25 janvier 2012

Je suis jalouse de vous…

Mais je sais, je ne devrais pas parce qu’on ne peut pas vraiment dire que vous ayez un mérite particulier pour cela. Mais je suis jalouse quand même.


Je suis jalouse de ceux et celles qui, regardant les évènements des derniers jours/mois, peuvent se prononcer avec clarté sur leur position, comme peuvent le faire toutes ces personnes qui ont bien compris les choses. Tous les soirs à la télé, je regarde Untel, Unetelle… affirmer des choses d’une manière si confiante que j’en crève d’envie : « Il n’y a pas eu de notam » assure-t-il et j’envie son assurance : garantir l’inexistence d’un document « physiquement existant » relève d’un défi biblique. Moi, toute d’incertitudes et de confusions, j’en étais à remuer ciel et terre : samedi 21 janvier à 23h, je n’avais encore aucune idée de ce qu’il fallait penser. Dimanche et même lundi, à la même heure, je ne savais toujours pas quoi penser. D’ailleurs, je suis jalouse de ceux et celles qui peuvent écouter les « déclarations officielles » sans jamais passer par une phase de doutes : « Le ministre lui-même l’a dit, quand même ! » hurle celui-ci avec passion. Le ministre, le ministre…Raison de plus pour douter…


« Nous étions au courant depuis jeudi. Nous nous sommes déjà préparés pour recevoir l’avion à Morondava » assure celui-là, qui me laisse muette : il détient des informations capitales que même un chef de gouvernement, fort de sa qualification déclamatoire de «premier ministre de consensus » ne connaît pas, apparemment – ou je me trompe? Et même ca, je n’en ai aucune idée. Je suis jalouse, extrêmement jalouse.


D’ailleurs, je n’ai aucune idée de ce qui se passe et de ce qui ne se passe pas dans cette transition dite « consensuelle et inclusive » : ils se font des petites feintes entre eux («Faites-le atterrir à Morondava et envoyez toute une batterie pour l’accueil. Mais chut, pas un mot») comme des équipes adverses dans le même maillot. Et ils ne doutent pas du bien-fondé de la démarche, non. Ils sont même très à l’aise et plutôt confiants.


Mieux encore, le silence de celui-ci me rend perplexe : la transition qu’il préside perd sa trame, mais il se tait – de la même manière que moi, je me tais. Mais mon silence est celui de l’incompréhension, comme vous pouvez le constater -. Il y a un temps pour parler me direz-vous, trooop taaaaaard, vous répondrais-je.


Et de mal en pis. Celui-là, oh celui-là… Fort de son immense foule de partisans venue en masse à sa non-rencontre, il entre dans une nouvelle ère diarrhéique : « Je m’indigne !»… Le jeune homme qui se tait, précédemment cité, ne brille pas par une imagination foisonnante : il ne fait que reprendre quelques scenarios qui ont déjà servi, en disciple servile de son maître bien-haï. Que l’arroseur se plaigne d’être arrosé…Mais il se plaint, et je suis jalouse de sa conviction de se croire « maltraité », tout comme je suis jalouse de la certitude de la HAT de se croire dans son bon droit. Comment font-ils tous pour aimer leurs couleuvres?


Mais oui, je suis d’accord avec vous : il y a mille manières de régler cette question du «retour paternel » seulement voilà, il y a aussi mille manières de ne pas le régler, apparemment. - Je suis toujours amusée de cette manie politique affective des Malgaches. Aurais-je été père de famille que je serais catastrophée que mon enfant partage avec un autre mon titre légitime et légal… Dada, comment ca… ?-



Ensuite : « C’est une violation de la Feuille de route » avancent ceux-ci avec force conviction « qui stipule que Marc Ravalomanana peut bel et bien rentrer à Madagascar». « La Feuille de route est bien respectée » réfutent ceux-ci avec certitude « car elle précise que Marc Ravalomanana peut rentrer si les conditions pour cela sont réunies et elles ne le sont pas »… Donc, ils se sont accordés pour signer une même Feuille, mais avec chacun leur propre route, ce qui est très embêtant pour le voyage. Même dans cette extraordinaire contradiction, ils ne se démontent pas, mieux encore : ils affirment, ils certifient, ils garantissent, ils attestent. Je suis jalouse !!!


