15 octobre 2007
Overdose de gecko
Nous sommes d'accord: les bébés, c'est comme les grands : y a des beaux, des moins beaux et des pas beaux. Ce n'est pas parce qu'un être humain mesure 60 cm qu'il est forcément mignon. Le gosse de Marie-Gertrude me fait peur, aaargh!!! C'est son gosse et si elle l'adore, quoi de plus normal? Mais ne voila-t-il pas qu'elle me l'impose, me l'oppose, me l'expose et me le surexpose! Récit d'une overdose. Berk!

J'ai déjà un éventail de parades, au cas où la discussion vire à la geckotittude, c'est vous dire que je suis bien préparée. Le phénomène est extraordinaire; quelque soit le sujet, quand Marie-Gertrude décide de vous geckoïser, vous êtes foutus." Ce soir, mini-Moi a mangé tout un bol de soupe", m'annonce-t-elle solennellement, alors que je venais prudemment de lancer le dialogue sur un terrain d'emblée neutre: "l'expression "aller souper" est-elle oui ou non obsolète?" Après avoir annôné le gecko-verset du jour, Marie-Gertrude me fixe toujours d'un air interrogateur. S'attendrait-elle à un applaudissement, un hourrah solidaire, un clin d'oeil complice, voire un traité d'amitié à vie. Que faut-il répondre à une déclaration d'appétit soupiesque geckoïque? La situation est critique car si les balises ne sont pas dressées dès les premières secondes, Marie-Gertrude me servira le menu du jour de sa bestiole, je suis traumatisée rien qu'à l'idée...
Trop tard, le temps que je cogite sur mon évasion, Marie-Gertrude a sorti l'artillerie lourde, "Tiens, sa photo. Au souper!", poursuit-elle dans une vague de fierté digne d'un Ché tandis que mes yeux réalisaient brusquement l'étendue de l'effort à déployer. Le gecko est là, imprimé sur papier glacé, la frimousse barbouillée d'un liquide visqueux, le teint vert, les yeux exhorbités. Mon cerveau tourne à toute allure, Marie-Gertrude me fait son regard de connivence, vite, une réplique polie, vite, vite, vite, aaarggggggghhhhhhh..."jolie grenouillère!"
Argggggggghhhh!!!! Je suis perdue, à moi! Car le gecko a une importante collection de grenouillères et un album-photos épais comme le bottin. Me voici, assistant malgré moi à la collection printemps-été du lézard, grenouillères roses, bleues, jaunes, rouges, à pois, à rayures, petits bateaux, petits avions, petits camions..."Et là, il se gratte le nez, il se barbouille de compote, il vomit la compote!", voyant un hypothétique encouragement dans mon sourire crispé, Marie-Gertrude s'enfonce, m'enfonce, me tord le cou. Biberons de 4h, visites chez le pédiatre, crèche, barboteuses, couches culottes, allaitement...Ma mort cérébrale est imminente. Je sombre dans le coma geckoîque. J'ouvre les yeux, je suis dans un lit d'hôpital. Silence autour de moi, je renifle, aucune odeur de reptile en vue, je souris, je suis délivrée. Soudain, la porte s'ouvre: "Saluuuuuuuuuuuut, tiens, je t'emmène mini-Moi pour te réconforter". Priez-pour moi, je vais faire un malheur!
15:50 Ecrit par Mialy | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : GECKO
Commentaires
Ecrit par : boutchou | 16 octobre 2007
Répondre à ce commentaireEcrit par : 'Za Gasy! | 16 octobre 2007
Répondre à ce commentaireEcrit par : Malala | 16 octobre 2007
Répondre à ce commentairedonc, j'en ai? si faute de = j'en ai pas donc faute de ne pas en avoir= j'en ai?
je n'en ai pôôôô. moi je vous dis, les gosses des autres, c'est mimi une minute et une minute basta. Alors si en plus, c'est un gecko qui ne te réclame un poutou que quand sa morve a fait le tour de sa frimousse, berk.
Ecrit par : Mialy s'en fout | 16 octobre 2007
Répondre à ce commentaireEcrit par : hihihi | 16 octobre 2007
Répondre à ce commentaireEcrit par : Kilim | 16 octobre 2007
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