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31 juillet 2007
Breaking news (2)
Le blog a un an cette semaine. Et la bloggeuse en aura 26, dans une quinzaine de jours. Donc, on va s'accorder disons...quelques jours de vacances? Allez, le temps de rassembler les morceaux de coeur et de cerveau éparpillés aux antipodes et de traverser "zenement" ce passage charnière ( je vais avoir 26 ans, aaaarrrrghhhhhhhhhhhhh) et je vous reviens pêchue comme il faut.
Vous étiez un peu plus de 1000 à avoir jeté un coup d'oeil de ce côté ce mois-ci: on aurait pu créer ensemble un petit village!!! En attendant ces quelques jours de déconnexion, sentez-vous libre de vous promener, si le coeur vous en dit, prenez quelques blogs d'air pur, icI ou là, ou pourquoi pas de ce côté, c'est assez marrant aussi et là, là, là ou là. Et surtout, revenez ici. ;)))
Bonnes vacances, portez-vous bien.

:)))
27 juillet 2007
Bonbô gasy...

Bonbô mantsy misy loko maro
Ho enti-mahatsiaro ireo zava-maro nataonao taloha
Bonbo mantsy mba voninkazo koa...

Bonbô mantsy
Maharitra am-bava
Mora mampisavava ny ngidin'ny fiainana efa mankalao!
Bonbo mantsy no solon-tsigara...

Bonbô mantsy
Zaraina aminao
Toa tsy mankalao fa mamy daholo izao tontolo izao
Bonbo mantsy mba fifaliana koa...

Bonbô mantsy
Raha sendra ka very
Tsy maha-te-hijery ireo masonao efa nanantena
Bonbo mantsy mba fahoriana koa...
21:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Lolo sy ny tariny
23 juillet 2007
Message in a bottle...
Je t’envoie ce billet, comme un message à travers le temps et l’espace. Parce que penser à toi me donne l’envie d’être meilleure.
Mon amour,
Je ne te dirais pas que tout ira bien. Je ne te dirais pas que tu ne manqueras de rien. Il y aura, sans nul doute, de ces jours tristes où tu m’entendras pleurer, des heures noires où tu claqueras la porte, et des moments difficiles où l’un de nous, ou les deux à la fois, nous aurons envie de tourner la page… Mais je te dis, maintenant, comme je te le dirai demain, que je regretterai si je renonce à toi.
On te racontera sûrement des histoires, on te fera tourner la tête. Tu t’arrêteras parfois. Tu fermeras les yeux, parfois. Tu verseras peut-être des larmes. Mais souris, mon ange. Souris. Puisque de là où je suis, de maintenant où je t’écris, je te souris. Et si je m’arrête parfois, si je
ferme les yeux, si je verse des larmes, en mon for intérieur, et avec la foi que je porte en nous, je souris. Puisque tu souris.
Écoute mes pas, j’avance vers toi. Je guette ton regard, comme on attend le matin. Et si le temps me manque, si je me perds, si je ne te retrouve pas, pardonne-moi. Pardonne-moi. Mais en attendant, mon amour, sens-toi libre de devenir l’homme que tu souhaites. Je suis heureuse de te savoir vrai.
Mialy.
12:21 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Message in a bottle
22 juillet 2007
La dernière lettre de l'Abbé Pierre
Publiée après son décès, selon ses voeux, cette dernière lettre de l’abbé Pierre adressée au pape Benoît XVI, appelle à l’ordination des hommes mariés. Le fondateur d’Emmaüs l’avait écrite le jour de la Toussaint 2005. Le 1er novemembre 2005, juste après que les évêques du monde entier réunis à Rome s’étaient prononcées contre l’ordination d’hommes mariés. Obsédé par la question de "la pénurie" de prêtres, l'abbé Pierre affirme dans sa lettre que l’ordination d’hommes mariés est le seul moyen d'y faire face. La lettre est suivie de post scriptum.
Mes frères.
