrive à moi d'être violé et tombé enceinte pour dire si la loi peut décider à la place de la mère si elle veut garder l'enfant ou non). Si le père est connu, il doit assumer. S'il n'est pas connu, l'Etat doit assumer. J'ai lu un bon livre en malgache où une femme malgache était violée par un vazaha et tomba enceinte, elle a gardé son enfant envers et contre l'avis de ses proches, elle l'a aimé car c'était SON enfant. Croyez-moi, Dieu remplira le cœur de la Maman de tout l'amour qu'il faudra pour aimer son enfant. Mais l'Etat doit assumer, matériellement et moralement (psychologues gratuits dans les CSB?).
En cas de maladie entraînant un grand risque à la vie de mère ou à la future vie de l'enfant, c'est de l'euthanasie anticipée. Ouvrons un autre débat sur l'euthanasie où DotMG dit encore NON.
Ecrit par : DotMG | 28 janvier 2008
Répondre à ce commentaireC'est juste une question de bon sens et d'instinct. Le libre choix existe. La femme est libre, complètement libre avant de passer a l'acte soit de dire non, pas pour l'instant merci, soit de choisir le moyen de contraception qui lui convient. Et le libre choix il est la. Se faire avorter n'est plus choisir. C'est subir les conséquences.
Quand une femme en arrive a avorter, c'est qu'elle serait passée par bien des choses qui démontrent que la société dans laquelle elle vit a failli. Qu'elle vit dans une société ou même la vie n'a plus d'importance. A plus forte raison le reste ... La depenalisation de l'avortement sera alors l'aveu de l'échec.
Ecrit par : Rondro | 28 janvier 2008
Répondre à ce commentaireDepuis, j'ai pris la pilule, en complément des préservatifs.
La deuxième fois, c'était avec celui qui allait devenir mon mari. Je ne prenais plus la pilule, et je n'avais pas de capote. Je lui faisais confiance, et nous avons choisi, pour notre première fois, un jour où je ne devrais pas ovuler. Mais ça n'a pas marché. On n'est pourtant pas aussi bête. On sait bien compter, et j'ai personnellement revu les cours d'éducation sexuelle pour être bien sûre que nous ne courions aucun risque. Mais non.
Re-pilule. Pendant cinq ans, mais plus de préservatifs.
La troisième fois, c'était juste avant le mariage. On nous a dit qu'il fallait arrêter la pilule quelques mois, voire quelques années avant pour éviter toute malformation des futurs enfants. Donc, arrêt des pilules et nous revoilà avec la méthode de contraception naturelle. Mais encore une fois, cela n'a pas marché. Un oeuf a trouvé le moyen de se former dans mon ventre. Nous ne nous voyons pourtant pas encore parents même si notre mariage devait se tenir un mois après. Les deux premières fois ne m'ont pas tué, pourquoi la troisième me tuerait-elle?
J'ai eu de lachance parce qu'il y a des médecins qui acceptent de le faire, clandestinement, certes, mais avec le maximum de précautions qu'ils puissent faire. Le coû est assez élevé, surtout lorsque, comme pour la troisième fois, il fallait se faire anesthésier.
Et pourquoi?
Parce que à 19 ans et à 22 ans, je ne me sentais pas capable d'assumer un rôle de mère. Je ne me voyais pas imposer un enfant que moi-même je n'ai pas désiré à un homme ou à qui que ce soit d'autre. Et je voulais poursuivre mes études.
Parce que à 27 ans, ma carrière était bien lancée, et je ne voulais pas la freiner par la maternité. Pas encore. Et celui qui allait devenir mon époux n'était pas non plus prêt. S'il l'était, peut-être que ... je ne sais pas.
Deux ans et quelques plaquettes de pilules plus tard, nous décidons enfin d'avoir un enfant.
Aujourd'hui, j'ai 31 ans, un enfant magnifique que nous avons désiré et souhaité tous les deux.
J'ai des cousines, qui, à vingt-six ans ont cinq enfants et en attendent le sixième. D'autres, deux ou trois et une collection de plaquettes de pilules. Mais toutes, toutes... nous sommes passées par au moins un avortement. Nos mères sont toutes passées par là, et sont toutes tombées enceintes avant le mariage. Toutes se sont mariées parce qu'elles attendaient un enfant. Et dans cette famille, rares sont celles qui, comme moi, ont dit oui, le ventre extra-plat.
Tout le monde a fait ça dans le secret des cabinets médicaux tananariviens, mais dans les familles où les femmes sont nombreuses, les secrets se gardent bien mal...
