11 mai 2008

Et bonjour d'Addis Abeba

Hé, les gaaaaaaaars!
Je suis en Ethiopie où je vous fais coucou!!! Leo be miteny anglisy, tsy te haheno teny anglisy intsony lol !!!! Je suis moins "mitanatana vava" mais, quand même, je bave toujours un peu. :))) Bref, je vous raconterai à mon retour, mais, c'est juste pour pouvoir dire que.. euh...euh.. j'ai blogué en Ethiopie... pfff... Miakatra miaraka amin'ny elanelantany ny blondeur...:)))

04 mai 2008

Bonjour de Dubai!

Hé, les gars!

C'est-y pas génial? Je vous dis bonjour de Dubai, où je pratique activement la religion du "mitanatana vava" et du "rara-kivy". Ah, je jubile. Je vous raconterai au retour, je n'ai pas trop le temps, là. Juste laisser  un mot pour pouvoir dire que "J'ai blogué à Dubai". Wi, I know, je suis bête. Fa rara-kivy e... Comme disait Dadabe, "Biby ny vazaha!" hahahaha

A très bientôt ! 

26 avril 2008

Plugged In: The End of the Oil Age

Gland, Suisse / Bruxelles, Belgique – Une récente étude du WWF montre que les véhicules électriques ou hybrides constituent une solution prometteuse en matière de transport durable : ils contribuent à réduire les risques de catastrophe climatique et d’éventuels conflits suscités par la constante réduction des ressources pétrolières. «Plugged In: The End of the Oil Age» (disponible en anglais uniquement) considère que l’avenir du secteur des transports repose actuellement à 95% sur les hydrocarbures liquides, et analyse les possibles avantages et impacts de l’électricité par rapport à d’autres substituts du pétrole pouvant servir de carburant à de futurs moyens de transport.

Cette étude montre que les véhicules fonctionnant entièrement ou partiellement à l’électricité fournie par le réseau de distribution sont bien plus efficaces et peuvent émettre moins de gaz à effet de serre que nombre de soi-disant « carburants alternatifs », et ce même lorsque l’électricité est essentiellement produite à partir de combustibles fossiles. Il est certain qu’avec une nouvelle génération d’électricité moins polluante et un recours plus important aux énergies renouvelables, nous constaterons à l’avenir une amélioration de la performance relative et des avantages en termes de pollution du transport électrique. « Nous devrions tous préférer la marche, le vélo, les bus ou les trains pour nos déplacements. Mais les voitures demeureront inévitablement un des moyens de transport les plus utilisés. Les voitures du futur devront être beaucoup plus performantes – plus petites, plus légères, plus aérodynamiques – et il faudrait qu’elles fonctionnent de plus en plus à l’électricité, » a déclaré James Leape, directeur général de WWF International.

À l’heure actuelle, alors que le pétrole est de plus en plus difficile d’accès, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Australie et l’Afrique du Sud recherchent activement des techniques visant à créer des combustibles liquides à partir du charbon. « Les combustibles liquides provenant du charbon coûtent cher, consomment beaucoup d’énergie, sont extrêmement polluants et n’ont jusqu’à présent été utilisés à grande échelle que dans des pays en état d’urgence, » a expliqué Dr. Gary Kendall, auteur de cette étude. Parmi les autres alternatives à l’habituelle extraction du pétrole, on trouve l’exploitation des sables pétrolifères, laquelle génère trois fois plus d’émissions que la production de pétrole et détruit l’environnement local. 

Le rapport montre également que les véhicules électriques peuvent se révéler trois fois plus performants que les véhicules fonctionnant avec des hydrocarbures, et surtout, que ceci est réalisable en ayant recours aux technologies et aux infrastructures de distribution déjà en place. « Le transport automobile est prêt à évoluer », a déclaré Dr. Kendall. « Nous devons accélérer la commercialisation des véhicules fonctionnant avec des sources primaires d’énergie diversifiées. Ceux-ci doivent être très performants et compatibles avec un avenir énergétique basé sur la durabilité et les énergies renouvelables. L’électrification du transport automobile est un moyen prometteur de parvenir à cet objectif. » 

Dans ce but, le rapport préconise de favoriser l’entrée sur le marché de technologies supérieures et d’annuler toute une série de subventions cachées ou non en faveur de l’utilisation de combustibles liquides. À l’instar d’autres appareils énergivores, les voitures devraient avoir un label de performance énergétique et devraient répondre à des critères d’amélioration de leur performance énergétique. Les mesures d’économie de carburant basées sur les combustibles liquides (par ex. la consommation de litres aux 100km) et les objectifs d’émission de CO2 devraient être remplacés par des indicateurs de l’énergie consommée par kilomètre qui restent neutres par rapport à la technologie employée.

De WWF visible sur www.panda.org 

 

* Les transports constituent le seul secteur qui dépende autant du pétrole. Ils sont la deuxième plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre dues à l’utilisation d’énergie après le secteur de l’électricité. Il y a actuellement environ 800 millions de véhicules dans le monde et ce nombre pourrait doubler d’ici 25 ans selon le World Business Council for Sustainable Development  (Mobility 2030).

* Les véhicules électriques peuvent être quatre fois plus performants que leurs équivalents à combustion interne. Dans un véhicule mécanique conventionnel, seule 18 à 23% de l’énergie contenue dans le combustible est transformée en mouvement, tandis que les véhicules électriques utilisent ainsi jusqu’à 75% de l’électricité prise sur le réseau. 

* Des études récentes ont montré qu’un nombre important de véhicules électriques peut être mis en circulation sans conséquences pour les infrastructures électriques, à la condition que ces véhicules soient chargés en heures creuses (cf. « Impacts Assessment of Plug-In Hybrid Vehicles on Electric Utilities and Regional U.S. Power Grids - Part 1: Technical Analysis », Pacific Northwest National Laboratory, 2006).
 