Une nuit j’ai rêvé. Le long des routes, de villes en villages, je voyais se rallumer merveilleusement les innombrables lampes des tabernacles. Une voix disait: «A nouveau Jésus,livré à vous de tout son Corps,est là.» Le réveil d’un tel rêve fait mal. Qui ferait le compte des lampes éteintes? Alors j’ai décidé de questionner tous ceux qui, depuis quelques dizaines d’années, ne comprennent plus. Je leur demandais que faire? Des groupes de fidèles, des prêtres, des évêques, deux cardinaux à Rome, tous ont dit la même pensée.
Ordonner prêtres des hommes mariés,fervents et capables. Egalement ceux qui ne sont pas dans l’Eglise, mais qui lui veulent du bien, me répètent: «Quelle association de cette importance agirait à ce point sans raison, ou n’agirait pas, alors qu’elle dispose d’une réserve humaine d’un tel nombre et d’une telle foi? Pensons à la multitude chaque jour renouvelée des Retraités. Tout au long de mon questionnement, tous concluaient, non pas : « Que faire? mais, Quand le fera-t-on?»
Frères Evêques, réunis récemment en Synode à Rome, vous n’avez pas encore voulu ouvrir cette porte et présenter aux fidèles impatients la réponse que la plupart savent être là. Pourquoi attendre encore, quand les besoins sont aussi grands. Aucun de vous n’a à attendre puisque vous êtes, vous aussi, les dépositaires de cette parole: «Paix mes agneaux. Paix mes brebis» Je sais, bien sûr, qu’apparaîtront des problèmes, je pense à trois, aucun n’est insoluble.
1. Assurer à ce flot d’arrivants la science de la foi, et l’initiation par quelques aînés. (ne faudra-t-il pas nommer ainsi, ceux qui ont précédé?) quel aîné s’y déroberait?
2. Etre certain d’assurer aux familles des prêtres, le nécessaire pour vivre. Douterions-nous que les groupes de fidèles n’y veilleraient pas?
3. Pour ôter la tentation du cambriolage des tabernacles, qui illumineront chaque église, et devant lesquels, de jour comme de nuit, chacun pourra venir prier, ne serait-il pas évangélique de déposer le pain consacré dans quelques simples étoffes, les vases d’or pouvant être remisés dans les sacristies, fermées à clef?
Frères n’ayons pas peur! ouvrons la porte de nos églises! ouvrons la porte du sacerdoce à ces milliers d’hommes, de foi fervente, prêts à entrer dans cette vocation. Je sais que la vocation du célibat, que j’ai vécue 75ans, est difficile, mais je sais que vécue avec ferveur elle est un Don de Dieu, et tout le monde sait que la vocation d’époux ne peut bien se vivre, elle aussi, que dans la même ferveur et reçoit des Dons similaires, ceci d’autant plus, si elle recouvre la charge sacerdotale. Je suis aussi convaincu que l’ordination d’hommes mariés ne taira en rien les vocations au célibat consacré. Frères, que vous dire de plus? Notre monde, plus que jamais, n’a-t-il pas soif de Jésus et du don de Sa présence dans l’Eucharistie? Je n’ai plus l’âge, mais je garde l’enthousiasme d’être votre frère et un ami de Jésus.
En grande affection.
Abbé Pierre
PS (1): Les trois piliers du Livre «Mon Dieu Pourquoi»:
1. Sans le célibat, je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait 2. Sans les Mystères de la foi, je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait 3. Dans l’espérance du «Délivrez nous du mal»
PS (2): De grâce que personne ne me parle plus de ce petit livre, sans l’avoir lu en entier.
23:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Abbé Pierre, dernière lettre, ordination
'Faut être un Belge pour faire ça!
Wahahahahaha! Ca, c'est un truc à mourrir de rire. Voici le bêtisier du Premier ministre belge.
Samedi 21 juillet, fête nationale belge, le futur Premier ministre, le Flamand Yves Leterme, assistait au Te Deum donné à la cathédrale de Bruxelles. Comme il gravissait les marches, un journalistes est venu à lui et lui a demandé s'il connaissait les paroles de l'hymne national de la Belgique, la Brabançonne. Leterme répond : "Un peu". Et il se met à chanter...la Marseillaise!!!! : "Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé...." C'est comme si Ravalomanana confondait "Ry Tanindrazanay Malala" avec le "God save the Queen".