Oui, il y a celles dont le seul contact sexuel suffit à déclencher l'ovulation. D'autres où c'est plus difficile. Mais comme les hommes, les femmes aussi naissent différentes les unes des autres.
Pour elles, oui, pour nous et pour toutes les générations de pondeuses à venir, je dis oui à la dépénalisation de l'avortement, oui à la libéralisation du planning familial.
Donnons aux femmes huit semaines après la date des dernières règles (six semaines de grossesse) la liberté de choisir si oui ou non, elles veulent garder l'enfant. Pendant ces six semaines, montrons-leur et convainquons-les qu'elles ne seront pas perdues si elles décident de donner la vie à cet enfant. Mais ne les blâmons pas si elles préfèrent que la vie qui se forme dans leurs entrailles soit interrompue dès sa conception. Parce qu'une vie qu'on donne, c'est une vie qu'on assume jusqu'à son indépendance complète.
Michelle, la énième salope.
Ecrit par : michelle | 29 janvier 2008
Répondre à ce commentaireDepuis, j'ai pris la pilule, en complément des préservatifs.
La deuxième fois, c'était avec celui qui allait devenir mon mari. Je ne prenais plus la pilule, et je n'avais pas de capote. Je lui faisais confiance, et nous avons choisi, pour notre première fois, un jour où je ne devrais pas ovuler. Mais ça n'a pas marché. On n'est pourtant pas aussi bête. On sait bien compter, et j'ai personnellement revu les cours d'éducation sexuelle pour être bien sûre que nous ne courions aucun risque. Mais non.
Re-pilule. Pendant cinq ans, mais plus de préservatifs.
La troisième fois, c'était juste avant le mariage. On nous a dit qu'il fallait arrêter la pilule quelques mois, voire quelques années avant pour éviter toute malformation des futurs enfants. Donc, arrêt des pilules et nous revoilà avec la méthode de contraception naturelle. Mais encore une fois, cela n'a pas marché. Un oeuf a trouvé le moyen de se former dans mon ventre. Nous ne nous voyons pourtant pas encore parents même si notre mariage devait se tenir un mois après. Les deux premières fois ne m'ont pas tué, pourquoi la troisième me tuerait-elle?
J'ai eu de la chance parce qu'il y a des médecins qui acceptent de le faire, clandestinement, certes, mais avec le maximum de précautions qu'ils puissent faire. Le coû est assez élevé, surtout lorsque, comme pour la troisième fois, il fallait se faire anesthésier.
Et pourquoi? Parce que à 19 ans et à 22 ans, je ne me sentais pas capable d'assumer un rôle de mère. Je ne me voyais pas imposer un enfant que moi-même je n'ai pas désiré à un homme ou à qui que ce soit d'autre. Et je voulais poursuivre mes études.
Parce que à 27 ans, ma carrière était bien lancée, et je ne voulais pas la freiner par la maternité. Pas encore. Et celui qui allait devenir mon époux n'était pas non plus prêt. S'il l'était, peut-être que ... je ne sais pas.
Deux ans et quelques plaquettes de pilules plus tard, nous décidons enfin d'avoir un enfant.
Aujourd'hui, j'ai 31 ans, un enfant magnifique que nous avons désiré et souhaité tous les deux.
J'ai des cousines, qui, à vingt-six ans ont cinq enfants et en attendent le sixième. D'autres, deux ou trois et une collection de plaquettes de pilules. Mais toutes, toutes... nous sommes passées par au moins un avortement. Nos mères sont toutes passées par là, et sont toutes tombées enceintes avant le mariage. Toutes se sont mariées parce qu'elles attendaient un enfant. Et dans cette famille, rares sont celles qui, comme moi, ont dit oui, le ventre extra-plat. Tout le monde a fait ça dans le secret des cabinets médicaux tananariviens, mais dans les familles où les femmes sont nombreuses, les secrets se gardent bien mal...
Oui, il y a celles dont le seul contact sexuel suffit à déclencher l'ovulation. D'autres où c'est plus difficile. Mais comme les hommes, les femmes aussi naissent différentes les unes des autres.
Pour elles, oui, pour nous et pour toutes les générations de pondeuses à venir, je dis oui à la dépénalisation de l'avortement, oui à la libéralisation du planning familial.