19 avril 2008

Les enfants de Césaire

 
« Nègre, nègre, depuis le fond du ciel immémorial ». C’est ainsi qu’Aimé Césaire se qualifiait. Et dans la bouche de ce poète qui nous a quitté jeudi, le mot « nègre » n’avait plus ce relent de basse provocation raciste qui s’employait jadis et qui s’emploie encore aujourd’hui malheureusement. Dans une « Lettre à l’aîné de la tribu », hommage au poète de la négritude, l’écrivain Emmanuel Dongala remercie Césaire : « Ce mot 'nègre' qu'on te lançait, que dis-je, qu'on nous lançait comme une insulte, comme une provocation, tu l'as ramassé, tu l'as positivé et tu l'as flanqué fièrement à la figure de ceux qui le proféraient. » Car pour Césaire, l’aîné de la tribu, être nègre, c’était  «  la conscience d'être noir, simple reconnaissance d'un fait qui implique acceptation, prise en charge de son destin de noir, de son histoire et de sa culture ». Jacques Rabemananjara, écrivain et homme d’Etat malgache a compris très tôt cet appel et partagea cette vision, en empreignant à son tour ses œuvres, comparables sans nul doute à celles de Césaire, d’une fière « malgachitude ».   
 
Avec sa disparition, le monde littéraire et celui des humanistes se posent la même question : l’œuvre de ce géant a-t-elle été saluée comme elle le mérite ?  L’écriture du « grand mapou » a été et restera l’une des meilleures références de la littérature francophone, comme rares écrivains ont pu le faire. Césaire  avait le don de  « manier la langue française comme il n'est pas aujourd'hui un blanc pour la manier », disait l’écrivain André Breton. C’est, cependant, un talent qui ne sera pas salué à sa juste valeur : Césaire n’a jamais fait son entrée à l’Académie française, contrairement à son frère d’arme, l’ancien président Léopold Sedar Senghor, premier Africain à siéger dans cette illustre institution. D’autres auteurs africains, comme l’écrivain et philosophe sénégalais Cheikh Hamidou Kane,  « regrette qu’il n’ait pas été honoré, consacré, salué comme il le méritait au plan international (…), avec un prix Nobel, de la paix ou de la littérature”.  Un honneur qui aurait été taillé à la mesure de l’homme.

Mais il y a peut-être plus grand honneur à lui rendre en reprenant le flambeau désormais passé aux nouvelles générations. Et, ce même si d’autres n’y croient pas… Car bien sûr, certains ne manqueront pas de rappeler le déséquilibre entre le poète engagé et l’homme politique qu’il était. Entre cet écrivain qui revendiquait la liberté du peuple noir et une voie politique qui ne corroborait pas toujours son engagement littéraire.  

"Prenez ma poésie comme une revanche sur ma politique !" clamait Aimé Césaire. Et peut-être est-ce la bonne manière pour le comprendre, dans ce siècle de la mondialisation et des identités diluées. Le chemin des héritiers de Césaire, c’est sans doute celui de la fierté d’une identité et d’une culture. Et surtout, la compréhension que le combat du poète était pour la décolonisation des cultures. Les générations qui l’auront compris, celles-là seront les enfants de Césaire.

 

 

18 avril 2008

'Faudrait savoir, quoi!

L'annulation de la tournée rossique a été annoncée. Et puis non, finalement. Parce que. Pff. C'est marrant, petit cochon, vraiment poilant, sale dindon, ah, je me marre, gros canard, comme au plumard, joli tétard, allons danser, grand dadais, comme des fous, gentil hibou. Ou bien un joint ? malin pingouin, dans le buisson, gai pinson. Un bisou, le caribou, non merci, blanche souris.

17 avril 2008

Salade verte aux fraises

Efa ho vokatra ny frezy eee...

 


Salade verte aux fraises

Pour 4 personnes :
 
  • 1 laitue
  • 400 g de fraises
  • 1/2 bouquet de ciboulette
  • 50 g de copeaux de parmesan
  • Pour la vinaigrette :
  • 2 cuilléres à soupe de vinaigre balsamique
  • sel, poivre
  • 4 cuillères à soupe d'huile 

 

Nettoyer la laitue. Hacher grossièrement les feuilles. Laver les fraises, les égoutter et les équeuter. Couper les fraises en quatre. Ciseler la ciboulette. Préparer la vinaigrette : dans une petite jatte, fouetter l'huile avec le vinaigre balsamique, une pincée de sel et poivre. Bien émulsionner le tout.  Disposer sur chaque assiette : de la laitue, des fraises, parsemer des copeaux de parmesan et de la ciboulette. Arroser avec de la vinaigrette. La ciboulette peut être remplacée par du basilic ou de la menthe fraîche.

 

  

13 avril 2008

La tournée annulée de Rossy

 
L'annulation de la tournée malgache de Rossy annoncée par le ministère de la Culture a-t-elle été une bonne décision? Je vous laisse interpréter et comprendre ce qu'il y a en tirer. Ce que je n'ai pas apprécié, personnellement, ce n'est pas tant la décision elle-même ( que je pourrais bien comprendre, si je me lève tôt), mais c'est plutôt la manière dont celle-ci a été présentée. Je n'ai pas trouvé ça très "classieux", il y a moins con pour faire ça. Les journalistes malgaches, eux, - et pour une fois - (din, zany mandrora mitsilany e) sont passé au travers de la polémique un peu trop comme elle est (a-ha, hay ve?), ce qui nous épargne les tribunes libres pour pasionaria à la 13 mai ( ntsss...) En tout cas, pour Joséphine, du groupe Rossy et femme de l'artiste, "l'épée de Damoclès est tombée!" Elle évoque son incompréhension au cours d'une trèèèèès loooonnngue traversée d'Antananarivo en voiture, vendredi passé. Avec beaucoup de retenue, malgré une colère que j'ai senti très présente.


