26 novembre 2009
Les mamans sont des perles
Le climat étant bizarre, les épidémies allant et venant, j'ai eu la plus grosse fièvre de ma vie. J'appelle Neny à la rescousse avec ma voix de Faravavy professionnelle : "Neny ôôoôôôôôôôôôôôô, manavy be ange za eee...". Entendant sa dernière souffrir tous les martyrs du monde (croyez-moi, vous en pleurerez de peine, je suis une "neniophile exceptionnellement bonne"), Neny, professionnelle infaillible dans son métier de maman, débarque avec l'artillerie lourde : yaourts et fromage, fruits, un "repas complet" de midi, et toute la dévotion d'une Neny. Elle dose mes médicaments, me sert au lit et me dit que ça ira. Et, surprise, elle a fait le ménage chez mouahahahahaha.... Mmmmmmh...En deux temps trois mouvements, je suis redevenue la petite fille la plus importante au monde. ( Je le suis toujours, de toute façon) Et miracle, mes amis : Je guéris :)))
J'aime les mamans, la mienne en particulier. Elles font que le monde va mieux. Les mamans sont des perles. Ce sont des institutions. Mais la mienne est la plus précieuse. Si je ne devais vivre qu'une seule vie dans ma vie, ce serait celle d'une maman. :)))
19:35 Ecrit par Mialy dans Princesses des cieux | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
11 novembre 2009
Réveillez Emily...
"Vous me demandez quels sont mes compagnons : les Collines — Monsieur — et le couchant — et un Chien — aussi grand que moi — que mon Père m’a acheté — Ils valent mieux que des Êtres — parce qu’ils savent — mais sont muets — et le bruit dans la Mare, à Midi — surpasse mon piano. J’ai un Frère et une Sœur — ma mère ne se soucie pas de la pensée — Père, trop absorbé par ses Dossiers — pour remarquer ce que nous faisons — Il m’achète beaucoup de Livres — mais me supplie de ne pas les lire — car il craint qu’ils n’ébranlent l’Esprit. Ils sont religieux — sauf moi — et chaque matin, s’adressent à une Éclipse — qu’ils appellent leur "Père". Mais j’ai peur que mon conte ne vous lasse — je voudrais apprendre — Pourriez-vous me dire comment grandir — ou est-ce intransmissible — comme la Mélodie — ou la Magie ? ”
Emily Dickinson
(Extrait de la lettre à Higginson du 25 avril 1862)
Une Emily se cache en chacune de nous, celle-ci est la plus belle.
Réveillez Emily...
06:48 Ecrit par Mialy dans Entre chien et loup | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Etonnez-nous !
Qu’ils satisfassent ou qu’ils déçoivent, les accords sont les accords. Par le principe de la parole donnée, les hommes d’honneur sont redevables devant les citoyens. La mauvaise gestion de la crise et la transition bancale devraient en principe s’achever ici et laisser place, enfin, à une transition intelligente et responsable. Nous ne serons jamais à l’abri ni des malentendus et interprétations extrémistes, ni des mêlées acharnées pour un siège doré, mais il appartient désormais aux signataires de défendre ce qu’ils ont approuvé.
Puisque les mouvances se sont mises d’accord et puisque, pour arriver à cela, elles disent avoir fait des sacrifices ; puisqu’elles approuvent le contenu de ces accords et qu’elles se disent prêtes à les respecter…eh bien, maintenant, qu’elles tiennent parole.
Ayant toutes été intimement responsables du chaos national, cette année comme ces dernières décennies, aucune d’elles ne peut aujourd’hui se targuer de représenter à elle seule l’unité et encore moins, l’avenir d’une nation. Elles ont, individuellement ou ensemble, de lourdes implications dans la violence et les pertes provoquées, avant, pendant et après la crise.
Evidemment, tôt ou tard, cette crise devait avoir lieu : les signes avant-coureurs étaient là, visibles à l’œil nu, insolents comme de mauvais gosses. Cette crise était inéluctable même s’il aurait été plus sensé de l’avoir menée honorablement : après tout, ce n’est pas parce que d’autres ont fait preuve d’un coup bas en 2002 qu’il fallait absolument se déniveler. De même, que d’autres se soient octroyé la dictature n’oblige pas d’en cultiver les rémanences : c’est la meilleure façon de souffler sur la bronca. Ce qui, comme la crise vient de nous le prouver, est un danger inutile quand on n’a ni les moyens, ni les arguments pour y faire face.
L’avènement de cette Transition est l’occasion pour chacune de ces mouvances de se faire amende honorable, à défaut de se refaire une virginité politique. Il est clair que la cohabitation ne sera pas aisée. D’ailleurs, les divergences d’opinions se feront toujours ressentir. Et c’est bon, c’est même excellent : l’unilatéral et la pensée unique irritent la démocratie. Mais le deal de cette Transition est d’arriver à incarner, malgré ces divergences et même au travers de celles-ci, l’unité et la cohésion. Ce sera le dernier défi de la crise et le premier de la Transition.
Etonnez-nous, pour une fois. Laissez-nous vous admirer, donnez-nous la chance d’apprécier la hauteur de vos débats et la qualité de vos programmes. Etonnez-nous, simples citoyens, surprenez-nous donc : faites (enfin) de la politique !
Mialisoa Randriamampianina
06:00 Ecrit par Mialy dans A dormir debout | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note