Donnons aux femmes huit semaines après la date des dernières règles (six semaines de grossesse) la liberté de choisir si oui ou non, elles veulent garder l'enfant. Pendant ces six semaines, montrons-leur et convainquons-les qu'elles ne seront pas perdues si elles décident de donner la vie à cet enfant. Mais ne les blâmons pas si elles préfèrent que la vie qui se forme dans leurs entrailles soit interrompue dès sa conception. Parce qu'une vie qu'on donne, c'est une vie qu'on assume jusqu'à son indépendance complète.
Michelle, la énième salope
Ecrit par : michelle | 29 janvier 2008
Répondre à ce commentaire=> 1 avortement à faire sur 4 grossesses, en plus des 75.000 avortements clandestins annuels recensés actuellement, il faudra créer une filière avortement à l'Université pour former l'Homme à faire un avortement sans risque.
# 5,2 enfants par femme ( mais qui peut aller jusqu'à 7-12 enfants dans certaines régions reculées)
=> Pour faire développer ce pays, nous devrions pouvoir limiter le nombre d'enfants par ménage à moins de 2,5 (1,5 pour les familles dans le besoin et 3 maximum pour les familles aisées). Une moyenne de 2,7 avortements à faire par mère?
Tout ceci pour dire que la dépénalisation de l'avortement n'est pas la solution. C'est une éducation sexuelle décente et une formation sur le planning familial. Vaut-il mieux avorter que prévenir?
Ecrit par : DotMG | 29 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lombard | 30 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEt tu crois sincèrement que ça va se passer comme ça? Ce n'est pas un peu utopique ? Quel violeur et quel Etat malgache accepterait d'assumer? On est à Mada, tu sais, faut pas rêver aussi.
Et si Madagascar est un pays chrétien ou pas, je ne vois pas en quoi ce serait un problème si on n'était pas un pays chrétien. Honnêtement, raha ireo rehetra milaza ny tenany ho "mpivavaka" hitantsika isan'andro ireo no maha kristianina an'ity firenena ity dia mbo mahamenatra kosa e.
Ecrit par : Zaka | 30 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : DotMG | 30 janvier 2008
Répondre à ce commentaireFa ny manala zaza aloha, tsy hoe manaiky aho. Fa raha voaolana kosa ve ramatoakely? Moramora ange ny miteny hoe "zakao io ry mpanolana" na "zakao io ry Fanjakana", fa dia ho azonareo an-tsaina fotsiny ny fahorian'io vehivavy io rehefa avy eo? Indrindra fa eto @ tanin'ny mpifosa sy ny takoritsika sy ny mpamingana etsetra... Isika gasy ange maramara saina r'ise, sao mihevitra fa raha tazonina eo io zaza io dia ho raisin'ny sarababem-bahoaka ho toy ny olona rehetra. Tsss, ompa ny ahazo an'io, fanilikilihana, sy io harastiana rehetra io. Ka raha mahazaka dia ataovy fa raha vehivavy iaran'ny tsy mety izany aloha, alao ranona fa olom-boahozona koa ve e!
Ecrit par : Velisoa | 30 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Velisoa | 30 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Velisoa | 30 janvier 2008
Répondre à ce commentaireEn ce qui concerne le fond du débat, je suis pour déployer des gros moyens de mise à disposition et informations sur les méthodes de contraception. Je sais pas si on trouve facilement des "pilules du lendemain" à Mada. Mais ça me semble plus jouable qu'un avortement clandestin "artisanal", dangereux pour la femme et l'enfant. Kisifi avait lancé le sujet aussi il y a quelques semaines http://madagascar.mabulle.com/index.php/2007/10/19/93864-ilelle
Ecrit par : Vola | 04 février 2008
Répondre à ce commentairemialy! moi pour ma part, je suis 100% pour l'avortement!
pour moi, il vaut mieux avorter l'embryon dès qu'il en est temps que d'attendre ces premières années avnt de réaliser que ni la mère , ni le père ne peux subvenir à ses besoins!!!!!!
Ecrit par : nix_ | 12 février 2008
Répondre à ce commentaireSuper ton blog
Et moi je dis, Salope ou pas, est -ce le fait de (se) le dire ouvertement qui en fait une ou celui d'être d'accord pour la libéralisation?
des salopes, combien en compte-t-on? mais leur domaine de saloperie diffère, et le degré aussi, c'est selon.
A chacun de décider si on veu être salope en prenant le choix de se faire avorter,
ou de se faire traiter de salope par les autres quand on aura mis au monde 2 gosses à 17 ans! (c'est inévitable ce genre de commentaire sur soi)
allez, chacun son choix, salope aussi moi? oui, si vous voulez, mais j'asume!