175815236.jpg • Une tournée annulée...
Joséphine : - C’est une décision qui nous consterne et nous indigne. Nous pensons n’avoir eu ni des propos ni des agissements qui auraient pu être interprété d’une manière négative par le ministère de la Culture et qui auraient pu, d’une façon ou d’une autre, justifier cette annulation de la tournée. Encore aujourd’hui, on ne comprend pas les motifs de ce changement. C’est une mesure à la fois injuste et impopulaire, c’est juste une sanction envers Rossy.  À quel moment le ministère intervient-il dans la tenue d’une représentation artistique ? Pourquoi un aussi subit revirement à quelques jours à peine du concert ?… En plus, cette décision n’a été notifié dans aucun document ou lettre officiels bien que l’organisateur en ait fait la demande.

• La suite...
- Il n’y a pas vraiment de recours et nous ne tenons pas à polémiquer. Nous attendrons la suite et verrons si cette décision sera reconsidérée  dans les jours à venir.  On ne va pas non plus inciter les gens à agir ou penser  ceci ou cela.  Mais il est clair la déception est grande du côté des fans qui se sont attendu à assister à une représentation de Rossy. 

• Passé politique...
-  Vous savez, on parle du passé politique de l’artiste et on oublie trop souvent que les allégations à son sujet ne sont que rumeurs infondées. Mais Rossy est avant tout un artiste, un véritable rassembleur dont la devise est de faire de la musique un art sans frontière ni considération de camps, politiques ou autres. C’est dans cette vision qu’il a par exemple partagé la scène avec Sareraka. C’est aussi dans cette idée qu’il a encouragé pas mal d’artistes et beaucoup d’entre eux ont travaillé et coopéré avec lui. Et malheureusement, on oublie de tenir compte de tout cela…
 
 
Au cours du passage éclair de l'artiste en septembre, pendant lequel il a présenté sa nouvelle création "Ino Vaovao", voici ce que Rossy disait de son passé politique que j'ai relaté dans un de mes articles. 
 
 
 

Rossy : « 2002, c’est du passé, sans regret !»

 

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Volontairement évasif sur les évènements de 2002, Rossy est pourtant revenu avec un message clair sur son départ et sur son bref retour au pays : «J’ai quitté Madagascar en mars 2002, je n’ai rien vu de la crise. Je suis parti sans aucun problème, je rentre aussi sans problème.» Un exil qui lui a laissé le temps de prendre du recul sur les cinq dernières années : «Je me rends compte qu’il y avait un fossé entre les rumeurs qui circulaient dans le pays et les choses qui se sont réellement déroulées.» Aujourd’hui, Rossy a fait un virage en épingle et laisse même un avant-goût d’un prochain Tapolaka Glady. En effet, pour le roi du bal kabôsy, «2002, c’est du passé. Sans regret !»
 
Et c’est aussi avec de nouveaux principes que Rossy entend continuer sa carrière : «Maintenant, je me consacre entièrement à mon métier d’artiste, ce pourquoi je suis fait.» Une nouvelle vision qu’il entend appliquer au pied de la lettre : «Je ne m’occuperai plus des autres. A une époque, j’étais partout. Les uns et les autres avaient des soucis, je me chargeais de leur trouver un avocat, je me débrouillais pour leur venir en aide. Et voilà qu’en 2002, je me retrouve seul, sans personne pour me prêter main-forte. C’est fini cette époque où je me donnais à fond pour les autres…»
 
Mialisoa Randriamampianina 
13 octobre 2007 
 
 
 
******** 
 
En 2004, - ou 2005?- , alors que je travaillais encore à RTA, j'ai été chargée de réaliser un documentaire sur la diaspora malgache en France et dans lequel Rossy apparaissait. A la question du journaliste sur son éventuel retour au bercail, il disait quelque chose comme : "Je ne reviendrai pas.."  

08 avril 2008

Les monologues du vagin

Ity manaraka ity dia tsy natao ho an’ny olona manana fahasahiranana amin’ny teny gasy sy amin’ny teny milaza ny «mamoha fady ». Natao "déclamation" nandritra ny "soirée littéraire" kely, ka dika malalaky ny ampahany fohy amin'ilay tantara an-dampihazo nosoratan'i Eve Ensler. Sangan'asa izay heverina ho  andry hijoroan’ny tolon’ny vehivavy eran-tany : « Les monologues du vagin », nadikako tsotsotra hoe ....« Ireo tanisan’ny fory » (fivaviana, c'est bof loatra). Hazavaiko kely fotsiny ho an'izay tsy mahafantatra: io tantara io dia niainga tamin'ny resadresaka niarahana tamin'ny vehivavy maherin'ny 200 eran-tany: samy hafa fihaviana, finoana, firenena, firehan-kevitra, asa, tantaram-piainana sy ny sisa ka nahafahan'i Eve Ensler nanangana tantara manodidina ny "vagin". Indraindray mampalahelo, indraindray mampihomehy, na manaitra, na mankarary fo, mahamenatra, na... mamelona filana ny tantara. Fa ireo rehetra ireo koa dia tantaram-behivavy. Ity ampahany ity dia tantarana vehivavy silamo bosniaka naolana miaramila, nandritran'ny ady tao ex-Yougoslavie. Nosafidiko manokana ny handika azy noho ny lanjan'ny tsiambaratelo. Nosafidiko koa satria... io no ampahany io no angamba tsy hahasadaikatra anareo "puriste" indrindra ny mamaky azy ( na dia tsy évident ny mandika azy, finalement). Dia mikopakopaka kely an'i Michael Keaton any lavitra any izay manohitra ny "fampijaliana ny teny gasy" ( il se reconnaîtra, hoy ny fitenenena) :))))



Ilay foriko, ilay tananàko…

Saha maitso mavana sy mavokely ny foriko fahizay. Afaka nihinam-bilona tao ny ombivavy. Afaka nisafosafo ahy tamin'ny horonam-bozaka maina ilay fofombadiko.

