02 juillet 2008

African colours

 

 
The Ultimate Cry
 
Appeal to the conscience of the African symbol. It is a summation of suffering and hope.

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"Africa, as a whole, represented by this mother dressed in flags, appealing for peace, symbolised by the presence of the doves. The hungry children, in the shadow of hope, is a kind of awaking for the role of the african union, without, however, ignoring the blue, red, green, yelow and other helmets, represented, here, by the totems, like in the past, with our acnestors, for the protection of our lands. The presence of wood and earth symbolise the casting aside of any western interpretion. An authentic and united Africa is our leitmotiv."
By Cyprien Kablan, Ivorian artist.
 
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Namibian tree of unity
 
A triptyche artwork dedicated to the unity, liberty and justice as enshrined on the coat of arms of Namibia.
 
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"The design of the artwork is centred around the tree of unity depicted by the oneness of a hand whose roots change into hands gripping onto one another to depict their interdependence. The eyes on the roots reflect the expectation of the late heroes who sacrificed their livers for the independence of their motherland.

On top of the soil, fumes emerge from clay pots which pass through the fruit to the sky, symbolizing the influence that the soil of the independent motherland has on all those who have the privilege to walk, live and benefit from it today. The trunk of the tree further strengthens the thought of oneness that changes into a hand holding the blue sky of Namibia. The weaving texture in the background suggests the social fabric of the Namibian nation as a symbol of integration and unity that exiosts among the different language speaking groups of the country.

The left side panel of the artwork reminds one of the armed struggle for independence and complements the right hand panel that symbolizes the benefits of education, science and technology that we enjoy as a nation. The colours of the bangle around the wrist of the hand reflects the national flag of Namibia. The three white doves symbolize the peace and stability that we have as a priviledged united namibian nation.

In short, this artwork symbolizes that the tree can only continue to give us nutritious fruit if our roots of unity hold onto one another, and liberty to look each other in the eye, with justice that assures us of human dignity, through the fertile ground that holds our roots together as one nation."
By Joe Madisia, Namibian artist.
 
 
 
 
 

Madiba "terrorise" les Ricains!

  
 

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Il a porté le coup fatal à l’apartheid. Il est le premier président noir de l’Afrique du Sud à l’issue d’une élection multiraciale sans précédent. Il est aujourd’hui un grand fédérateur des générations, des origines et des horizons. Il incarne de part et d’autre du monde l’image des causes justes. On peut être cet homme, on peut être Nelson Mandela et attendre longtemps avant que la Maison Blanche daigne vous rendre justice.  Mardi dernier, à une quinzaine de jours de ses 90 ans et 14 ans après sa victoire historique contre une longue tradition ségrégationniste, Washington a enfin retiré Nelson Mandela de la liste américaine des terroristes.

L’anachronisme frise le ridicule lorsqu’un Prix Nobel de la paix se retrouve fiché au même titre que des organisations terroristes, armées et violentes. Depuis 1994, Nelson Mandela et l’African National Congress (ANC), qui raflaient les succès diplomatiques auprès du gotha politique, étaient plébiscités aux Nations unies. Mais, ni Mandela, ni les membres de son parti n’avaient  droit de séjour en territoire américain…sauf à New York, au siège des Nations unies !

Avoir maintenu Nelson Mandela dans les rangs des terroristes est une de ces « coquilles » gênantes, une « négligence» dans les textes, qui ne rejoint évidemment pas l’idée que les Etats-Unis se font de Madiba. Mais la véritable injustice de cette disposition n’est plus tant qu’elle ait perduré aussi longtemps, ni qu’elle ait versé l’honneur du leader dans la disgrâce. L’injustice, c’est que pour l’abroger, il aura fallu qu’une Condoleezza Rice, plus embarrassée qu’autre chose, intervienne personnellement. Le parcours de Mandela et son engagement contre le racisme, le sida et l’exclusion et pour l’Afrique libre ne justifieraient-ils pas le respect pour qu’il faille que la secrétaire d’Etat intercède en sa faveur ?  
 
Et c’est une intervention symbolique : Mme Rice est la première femme noire de l’histoire américaine qui accède au haut poste de secrétaire d’Etat comme de son côté, Nelson Mandela est le premier noir au pouvoir dans son propre pays. Née en Alabama et donc enfant du vieux Sud, Rice a connu, comme Nelson Mandela, l’ignominie de la discrimination raciale. Elle est aussi devenue, comme Nelson Mandela, une des personnalités les plus influentes du moment.

Morale de l’histoire : être le pays de la liberté ne dispense pas par moment d’oublier le bon sens.

18:03 Ecrit par Mialy dans AfriK | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : nelson mandela

27 juin 2008

L'Afrique en proie à la violence

En proie aux conflits incessants qui laissent ses populations dans la détresse, l’Afrique a fait de la sécurité un défi de tous les instants. Comprendre l’explosion des conflits armés sur le continent, c’est aussi saisir la complexité des Etats africains…

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 « Ces 25-30 dernières années ont fait apparaître un nouveau concept de défense en Afrique. C’est un changement radical, conséquence de cette violence croissante qui mine le continent, du monopole d’Etats dans plusieurs régions ainsi que du recours systématique à la force plutôt qu’au dialogue ». Le Pr Medhane Tadesse, du centre de recherches politiques d’Addis Abeba, résume ainsi la position délicate du continent noir au cours de ce dernier quart de siècle.  