Après des siècles d'esclavage,
Le Belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom, ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Désormais, peuple indompté,
Grava sur ta vieille bannière :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Grava sur ta vieille bannière :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos cœurs, à toi nos bras !
A toi notre sang, ô Patrie,
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
Le Roi, la Loi, la Liberté !
15:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Belique, Flamand, Brabançonne, Yves Leterme
11 juillet 2007
Soherina, ma chrysalide
Derrière nous s’en est allée une année laborieuse. Espoirs et désillusions se sont succédés, enfouis dans une colère sourde qui éclatait souvent au grand jour sans que l’on ne sache comment l’arrêter. Une année de colère étalée sous un ciel indifférent. Le coeur de la vieille cité surpportait avec patience cette colère qu'elle connaissait bien, pour l'avoir vu dans son coeur. Là, où d’autres colères avaient déposé leurs larmes il y a dix, vingt, trente, quarante ans.Et c’était ici, où tout a commencé, que tout finit. Une foule par milliers, sans doute la même qui jour après jour, des mois durant, était debout. Ce soir, ils allaient oublier. Ils allaient ignorer leur fatigue et ils attendraient avec impatience cette nouvelle année, comme d’autres attendent une nouvelle chance, un nouveau départ. Et quand les douze coups de minuit avaient sonné, ils levèrent les yeux au ciel, accueillirent les premières minutes de l’année nouvelle. C'est la bénédiction d’un dieu inconnu qui les avait pris sous son aile. Nous étions en 2003.
Ma première pensée était pour Soherina que je n’avais pas revue depuis un mois. Elle devait être
quelque part, parmi cette foule dense, en train d’exorciser ses propres colères, elle aussi. Un soir de juin, je la vis, assise au milieu des fleurs, ses grands yeux d’enfant perdus dans le vague. Petite chose fragile, égarée au milieu d’une vie qu’elle n'avait sans doute pas choisi. Je n’osais m’approcher. Je ne connaissais pas de mots qui pouvaient adoucir sa peine sans écorcher le cœur. Que dit-on dans ces cas là ? Aujourd’hui encore, je ne le sais pas. A vrai dire, je n’y avais jamais vraiment pensé, avant cette soirée. Jusque là, seule la nuée de têtes noires au-dessous des banderoles me parvenait de cette crise. Je savais cette colère, pour l’avoir côtoyé comme une sœur, pour l’avoir rencontré dans tous les recoins de la ville, dans la violence et dans le silence. Mais de l’avoir vue sur le visage de Soherina ce soir-là me fit un choc. Sa colère ne s’imprimait pas en lettres noires sur des étendards blancs. Elle ne hurlait pas de ces grands mots qui vous faisaient tourner la tête et que beaucoup ne devait vraiment comprendre. Elle n’était pas de ce calme inquiétant, menaçant d’exploser à tout moment, où pire, s'entasser dans un coin de soi pour ne devenir qu’aigreur et dégoût.
La colère de Soherina était celle d’une petite fille qui refuse de toutes ses forces de briser le sceau du monde de son enfance. Impitoyable, irrationnelle et à la fois si fabuleuse d’une grande foi et d’une simplicité. Elle voulait la vie de toutes les fibres de son être, s’accrochait à la lune avec une volonté déconcertante, presque animale. La sève coulait dans ses veines avec la puissance d’un volcan, sans jamais ébranler ses pieds de môme. Mon cœur l’étreignait, prenait son image, pure comme la Vierge. Mes pensées l’enlaçaient, jusqu’à ne plus la quitter. Voilà comment j’ai rencontré Soherina. Voilà comment je fus tombée d’amour pour cette fille que je n’avais jamais vue. Ces instants me sont chers, je les garde précieusement, un havre de paix où me réfugier quand le soleil brûle ou que le vent souffle trop fort. Ce soir encore, je suis revenue à ces premiers moments. Un peu comme ce pays qui, le temps d’une nuit, ferme les yeux pour revenir à d’autres époques plus heureuses, je ferme mes yeux dans l’espoir de retrouver son regard dans ma mémoire.