Izao, misy zavatra eo anelanelan’ny feko. Tsy haiko hoe inona… Tsy haiko hoe aiza. Tsy tiako kitihina. Tsy tiako intsony. Hatramin’izay nitrangany. Tsy tiako intsony. Hatramin’izay. Fory tia korana ny ahy taloha, tsy andriny mihintsy, fa mitanisa izy, mitanisa foana…

Kanefa hatramin’izay nanofisako fa misy biby maty mizaitra @ kofehy mainty eo anelanelan’ny feko, dia nangina izy. Mameno ny tenako ny fofona maimbon’ity biby ity. Mandeha rà ny tendany, voakapa, ka mandoto ny akanjoko.

Nahafantatra ny hiram-behivavy, ny hiran’ireo tantsaha, ireo hiran’ny alan-dohataona sy ny vazon’ny firenen-drehetra ny foriko. Fa tsy nihira intsony izy, rehefa nampidirin’ireo miaramila tany anatiny ny loha-basiny. Mamanala ery izato vy, ka nangatsiaka hatramin’ny foko. Hitifitra ve izy ireo, sa hasisiny hatrany anatin’ny ati-dohako efa folaky ny tahotra ity basy ity : tsy haiko. Fa...nandentika tavoahangy, kanonta sy vodin-kifafa tao anatiko ny enina t@ ireo biby mahatsiravina misaron-doha mainty ireo.

Renirano mahafinaritra hilamanosana ny foriko fahizay, rano mangaharahara, mitsoriaka ambon’ireo vato danihan’ny masoandro,  ambonin’ny vaton-kindiko. Nikoriana hatrany hatrany. Fa hatramin’ny nahenoko ilay hiaka maranitry ny nofoko rovitra, dia tsy nikoriana intsony ilay renirano. Tsy nikoriana intsony, rehefa niongotra teo an-tanako ny ilan’ny foriko, ny ilan’ny kindiko. Ilay foriko. Ilay tananako. Tanana velona, mamy sy mafana. Ny foriko, ilay toerana nahaterahako. 

Nandritran’ny fito andro, dia nifandimby izy rehetra, nameno tembo ny anatiko, maimbo tay sy lo. Hatramin’izay dia tsy nitoerako intsony ny foriko. Lasa renirano nisarika nana sy poizina aho, hany ka maty avokoa na ny vokatra,  na ny trondro.  

Ilay foriko, ilay tananako, mamy sy mafana. Notafihany ianao. Novonoiny. Nodorany. Tsy afaka mikitika anao intsony aho. Tsy afaka hijery anao intsony. Any an-kafa aho no mitoetra, ankehitriny. Any an-kafa. Fa tsy haiko hoe aiza. 
 
 
Extrait de "Les Monologues du Vagin" de Eve Ensler.
Édition  Denoël & d'Ailleurs, 2005.

04 avril 2008

Tabataba

Tiako ho tsapaina ny halalin’ny hatezerany kanefa…atahorako ny hifanehetra tampoka amin’ izay tsy natao ho zakan’ny aiko.  Na izy, na izaho, samy mahafantatra fa betsaka ny tsy ho voatanisa. Satria tsy ho hainy ny hilaza amiko. Na tsy ho haiko ny hihaino azy. Na koa samy tsy mbola vonona ( foana ?), na izy na izaho, ny hiverin-dalana vetivety. Satria mbola miboiboika ny hatezerany izay sady …tiako ho tsapaina kanefa tena atahorako. Hatezerana izay angamba efa hatezerako ihany koa, indraindray. Tsy misy fihetseham-po mahasanganehana ahy ohatran’ny hatezerana, na ny hatezerako, na ny an’ny hafa.  Fa mbola mahasanganahena ahy mihoatra izany ny fahitana fa 61 taona taty aoriana, dia mbola tsy nitony foana ny fony. 
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/be/29_Mars_1947_Monument.jpg/180px-29_Mars_1947_Monument.jpg
 
 
- Ialahy, mbola hifampitana isika sy ialahy! Ho azoko ialahy!
- Ireo Panama ireo no tena mpivaro-tanindrazana! Ny MDRM ihany no tena tia tanindrazana!
- Misy mpamadika amintsika e, natakalo vola kely avy  amin’ny vazaha ny ain'ny mpiray firenena.
- Nefa izao, jereo fa miriaria miaraka amin'ny taranany ihany. Kanefa ny anay, maty vono!

Devant-moi, une lycéenne prend fièvreusement des notes. Je la regarde; pas un instant, elle ne s'arrête de griffonner. Je suis très curieuse de lire ce qu'elle retient de tout ce déferlement d'horreur. Je suis très curieuse de savoir ce que les aînés veulent que l'on retienne de ce déferlement d'horreur.
 
Un homme se lève devant l'assistance. Se dit membre actif du MDRM, à l'époque. Se dit professeur de malagasy. Se dit agrégé en lettres françaises. Se dit avoir "mis de côté" l'enseignement de la langue de Molière "satria tsy ho amin'izany no nanaovan-janahary ahy fa ho Malagasy". Et comme un con, il se tourne vers l'assistance en quête d'une ovation. "Zany ny anareo tanora, zao ny tenin'ny mpanjanaka avy no mahafatifaty anareo nefa e, ny havanareo ka novonoiny tsy misy antra." Parce qu'en l'an 2008, la traîtresse, c'est moi, la francophone qui aurait troqué son identité contre "un randrana tsy manendrika". Dia atodiho aty amiko indray ny vava basy, izaho koa tsy hamaly e. Trop facile, ça.
 