Faillite de l’Etat

Pour expliquer la recrudescence de la violence en Afrique, le Pr Medhane Tadesse évoque l’absence de culture démocratique et remet surtout en cause « la nature de l’Etat africain» : « Dans le fond, je ne dirai pas que c’est un problème de démocratie mais un problème lié à la nature même de l’Etat africain lorsqu’il est illégitime, non représentatif et donc peu crédible. Beaucoup d’Etats en Afrique se considèrent comme un messie pour leur population et  font fi du processus et de la culture démocratiques. C’est une façon de faire non démocratique que l’on exécute au nom de la démocratie. »

Le Dr Tony Karbo, enseignant chercheur à l’université de la paix de la capitale éthiopienne, adhère à cette idée. Il explique : « L’Afrique a toujours eu du mal à se créer un Etat solide. Dans ce continent, beaucoup d’éléments comme les problèmes ethniques, les intérêts économiques, les partenariats politiques, les lobbyings sur le foncier… prennent le pas sur la volonté de développer les pays. L’ethnie reste une des grandes causes de conflits en Afrique. Les génocides rwandais témoignent de l’ampleur des rivalités qui naissent entre les populations d’origines différentes».

Une économie désorganisée


Cette faillite de l’Etat se conjugue avec celle de l’économie. Dans l’impasse, plus d’un se voit incapables d’assurer les biens et services à la population et empruntent plus qu’ils ne peuvent rembourser. La dette perpétuelle devient alors un important facteur de crise économique, qui aboutit à une instabilité sociale. « C’est un cycle de pauvreté qui a amené certains pays, comme le Mozambique, à une véritable insécurité », affirme le Dr Karbo. Mais cet enseignant chercheur pointe aussi le doigt sur la négligence des gouvernants. « Les signes de ces crises se font percevoir 10, 20 voire 30 ans à l’avance comme c’est le cas de l’inflation galopante au Zimbabwe. Mais les initiatives pour les freiner sont lentes, parfois inexistantes », critique-t-il.

Chômage, problème d’éducation, absence d’infrastructures prioritaires comme les hôpitaux, les routes, les canaux d’adduction d’eau … Les conditions sont réunies pour que germent les conflits sociaux. Des conflits appuyés par la prolifération d’armes qu’alimente l’exploitation illégale des ressources minières telles que les pierres précieuses.
 

« Blood diamond »


L’exploitation illicite des ressources naturelles et minières est à l’origine de nombreux trafics d’armes sur le continent. Dans les sites d’extraction, la violence, l’esclavagisme et la torture sont les maîtres mots. Ces dix dernières années, le trafic de diamant équivaut à 40 millions de dollars par an, illégalement investis dans l’acquisition d’armes. Des armes, devenues autant une nécessité pour ces Etats en faillite que pour la population aux abois, à l’exemple de la Somalie qui, entre 1997 et 1999, a importé quelque 18 milliards d’armes accessibles aux simples citoyens. Durant la guerre froide, le continent entier a mobilisé un peu moins de 20 millions de dollars pour l’achat de petites armes. « Lorsque des armes sont à la portée d’une population privée de tout et insatisfaite de ses conditions d’existence, l’insécurité a trouvé son plus sérieux bastion », conclut le Dr Tony Karbo.
 
Appel à la responsabilité des membres de l'Union  
 
Créée en 2000, l’Union africaine qui compte 53 membres remplace l’ancienne Organisation de l’unité africaine (Oua). Fondée sur le modèle de l’Union européenne, cette organisation est la première responsable du maintien et de la sauvegarde de la sécurité sur le continent. Elle dispose d’un Conseil de paix et de sécurité (CPS) composé de 15 États dont la mission est de préserver la paix et la sécurité dans ses frontières et de promouvoir la diplomatie préventive.

Contrairement à l’OUA qui prônait le respect de la souveraineté de ses Etats membres et la non-ingérence, l’UA s’accorde le droit d’ingérence dans certaines situations extrêmes tels que les crimes de guerre et les génocides. « De fait, l’Afrique est à ce jour le seul continent à posséder une politique commune de reconstruction post-conflit ou PCRD», affirme Dr Naison Ngoma, l’un des experts du PCRD au sein de l’ISS de Pretoria, Afrique du Sud.

Mais l’Union africaine manque de moyens humains et financiers pour assumer une telle mission, ce qui handicape largement ses capacités à agir sur le terrain. En raison de l’étendue des conflits, « le PCRD s’avère plus lourd pour le budget de l’Union africaine que si l’on avait misé sur la prévention des violences », souligne l’expert.



Payez les cotisations !

Cette insuffisance de moyens rend l’organisation vulnérable. « Il faudrait, que les Etats membres prennent leur responsabilité et s’acquittent par exemple de leur cotisation. C’est une volonté politique dont nous avons besoin ». », rappelle le Dr Ngoma. « Ces problèmes financiers font que, pour pouvoir décider et agir, l’Union africaine reste dépendante de ressources étrangères, de l’Union européenne et des Nations unies. »

Une dépendance qui rend la pacification encore plus difficile, dénonce le Dr Abdel Haireche, expert de l’Union africaine. « Les Nations unies, pour leur part, ne sont pas assez proactives dans la prévention des conflits en Afrique. Les réactions sont tardives, les négociations prennent du temps. On a parfois l’impression que les émissaires ne sont envoyés que là où la paix est en voie d’être rétablie. Ce qui est un comble quand on sait qu’à travers sa Charte, l’organisation a toute légitimité pour agir ».
 

08:50 Ecrit par Mialy dans AfriK | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note