Ecrit par : Jah'Kass | 12 février 2008
Répondre à ce commentaireAfaka atao ny mivavaka sy misafidy ny ho kristianina, na ho ity, na ho itsy, na ho izao, etx Afaka atao ny miteny hoe "za tsy manaiky ny manala zaza, ny euthanasie sy ny sisa"... Fa manan-jo tsy hianjera ao anaty cliché à deux balles koa e, asio horizon ny fiainana, LEITY E!!! pfff!!! Azafady fa tena bofisme be loatra...
Ecrit par : Mialy s'en fout | 30 avril 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Mialy s'en fout | 30 avril 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Klem | 30 avril 2008
Répondre à ce commentairejereo ange ity e; => 1 avortement à faire sur 4 grossesses, en plus des 75.000 avortements clandestins annuels recensés actuellement, il faudra créer une filière avortement à l'Université pour former l'Homme à faire un avortement sans risque => Pour faire développer ce pays, nous devrions pouvoir limiter le nombre d'enfants par ménage à moins de 2,5 (1,5 pour les familles dans le besoin et 3 maximum pour les familles aisées). Une moyenne de 2,7 avortements à faire par mère?
Même dans l'humour noir ironique, c'est CON. ahahahahahaha
Ecrit par : Mialy s'en fout | 30 avril 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Mialy s'en fout | 30 avril 2008
Répondre à ce commentaireEntierement d'accord : la c'est vraiment très très con !
Ecrit par : Rondro | 30 avril 2008
Répondre à ce commentaireAveriko apetraka ary ilay famelarako ny momba an'ilay hoe filière avortement eny amin'ny anjerimanontolo: Mino izany ianao fa raha avela ho malalaka ny fanalan-jaza dia hihena io isa hoe 75.000 isan-taona io, fa tsy hitombo? Ilay chiffre 75000 ange tsy izaho no namorona an'iny fa ianareo no nanome e!
Ecrit par : DotMG | 30 avril 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Ianja | 01 mai 2008
Répondre à ce commentaireApparemment, ôtran'ny tsy tena maîtrizénao lé izy zany? Sao dia tsy "ianao mihitsy izay"?
hihihi, non, mbola mimémé am lé salade teo ihany a
Ecrit par : mirana | 01 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Zina | 01 mai 2008
Répondre à ce commentaireTena mahagaga ahy mihitsy ianao io; mbola mba nofo; taolana ary ra no mamorona anao nefa dia miseho mahasahy toa izany.tsisy fotony anie ianao olombelona io ary zavatra tsisy fotony ihany koa dia mampiala taminao io ainao io.Andramo tsindromy fanjaitra fotsiny ny fenao ilany dia henoy ny tohiny avy eo.Aza dia maivan-tsaina loatra fa mba mandiniha vao manao zavatra.Ny ahy ny torohevitro dia izao:aleo mitandrina mba tsy hisian'ny vohoka,hialana @ fanalan-jaza ary tsy tokony hanala zaza mihitsy isika lehibe.Aza mianatra ny hadalan'olona fa na manankarena aza ny firenena sasany,tsisy maty mihitsy ve ao aminy,tsisy marary mihitsy ve ao aminy ary diniho tsara fa ny firenena manan-karena anie ka maro marary saina ary izany no mahatonga azy ireo hanaiky ny avortement.Mbola ho faty ianao io ary hanenenanao izany toe-tsainao izany rehefa tonga io ora farany io.
Ecrit par : vorogidy | 17 mai 2008
Répondre à ce commentairehahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahh
Ecrit par : Mialy s'en fout | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaire"Nous autres qui voulons un avortement libre, on est casé parmi les immoraux et les moins que rien. On a l'habitude qu'on nous attribue la paternité des "gros scandales". Ok, nous en assumons la responsabilité, on est bâti pour ça. Mais épargnez-nous vos sarcasmes minables et stériles: vous valez mieux que ça, nous en sommes convaincus !!! "
Alors de grâce, épargnez-moi vos conneries de bondieuseries à deux sous du genre : mbola ho faty ianao sy ny sisa". Satria hevitra azo tohanana ary tokony harovana ny anao, ka tohano amin'ny fomba mihaja fa tsy argument bas de gamme ohatran'izao. Asehoy anay izay pro-avortement fa vitanareo ny miaro ny hevitrareo kanefa tsy mirefarefa amin'ny tany koa.