Dia tsy tandritandriko teo dia nivoaka ny fandrahonanana sy ny hoe "mbola hifampitana".... Mihivingivin-doha, mifampiantsy ady hafahafa, mifanasa vangy moramora eo am-pitoerana eo. Atao haza lambo "am-bava" eo ry zareo "mpamadika"...."Feno taranaka Panama ato", sady mihifikifika ery. "Ny razambenay Menalamba, Vvs, izahay mpitolon'ny 47. Tsy mpangataka izahay fa tompony!", avec un regard entendu lancé à la ronde. Et elle griffonne, la lycéenne. Religieusement. Consciencieusement. 
 
Mba azonareo an-tsaina akory ve fa ny hatezeranareo no ampitainareo fa tsy ny tantara? Miasa ho an'iza ny fankahalana? 
 
 

28 mars 2008

Caïn ou la promesse divine

J’ai toujours eu beaucoup de mal avec la foi, en général. Si aujourd’hui je vous dis que je suis une chrétienne confirmée et irréversible, c’est toujours en mesurant la somme de doutes et de questions que suppose l’idée de « s’abandonner dans la foi ». Mais nous sommes une très grande famille chrétienne depuis six générations. Je suis sœur, fille, petite-fille, arrière arrière-petite-fille et arrière arrière arrière-petite-fille de diacres, de pasteurs, de prêtres, de théologiens, d’évangélistes, de fondateurs de missions et de « Fifohazana ». Et j’ai fréquenté un établissement confessionnel …jusqu’à la fac !!! C’est un cocon très résistant qui laisse en soi, toujours et malgré tout, une part de « foi inamovible » et… une assez bonne connaissance des « anecdotes » de  la Bible. Pour le reste, peuh…. :)))

Mon histoire préférée dans la Bible est celle de Caïn. Il me semble que, de tous les personnages du Livre, Caïn est celui qui se rapproche le plus de nous ; son histoire est l’éternelle histoire de l’humanité. Malheureusement, c’est un personnage qui ne retient l’esprit que par son côté sombre. Caïn, le faux frère, le meurtrier fratricide, le jaloux, le mauvais parmi les mauvais… Et pourtant, c’est à ce gueux-là et à celui-là seulement que Dieu a fait cette très belle promesse.

L’histoire du faux frère est très courte. 16 versets et tout est dit. Mais sa saveur réside dans la subtilité des mots. Depuis 2006, un comité formé de linguistes, de théologiens et d’éminents savants du Livre et de la littérature chrétienne revisite la traduction de la Bible en malgache pour en faire un texte plus lisible. Certaines tournures de phrases et certains mots sont parfois très difficiles dans notre langue, la mission du comité est donc d’élaguer les paragraphes lourds. L’évangile selon Luc en version light est déjà en librairie. Je vous en parle parce que pour suivre ce que je vais vous raconter sur Caïn, il faudra surtout se baser sur la traduction.

La Bible courante en malgache que nous lisons actuellement tient encore essentiellement de celle, révisée par le Révérend William Cousins et les Roambinifolololahy en 1872. Dans cette « version », voici la traduction de ce que Dieu dit à Caïn, alors que ce dernier était en colère contre son frère : ( Genèse, chapitre 4, verset 7) : « Raha tsara toetra hianao, moa tsy ho miramirana va ? Fa raha ratsy toetra kosa hianao, dia mamitsaka eo am-baravarana ny ota, ary hianao no kendren’ny faniriany, kanefa hianao no tokony hanapaka azy. » Dans la traduction française de la Bible du King James, la « version » commandée en l’an 1604 par le roi Jacques Stuart ( Jacques VI ou Jacques 1er, comme vous le sentez), voici ce qu’on peut lire à la place de « kanefa hianao no tokony hanapaka azy » : « mais toi, tu le domineras ». Dans la Bible de Louis Second révisée au début du 20ème siècle et qui est la traduction protestante la plus répandue dans le monde, voici ce que vous lirez : « Domine sur lui ». Pour venir d’un « tu le domineras » à un « domine sur lui », il faut passer par un sacré détour, n’est-ce pas ? La traduction de l’Ancien Testament quelle qu’elle soit, et, à moins que je ne me trompe, se base essentiellement sur l’hébreux. « Timshel », c’est ce que vous trouverez dans le Tanakh, la Bible hébraïque, à la place de cette bribe de verset. « Timshel » : tu peux.

Tu le domineras. Domine sur lui. Tu peux le dominer…Timshel. La promesse divine, la grande chance de Caïn, est là. Ce n’est pas un « tu le domineras » qui promet que oui, sûrement, on s’imposera face au mal. Ce n’est pas un « domine sur lui » qui ordonne de le vaincre. C’est un « timshel » qui donne le choix entre un « tu peux le dominer » et un « tu peux…ne pas le dominer ». C’est le libre-arbitre. Le pouvoir de décider. La chance d’être libre. Et qui est l’homme libre, si ce n’est celui qui a le choix ? Et c’est Caïn. Et nous tous. Une telle promesse ne se fait pas à la légère, vous pensez bien que le Bon Dieu n’aurait pas donné patte blanche sans prendre ses précautions, té pas fou ! Il promet sa protection à celui qui utilise son « timshel » à bon escient. Il fit marquer Caïn et si quiconque le tue, il sera vengé sept fois. Ainsi, le faux frère partit refaire sa vie sur les terres de Nod, la terre de l’errance, en homme libre et protégé de Dieu.


Maintenant, si vous croyez que Caïn est toujours un beau salaud, et bien vous saurez aussi qu’il est le premier détenteur de la promesse divine. Cette promesse est aujourd’hui la dernière mais la très grande lumière de ma propre foi, la part « inamovible » qui me tient en vie et qui me permet de dire que oui, je suis chrétienne. Une gueuse, mauvaise parmi les mauvais, aussi. Mais, j’ai ma promesse et je suis partie sur les terres de Nod en femme libre et protégée de Dieu. Et vous aussi, si vous y croyez.