Et même cette Feuille m’a toujours rendue confuse : je suis jalouse qu’ils aient pu trouver un cheminement intellectuel capable de les mener à signer quelque chose que de toute évidence, ils allaient bafouer. – Ah-ha !!! Ca au moins, c’est une vieille certitude très malgache : qui signera, bafouera. C’est triste mais au moins, j’ai une certitude. – Autant que je m’en souvienne, je me suis faite expliquer ce texte par plusieurs personnes différentes de mon entourage et par les réflexions de connaisseurs ici et là…Mais même à ce niveau, je ne peux pas déclarer avec foi et certitude que nous allons dans le sens voulu : une transition intelligente qui mettra fin, non pas à cette crise uniquement, mais à la crise malgache en général. Et même, je doute fort que cet objectif soit partagé par tous. Je suis jalouse : je vivote dans le doute et eux, tous, ont trouvé la foi, ces born again de la politique !!!


Et je suis jalouse de leur sang-froid, comme s’ils se savaient détenteurs de la vérité immuable. Moi, je pense au pays, j’ai une rage de dents.


Donc. Je vous serais tous très reconnaissante de faire un effort pour mettre tout le monde – ou du moins, la majorité – sur un même niveau d’informations. Mettez-nous dans la confidence, merde, des fois on a de bonnes idées, nous aussi.


Il est 2h du matin. Va dormir, oh bloggeuse de peu de foi...

 

02:15 Écrit par Mialy dans Gasy | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12 janvier 2012

Une robe pour deux :-)

L'une des grandes hantises des femmes, c'est de se retrouver habillées par la même robe à une grande soirée, en particulier quand on sait qui a copié qui. J-Lo n'était pas aux festivités, mais...attendons encore un peu, il nous reste encore trois jours de ''M'as-tu voeux" avant la fin de la semaine. :-)

Clin d'oeil à L'Observateur qui a bien observé, sous toutes les coutures :

Jennifer Lopez

Mais...Ceci est un rajout de ma part, après avoir feuilleté les jupons de ces dames :-) Cette robe, semble-t-il est très populaire :-). Hillary Duff, dans la même robe, dans une autre version:

Robe, Mialy Rajoelina

Encore un rajout. Pour parfaire ce billet de purs chiffons. Mesdames, mesdemoiselles...Cette robe très peoplaire est signée Roland Mouret, Collection automne-hiver  printemps-été 2010... -- Tonga hatrany aho...-- Voatery namboariko teo no ho eo ilay izy fa lasa adala be ilay fashionista anankiray...''Tsy possible ho automne-hiver io fa volana Mai i J-LO no nanao an'io pour la Première de The Back Up Plan...'' :-))) Il faut de tout dans le monde des filles.

PS 1: Maninona moa aho/isika no nihevitra hoe nampanjairin'i Mme Rajoelina ny akanjony --- fa tsy misy mihevitra hoe nampanjairin'i Hillary Duff ny azy...? LOL Diso be zà!!!

PS 2: Dans les deux cas, pour reprendre la très juste réflexion de celle-ci: si elle a fait coudre - comme la plupart des Malgaches le font, avant que les boutiques chinoises ne se mêlent de leurs bons goûts et là,.. ---c'est un plagiat - :-) Ok, restons dans  de justes proportions, c'est une robe, pas un  Picasso...quoique...Allllllleeeeeez, on s'en fout :-)- Si c'est une authentique Roland Mouret...AAAAAAAH, Madame, honorez les stylistes Malgaches, à une fête malgache...

PS 3: Rien ne nous dit, à ce jour, que Mme Ravalomanana, à son époque n'a pas été s'habiller chez un grand styliste étranger pour une occasion nationale. Il faudra donc vérifier dans la garde-robe de J-LO, pour voir si elle n'a pas les mêmes robes :-)

PS 4: Les paris montent, ici et là, quant au prix de la robe. 1230 euros, c'est le dernier montant communiqué par mes fashionistas de sources, qui semblent être au courant de toutes les ficelles et les dentelles du monde. 1230 euros donc. Qui dit mieux? -- Nous parlons du possible prix de la robe et non de son prix d'achat. Il se peut que ce soit un cadeau.

Je suis super-chiante hein? LOL.