75000 avortements no miseho isan-taona eto amin'ity firenena izay lazaina fa "kristianina" sy "humaniste" ity: de l'hypocrisie tout ça. Ka raha misoulager ny conscience nareo "manaja ny aina" ka "tsy nanota" dia toraho aty amiko ny vato, allez, jetez la première pierre, c'est si bon ! Et sentez vos ailes de saints vous pousser, regardez comme vous sauvez des vies rien qu'en me jettant la première pierre.
Ecrit par : Mialy s'en fout | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Ianja | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : promess | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : gentleman | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Ianja | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Rajiosy | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireMialy s'en fout, ça, je te l'accorde, c'est gratuit comme argument. Ce qui rejoint ce que j'ai dit en haut sur Vehvavy mpanafintohina, sur pourquoi certains sujets chauds rendent les gens obtus. Mais bon, je suis sûr que tu savais dès le début en t'attaquant à ce sujet que tu recevras et les bons plaidoyers ( pro ou contre) et les mauvais.
Ecrit par : Charles | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Anna | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Anna | 18 mai 2008
Répondre à ce commentaireEt pourtant, ce billet fait partie des plus sensés en matière de lutte pour l'avortement, que l'on soit pour ou contre, une justice qu'il faut rendre à Mialy: elle défend incroyablement bien ses idées. Et c'est l'une de premières Malgaches à se dire ouvertement pour le libre choix, tsy maivan-tsaina izany amiko, c'est même un courage que beaucoup n'auront jamais. Elle a le cran de s'insurger contre la "morale" de monsieur tout le monde et de le dire haut et fort avec des arguments bétons. ce blog a donc le mérite d'ouvrir un débat resté longemtps dans le silence parce qu'on est tous trop hypocrite pour avoir le courage d'en parler. Tsy hamaivanan-tsaina izany amiko, être celle qui éveille les réflexions et la conscience. Ny hamaivanantsaina dia nu fahanginana ataontsika isan'andro.
Ecrit par : Free to speak | 19 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Free to speak | 19 mai 2008
Répondre à ce commentaireAfaka tohizana foana ny resaka fa parenthèses kely fotsiny iny, ho an'izay mbola te hiantso tody sy fahafatesana sy Andriamanitra sy razana sy ny sisa. Le sujet est: "Mialy s'en fout dit Oui à la dépénalisation de l'avortement. Et vous?"
Ecrit par : Mialy s'en fout | 19 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : rondro | 19 mai 2008
Répondre à ce commentairePour les nouvelles, les derniers échos nous viennent de la consultation nationale sur la promotion du genre dans la Sadc, en avril avec disons quelques petites phrases sur l'importance de débattre sur la question.
Mais si tu veux savoir mes news sur le sujet, mercredi prochain, je suis l'invitée d'une petite classe de 2nde pendant deux heures où nous aborderons le thème de la santé reproductive, du genre "les jeunes parlent avec les jeunes". Pas question de faire mon blibla sur l'avortement bien sûr (je ne suis pas sûre de trouver les bons mots pour parler de ça avec des gamins de 15 ans) mais j'ai préparé un exposé sur power point ludique et hilarant ( enfin, ça me fait beaucoup rire mais bon, mon humour est aussi très bête parfois).
Enfin, la séance devrait aboutir à une compréhension d'une sexualité responsable: contraceptifs, presérvatifs, informations sur les Ist et le sida, l'abstinence si possible, et bien sûr sur pourquoi c'est dangereux d'avorter clandestinement ( tant que ce n'est pas légal donc) et qu'il vaut mieux penser à se protéger. Donc ce sera plus une éducation "civico-sexuelle" qu'une éducation sexuelle tout court.
Croisez les doigts pour que je m'en sorte, si je suis convaincante et si j'arrive à retenir l'attention de mes chers auditeurs, le projet sera étendu sur les autres classes. Et qui sait, pourquoi pas ne pas penser à l'étendre dans d'autres écoles? Ce sera déjà ça de gagné!!!
Ecrit par : Mialy s'en fout | 19 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Raza | 19 mai 2008
Répondre à ce commentaireHé bin, wi, en attendant de trouver une solution pour ces 75000 avortements, pourquoi ne pas commencer par ce qui est possible de faire dès maintenant? Qui sait, d'ici quelques années, peut-être qu'on n'aura pas à dépénaliser quoi que ce soit puisqu'on aura bien maîtrisé la prévention. Mais il faut commencer dès maintenant, n'est-ce pas? Ce qui n'enlève en rien ma conviction : laissez le libre choix.
Tantaraiko anareo eo ny tohiny e!
Ecrit par : Mialy s'en fout | 19 mai 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : ianja | 19 mai 2008
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