Cette histoire est racontée dans le très beau livre de John Steinbeck, « A l’Est d’Eden ». Les Bibles traduites que je vous cite viennent de la bibliothèque de mon dadabe, le pasteur Samuel Razafindrakoto qui est l’un des fondateurs de la Mission évangélique de Tananarive ( MET). Vous les trouverez au Mampiely Baiboly et à la librairie St Paul si vous êtes à Antananarivo ( sauf pour la Bible hébraïque. Il faut avoir un dadade pasitera pour avoir une vieillerie pareille chez soi a-hahahahaha). Il n’est peut-être pas très facile de trouver un King James à Tanà mais le Louis Second est assez courant et mieux connu sous le nom de la Bible du Semeur. Cependant, si comme moi, lire la Bible vous est parfois difficile, piochez donc dans la lecture des autres…Une merveille vous y attend, sûrement. 
 
Et n'oubliez pas...TIMSHEL !!!

26 mars 2008

Islam

Je suis sans doute l'une des rares femmes au monde à pouvoir dire qu'elle a réussi la prouesse...d'entrer dans une mosquée d'hommes la tête nue a-hahahahahaha-ha J'étais parmi un groupe de jeunes venu rencontrer les musulmans de la mosquée chiite des 67 ha conduite par l'Imam Do. Profitant d'une petite confusion à l'entrée, j'ai réussi à me faufiler dans la masse sans qu'on n'aperçoive ma tête. Ce n'était qu'au beau milieu des débats que l'on s'est aperçu que je n'avais pas le voile et il était trop tard pour me faire des reproches: on était en plein milieu d'une plaidoirie sur l'Islam, la tolérance et les droits de la femme :)))) OK, ce n'était pas de bonne guerre, mais quoi, ils ne vont pas en crever non plus !
 
 
L'Islam tel qu'on le pratique à Madagascar est sans nul doute une version nettement plus pacifique qu'ailleurs. Il me semble, d'après notre discussion, que c'est une communauté en quête de paix, de compréhension et d'entente. "Je n'ai pas l'impression que les musulmans du monde entier font le même effort d'aller vers l'autre comme vous", dis-je à l'imam. Qui me répond: "Je n'ai pas non plus l'impression que les non-musulmans font le même effort que vous pour essayer de nous comprendre." D'un côté comme de l'autre, c'est donc un besoin de dialogue qui nous tenaille, chacun ressentant le fossé de l'incompréhension se creuser de part et d'autre. J'étais très étonnée au cours de cette rencontre de constater que les musulmans avaient gardé du christianisme l'image des croisades. Mais il fallait croire aussi que de mon côté, j'avais de l'Islam l'image qu'en avait Betty Mahmoody... Je ne peux pas dire aujourd'hui que je comprends la religion musulmane, je neux pas dire que je ne suis pas choquée par certains faits bouleversants liés à l'islam et je ne peux pas dire que tout ce que j'ai entendu au cours de cette rencontre m'a rendue plus ouverte...je comprends aussi que la réciproque soit vrai. Mais je crois qu'il est possible et faisable d'établir un dialogue sain et constructif. C'est un début. 
 
"Ce n'est pas l'Islam, ce sont les hommes musulmans"
 
Mais les discriminations persistent et les femmes en sont toujours les premières victimes. Aujourd'hui, j'ai fait la connaissance de Armine Razanamahefaarivony, présidente de Djamaat, association luttant pour la considération des droits de la femme au sein de la communauté musulmane. Fervente militante, Ranamahefaarivony est l'une des premières à "tracer le chemin de l'émancipation de la femme musulmane malgache" pour reprendre ses mots. "Le problème ce n'est pas l'Islam qui en fait est une religion tout à fait épanouissante" me dit-elle, "le problème, ce sont les hommes musulmans qui interprètent le Coran n'importe comment. Ils voient les femmes comme des enfants et ne nous reconnaissent pas le droit de nous exprimer et nous enferment dans un mode de vie archaîque. La violence, la polygamie, la discrimination, c'est d'un autre temps!". 
 
Le Djaamat a décidé de faire une grande tournée dans l'île au cours de laquelle les 253 membres ont rencontré d'autres familles musulmanes, informé sur la nécessité de "briser la barrière du silence". C'est au cours de cette tournée qu'elles ont réussi à faire un tour de force pour lequel  Armine Razanamahefaarivony a une grande fièreté: "Comme vous le savez, les hommes et les femmes ne partagent pas la même mosquée. Mais, si vous regardez bien à Madagascar, les mosquées des hommes sont toujours largement mieux que celles des femmes. Les premières sont en dur, en béton. Les secondes sont des cabanes, parfois en falafa. La situation nous a complètement révoltées à Vohipeno. Nous sommes entrées dans la mosquée des femmes, on a tout détruit, on a fermé les portes et on est rentré de force dans la mosquée des hommes. Les hommes étaient fâchés et nous ont menacé mais pour la première fois, on a réussi à les faire taire. Bien sûr, c'est un acte symbolique mais il a fallu qu'on le fasse pour qu'ils sachent qu'on ne se laissera pas faire."
 
L'ensemble des travaux de sensibilisation des femmes musulmanes de Djamaat a été saluée par le Département d'Etat américain en encouragement aux efforts dans la promotion des genres. 

16 mars 2008

La Passion selon St-Mathieu

Assurément, j'ai entendu mieux. Assurément, vous avez entendu mieux. Qu'y a-t-il de mieux que la musique classique? Le silence, pour commencer lol. Mais quoi qu'il en soit, et je n'ai jamais pensé pouvoir le dire un jour, mais...j'apprécie vraiment. Pas sûre de vouloir écouter de la musique classique dès le lever, mais j'apprécie. Il y a eu quelque déception comme le 1er mars en écoutant la soprano Holy Razafindrazaka  et  la pianiste Valérie Raveloson  à la paroisse  internationale d'Andohalo qui se sont évertuées à me donner l'idée d'un opéra balai dans le cul  et mal sapée. Mais je ne suis pas une fine oreille, il se peut que je me trompe. :)))) Voici la Passion selon St-Mathieu selon moi. 