 

Ah, c'est une ingérence dans la vie privée. Ah, mankahala be fotsiny ianareo. Ah, tena tsy mety mihitsy izao ;-)

04:39 Écrit par Mialy dans Gossip :-D | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

06 janvier 2012

Une tempête dans un verre d'eau

A vrai dire, j’ai bien aimé la petite chronique de TV Plus sur « les vacances », j’applaudis, j’en raffole : il n’y a pas que la Présidence et le ministère de la Communication qui ont un avis à ce sujet. Mais, contrairement à eux, je ne me sens pas obligée de dire le fond de ma pensée avec mes gros sabots.

A vrai dire, je pense aussi que c’est plus envers moi, envers nous, téléspectateurs, lecteurs, auditeurs, internautes que les médias et les journalistes sont redevables et non envers le gouvernement : votre travail de journaliste est de nous tenir informés, d’éveiller des débats et de nous rappeler sans cesse que…ce n’est pas parce qu’une information est officielle qu’elle est forcément vraie. Non, Présidence et Ministère, ne criez pas au scandale : je suis une citoyenne de Madagascar qui, grâce à ses impôts payés, réalise sa part du contrat citoyen. J’estime avoir le droit de savoir, j’estime être en droit d’attendre des médias qu’ils m’aident à savoir. Si – comme ce fut le cas de la chronique de TV Plus -, les médias ne sont pas en mesure de me donner des réponses immédiates pour X ou Y raison, j’attends d’eux qu’ils m’aident quand même à me poser des questions.

Et que cela défrise, horripile ou agace, je pars toujours de l’idée qu’une information officielle n’est pas forcément vraie : instinct de survie.

 Je suis preneuse de tout ce qui peut m’aider à réfléchir – à défaut de comprendre : c’est mon droit de citoyenne lambda qui paie le plus lourd tribut de cette crise.  Alors, oui : j’ai apprécié la « chronique des vacances » et j’en veux encore. Je sais que je ne suis pas la seule.

 D’autre part…

 Parcourant le communiqué des « actions incomprises du ministre de la Communication », je lis ce passage qui me fait sourire et que je vous remets, textuellement : « Le ministre de la Communication a déjà avoué, à quatre reprises et en public, qu’il lui est effectivement arrivé d’avoir commis des fautes professionnelles durant ces 25 années de carrière journalistique mais qu’il n’a également pas cessé de chercher les voies et moyens pour y remédier. De ce fait, l’accuser de n’avoir point le droit, en sa qualité de ministre de la Communication, de procéder à une quelconque action de remise à l’ordre du monde national de la presse parce qu’il a, lui-même déjà fauté dans sa carrière journalistique, relève du non-sens et d’une mauvaise foi manifeste ». Et sans oublier la petite pirouette : « Etant donné que rien n’est parfait sur terre où ne vivent d’ailleurs pas les Saints » ^-^ --- J’avoue, ca me fait vraiment rire de trouver une telle phrase dans un communiqué officiel et ministériel…. Ohatran’ny hoe : «Rien n’est parfait sur terre où ne vivent d’ailleurs pas les Saints. Et toc, dans le pif :-)

C’est tout à fait louable de la part du ministre de la Communication de faire son mea culpa, d’avouer ses égarements et ses « voies et moyens pour y remédier » : bravo, et pas du bout des lèvres. Aussi, étant donné que « rien n’est parfait » sur cette petite terre « où ne vivent d’ailleurs pas les Saints », le ministre pourrait donc également comprendre qu’un mea culpa public – même à quatre reprises – n’a pas forcément le pouvoir de rétablir ou/ni de créer instantanément la confiance. Cela n’a pas obligatoirement un rapport avec le « non-sens et la mauvaise foi manifeste », c’est humain, tout bêtement et c’est logique, tout simplement.

Imaginez, par exemple, que les électeurs Malgaches se mettent aussitôt et en même temps, à avoir à nouveau totalement confiance en Marc Ravalomanana – efa hoe par exemple fa aza mihivingivina eo…- rien que parce que celui-ci ait fait confession de ses erreurs passées. Imaginez qu’il fasse son mea culpa en public et que le lendemain, tout d’un coup - comme des saints...- tout le monde sans exception s’avoue confiant à son égard ? Y aurait lézard ou pas ? Ca ne vous ferait pas sourciller ? Voilaaaaaaaaaaa, on y est. CQFD.