18:20 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Miss Van, Soherina, Chrysalide, 2002
10 juillet 2007
Téléphone rose
Compte à rebours. « Allô…Allô ?….Allô !!! Bonjour njy e…Ca va njy ? Keskeutufééééé ?…10 sec…Alors, on se voit quand ?…Tu ne peux pas… Demain alors ? Ou après-demain…30 sec….Tu rentres à quelle heure ?…Et donc t’as pas un break pour qu’on se voit un peu ? Juste un peu de temps rien que toi et moi…Comme au bon vieux temps…OK, alors j’insiste pas…Sinon, tu passes une bonne journée ?…Cool…Tu as l’air de bien t’amuser…Sans moi, ceci étant…40 sec…Tummanktuséééé…Jetèmetuséééé…T’as l’air vachement occupé…Tu veux que je te laisse ?…52 sec…OK Alors… Je te laisse…Bisous njy eee…Je t’ai…bip bip bip bip…me. Allô ? 59 sec. Allô…Et tu as raccroché… »Allez, on remet ça. « Bip..(c’est la sonnerie)…Bip…Bip… Bip…Bip… Bip…Bip… Bip…Bip… Bip…Bip… Bip…Bip… Bip…Bip… Bip…Bip…Votre correspondant ne répond pas. Veuillez rappeler ultérieurement."
OK. On est optimiste. Crise de surdité passagère. Au petit coin, genre diarrhée imprévue. OK. Y a pas le feu. On y va. « Bip…Bip…Le téléphone de votre correspondant est éteint ou hors de la zone de connexion… »
OK. OK. Entré sous un tunnel. Y a pas de réseau, dans un tunnel. Alors le téléphone est mort. Ou alors, panne de batterie. Oublié de recharger. Ca arrive, surtout que le stress du boulot et tout le tintouin, ça finit par vous brouiller les repères. On a l’air de squatter sa vie, là ? Hein, on a l’air genre Bridget Jones court après Mr Darcy ? Ouais, but c’est vachement tôt pour tirer des conclusions. Bon, on remet ça. Mais peut-être qu’il va rappeler. OK. Attendons qu’il rappelle.
Il va rappeler. Impossible qu’il ne le fasse pas. Ou bien à court de crédit ? Ca arrive. Bon. On fera bien de rappeler parce que si ça se trouve, il ne peut pas rappeler. Alors qu’il meurt d’envie de le faire. OK. On y va. « Bip…Bip…Allô ? Allô…Za iany…Juste te dire que tummanke. Jtemankociiiiii ?…10 sec…OK. Ahem. OK. Je dérange encore….35 sec…Mais comme on se voit jamais, imagine qu’on cesse de s’appeler…45 sec…Je sais que tu es occupé, d’ailleurs moi aussi, mais on en est couple, non ?…On pourrait bip…bip…Raccroché. »Raccroché. Ah, le con.
Tout cela pour vous dire que je hais le téléphone. Une invention de dingue. Cet appendice à ondes, dessert la communication intra-couple. J’en arrive à hurler : « Mais si tu veux qu’on ne se voit plus, fais-moi savoir », dans l’espoir d’une réaction, quelque chose d’autre que de l’indifférence, que cette connerie de bip-bip à la con. Non. On m’a raccroché au nez. Ca veut dire quoi ? Qu’on rompt ? Qu’on ne rompt pas ? Qu’on fait comme si de rien n’était ? Quel est le sens du raccrochage au nez dans le vocabulaire téléphonique amoureux (ou non, d'ailleurs, je ne sais plus)? Et paradoxalement, plus les pubs clament que le téléphone nous rapproche, plus on s’éloigne l’un de l’autre. Et imaginez un peu la
tonne de questions qui peuvent se poser quand un cellulaire sonne libre, est éteint, est hors réseau, est sur messagerie. Aaaaaahhhhhhhh!!!! Zut. Mais évidemment, ce sont des questions qui peuvent ne pas se poser si d'emblée on pouvait se dire qu'on a aucune raison de les poser. Donc. Aaaaaaaaaahhhhhhhhhh!!!!! ZUT!21:45 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : téléphone