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La belle abside de la cathédrale anglicane Saint-Laurent d’Ambohimanoro Andohalo a été hier le décor d’un concert unique : la Passion selon Saint Mathieu de Johann Sebastian Bach. L’orchestre et chœur philharmoniques d’Antananarivo Analamanga (Ocpaa) et le chœur artistique et spirituel de Tananarive (Cast) qui fête ses cinq ans, ont donné vie à ce récital sous la houlette de Lala Andriantsoa, chef de chœur, et Eric Rasamimanana, chef d’orchestre. La dimension dramatique suscite une certaine solennité, encore plus impressionnante avec sa traduction malgache signée Lucien Randrianarivelo. La Passion est avant tout un texte mis en musique, qui relate la condamnation de Jésus tirée des chapitres 26 et 27 de l’évangile selon Mathieu. L’écoute est assez fastidieuse pour qui découvre cette œuvre, mais l’émotion était au rendez-vous. Durant deux heures et demie, les 32 musiciens et les 54 choristes ont offert un spectacle de son et de chœur émouvant, retentissant dans la nef de l’église devant un public venu en nombre. L’œuvre célèbre la compassion, la passion pour l'autre, et l'abandon à la douleur. Jouée pour la première fois en 1729 en l'église St-Thomas de Leipzig, la Passion est l’alliance savamment orchestrée de la sobriété et de la puissance : un récit psalmodié d’une seule voix, des parties expressives attribuées aux solistes et aux chœurs.  « Réaliser ce concert est un travail titanesque. Les heures de répétition ont été ardues à cause de l’importance de l’œuvre, mais aussi du nombre de personnes qu’il faut mobiliser pour la mener à bien. Le défi est d'autant plus grand que la Passion a été exécutée pour la dernière fois en 1974 », confie Lala Andriantsoa, après l’ovation du public.. Une exécution réussie dans son ensemble mais véritablement ardue pour ceux (moi donc) à qui se révèlent la musique classique en général et le génie de Bach en particulier. Mais cette rencontre entre les non-initiés et la musique « savante » est également l’objectif de cette représentation. En effet, l’Ocpaa  semble s’atteler à une mission qui trouve écho : ouvrir les portes de la musique classique au grand public. Car longtemps enfermé dans le carcan d’un art élitiste, le classique reste peu connu au pays. Tout en faisant découvrir ces grands piliers qu’est par exemple Bach, le petit cercle des passionnés lance aussi de prometteurs compositeurs malgaches. Une manière de retrouver ses lettres de noblesse tout en devenant accessible à tous.

 

ôrera bé lé sary fa tsy haiko tsara tsony lé fika tsy mapa flou an'lé izy.

10 mars 2008

Nanisme insulaire

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C'est connu, les Malgaches ne sont généralement pas des géants. Généralement, nos femmes mesurent aux environs du mètre 55 au mètre 65, nos hommes peuvent atteindre 1,75 m. Mon frère Rasanjy qui caracole sur son 1,80m fait sans doute partie des spécimens rares, tandis que moi, avec mon 1,56m, ne suis rien de plus qu’une pièce ordinaire.

    Il y a une explication. En 2007, je me souviens d’avoir écrit un article où il était question des travaux de quelques chercheurs britanniques sur le phénomène du « nanisme insulaire ». C’est à partir des primates de Madagascar que ces scientifiques ont basé leurs recherches en tentant d’éclaircir le mystère de la petite taille des peuples insulaires. La mer, rempart frontalier plutôt coriace, a largement limité les migrations si bien que les occasions « d’améliorer » la race ont été assez réduites. L’alimentation et le mode de vie en général dans les régions enclavées conditionneraient le développement physique. Ce serait, entre autres, la raison de notre "nanisme" national.

    Ce qui est très bien, à mon avis. J’aime beaucoup les grandes filles mais je suis une orientale : je préfère les petites, les menues, celles que les hommes peuvent regarder sans jamais devoir se demander s’ils devront porter des talonnettes, celles dont ils peuvent tenir les mains enfermées dans leurs poignées et celles qu’ils peuvent appeler « Piso » ( châton) sans se demander tout bas si « girafon » ne serait pas plus approprié. D’ailleurs, et fort heureusement, nos canons de beauté n’ont rien à voir avec ceux que l’on voit en Occident.
 
    Les hommes malgaches n’aiment pas les grandes filles aux longues jambes. Parce qu’eux-mêmes ne sont généralement pas très hauts perchés, mais aussi parce que dans la vision malgache de ce qui est beau, « l’énorme » est une horreur. Ainsi, on apprécie les « kelikely maorimaorina », petite et bien proportionnée ou bien les « taviny sy volony », ronde à la chevelure soyeuse. Une fille qui chausse du 40 ou qui a de grandes mains ou qui dépasse 1,75m est, par exemple, un insolite. Et contre toute attente, des Kate Moss n’auront aucune chance chez nous, on n’aime pas les maigres. A plus forte raison, les grandes maigres. Donc, si vous avez un début d’anorexie, restez chez vous. Mais si vous avez un peu d’embonpoint (je dis bien un peu), bienvenue chez nous. Contrairement à l’Occident où les rondes sont moins regardées, les Malgaches ont une petite tendresse pour les pulpeuses. 

    Les femmes de leur côté ne font généralement pas trop de fixette sur la taille de leurs partenaires. J’imagine que quand on mesure 1,50m, on peut difficilement trouver plus petit que soi. Mais une chose est sûre, les grands garçons l’emporteront toujours sur les petits. C'est une question très physique voire sensuelle : être une fée clochette dans les bras d’un géant, c’est une expérience à vivre (mmmmhhhhh). Quoi que, une fée clochette dans les bras d’un schtroumpf, c’est très sympathique aussi. 