Rappelez-vous : faute avouée est à moitié pardonnée; à moitié. Heloka ibaboana, mody rariny ; mody.  :-)

A moins qu’une loi vicieuse n'ait le pouvoir d’obliger les journalistes à se défaire de leur libre arbitre, ils ont le droit d’accorder ou non leur confiance, à leur guise et leur libre discrétion. Qui sommes-nous pour se substituer à leurs consciences ? Qui sommes-nous, si imparfaits sur cette terre où ne vivent d’ailleurs pas les saints – Et toc, dans le pif ! :-) -, pour leur dicter leur propre pensée ? Hum.

 Peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle « ces confrères et ces consœurs, auteurs des actuelles critiques enflammées contre la personne du Ministre de la Communication, n’ont pas daigné répondre positivement à l’invitation, courtoise et respectueuse, à eux lancée -- ^-^ «une invitation à eux lancée »…Diantre, ce n’est plus une tournure, c’est une vrille :-) --- pour participer à ces séances de travail ». Si une invitation courtoise et respectueuse « à eux lancée » :-)))) ne les inspire ni envie, ni intérêt, ma foi…N’en ont-ils pas le droit ? Le ministère n’a pas à s’imposer à la franchise et à l’indépendance d’une rédaction : ces confrères et consœurs ont  toute liberté d’accepter ou de refuser une telle invitation (à eux, lancée lol ) si respectueuse et si courtoise soit-elle, on n’a pas à leur tenir rigueur pour une décision qui leur appartient.

Oui, sans doute ont-ils raté des « occasions en or…qui auraient pu les amener à connaître en profondeur….la vraie personnalité du Ministre de la Communication », mais diable, pourquoi donc celui-ci a-t-il attendu d’être ministre – donc attendu 25 ans de métier… ?- pour révéler sa vraie personnalité ? – D’ailleurs, pourquoi les Malgaches attendent-ils toujours d’être au pouvoir pour dévoiler leur moi profond ?

En passant… Oui, les critiques de ceux-ci sont « enflammées », mais...A leurs places, hier encore, vous conviendrez avec moi qu’en effet et à l’évidence… :-)…Non, je n’essaie pas de culpabiliser qui que ce soit, mais simplement de relativiser les choses.

 Par ailleurs…

 

Les erreurs du passé, me demanderez-vous, ne seront-elles jamais effacées ?  Un mea culpa ne vaut-il pas repentirs ? Je ne souhaite pas répondre à cette question, de peur que d’autres personnalités politiques ne reprennent ma réponse à leur propre compte. Ce que je ne voudrais surtout pas.

 Pour ma part, j’ai toujours cette idée que la presse et l’Exécutif n’ont pas à « entreprendre » quoi que ce soit « de concert » : la nature-même de leurs missions respectives en font des adversaires naturels. Il ne peut y avoir ni entente, ni connivence, ni collaboration entre les deux, parce que nous n’avons aucune garantie que ces « rapprochements » ne faussent pas la compréhension et le respect de chaque partie de son rôle et de ses limites.  Une presse qui se veut libre commence par se libérer du pouvoir ; un pouvoir qui soutient une presse libre ne s’en mêle pas. Je suis persuadée que ce ne sera jamais à travers le truchement de l’Etat malgache tel que nous le connaissons et tel que nous l’avons toujours connu, que la presse libre malgache s’épanouira. Mais c’est un autre débat. --- Rappelez-moi, on a toujours le droit d’avoir un avis, hein ? On ne sait jamais, dans ce pays… Asa re…

Enfin…

La citoyenne que je suis est reconnaissante que l’on se soucie du respect de la dignité humaine, de l’égalité de la personne humaine et de la protection des jeunes et des enfants. Il me semble que dans ces domaines, il y a mieux à faire que de tempêter dans un verre d’eau ? Car c’est ce que vous faites : une tempête dans un verre d’eau.

 Allez, bon courage à tous.

Aza mifampihorohoro intsony fa ratsy be izany dia samia miasa mafy androany dia mody aloha fa hijery an’i Onitiana Realy @ Invité du Zoma rahariva.

Misangisangy aho fa sao miakatra afo eo ka voatery hamoaka « actions incomprises par Mialy s’en Fout » (Rappel à l’ordre à moi lancé ? LOL... Ca me poile, cette tournure, je ris rien que d’y penser. Je voudrais en faire un truc populaire, comme un nouveau « Odoy e » ou un « Six »…Je sais, idée débile à vous lancée --- :-) tsy aritro, dsl :-)

04:18 Écrit par Mialy dans Chut, parlez fort. | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : journalisme |  Facebook |