    Mais bien sûr, notre taille a évolué. Pour vous dire. Ma paroisse ( où je vais une fois l’an et un dimanche au pif, mais
1325296450.2.gif c’est un autre débat ), est l’une des plus anciennes d’Antananarivo et ses banlieues. Inaugurée par Rainilairivony en 1861, elle a gardé quelque uns de ses tout premiers bancs : les fidèles n’aiment pas trop l’idée de muséifier l’église. Malheureusement, seuls les enfants peuvent encore utiliser ces bancs séculaires, parce qu’ils sont étrangement petits. Un genre d’ankalana qui peut être très embarrassant pour les dames en robe. À moins de plier les jambes de côté, ce qui est très fatigant. Encore plus poilant, si un jour vous visitez le palais d’Ambohimanga. Demandez à voir un lit royal : c’est un berceau en futon…Je dirais donc, à la lumière de ces petites anecdotes, qu’il y a eu une progression de 15 à 20 cm sur notre taille. Dieu merci, il nous faudra sûrement encore quelques siècles pour avoir une moyenne nationale de, disons 1,75m ? Je suis heureuse d’être déjà morte à ce moment, il n’est pas question que je chausse du 38.
  


05 mars 2008

...Ary ho haiko fa...

"...Fa nifarana ny fialam-boly, ka voatery hifandao izaho ianao. Nefa kosa ny any an-tsekoly, tsy natao  hanadinoko anao. Malahelo aho izao fa tsy misy azo atao... Toa tsy ho aiko ny tsy hahita anao. Malahelo ny fo fa atao ahoana moa. Antenaiko fa tia ahy ianao. Fa handao anao aho raha-maraina, Vohitsara no tanànako. Ny alaheloko anao tsy hay lazaina, tiako ianao fa atao moa. Manantena aho f'indray andro any, ho avy haka ahy aty ianao, dia hisinda avokoa ny tomany...Ary ho haiko fa tia ahy ianao..."
 
Silo. Eo am-pisarahana.  

02 mars 2008

Syndicats et réseau des travailleurs

Dr Hanta ANDRIANASY
"Le syndicalisme malgaches a besoin de l'éveil des travailleurs" 
 
La Friedrich Ebert Stiftung et les syndicats de Madagascar initient cette année le réseau des jeunes travailleurs qui réunira  16 personnes1209536907.jpg engagées dans le mouvement syndical ou dans des activités sociales et citoyennes. Les membres du réseau bénéficieront d’une formation d’un an.  Ce programme se veut être un nouveau souffle pour le syndicalisme malgache mais aussi et surtout une remise en question des mécanismes liés au travail et au monde des travailleurs. Explications du Dr Hanta Andrianasy, responsable de ce nouveau programme au sein de la FES.


• La FES et les syndicats lancent cette année le premier réseau des travailleurs. Pourquoi ?

- Dr Hanta Andrianasy : La FES a déjà mis au point le Youth Leadership Training Program (YLTP) qui en est à sa quatrième édition cette année. Cependant,  les critères de sélection pour participer à cette formation destinée aux jeunes leaders sont assez durs et demandent un certain niveau. Ce sont des critères qui excluent les ouvriers, par exemple, et pourtant ceux-ci  sont une véritable force motrice du monde du travail. Nous avons donc élaboré le réseau des jeunes travailleurs pour promouvoir les travailleurs et des syndicalistes et renforcer leur capacité. Bien évidemment, le réseau sera plus tourné vers le monde du travail, cependant on y parlera de thèmes d’actualité comme l’énergie, le développement, l’égalité des genres, mais avec une dimension sociale de manière à percevoir les atouts et les faiblesses du monde du travail.

 • Qu’est-ce qui handicape le mouvement des travailleurs malgaches actuellement ?

- Le phénomène de la dérèglementation, d’abord. Maintenant avec la mondialisation, on voit un laisser aller sur l’application des lois et des normes, une tendance à simplifier les choses, à préférer un code de conduite, un minimum simplifié plutôt que d’avoir recours aux textes légaux. Ce qui handicape fortement les travailleurs. Ensuite, la mise à jour des compétences qui est assez lente.  Pour lutter contre la pauvreté, Madagascar doit s’appuyer sur ses travailleurs. Or certains secteurs porteurs comme la télécommunication par exemple évoluent rapidement. Celle-ci, après sa modernisation, sa privatisation et sa libéralisation, se tourne vers des ressources humaines plus jeunes et plus compétentes. Mais souvent les postulants n’ont pas été assez bien formés pour cela. Enfin, il manque surtout au mouvement des travailleurs cette alliance entre les syndicats et la société civile, à travers la coopération avec les experts, les juristes par exemple. Une collaboration qui, à coup sûr, apportera un bon argumentaire et bon plaidoyer en faveur des travailleurs.

• De quelle façon ce réseau des jeunes travailleurs  comblera-t-il ces lacunes ?
- Trois entités constituent les partenaires sociaux : les travailleurs, les employeurs et l’Etat. Tous trois sont représentés dans le conseil national du travail. Donc, le réseau agira comme un lien du mouvement des travailleurs avec ces décideurs et avec le Parlement qui propose et vote les lois. Bien sûr, cela prendra certainement du temps mais les choses iront dans ce sens car tout mouvement syndical doit avoir nécessairement une ouverture au Parlement et aux décideurs, sinon il n’a aucune issue. C’est certainement un nouveau souffle pour le syndicalisme et d’ailleurs le seul moyen d’éviter la désyndicalisation, c’est de faire en sorte que le renouveau vienne des travailleurs. Ainsi, nous souhaitons surtout contribuer à l’émergence de nouvelles générations de leaders syndicaux, hommes et femmes, préparés à mener à bien un dialogue social et politique.

•  Comment ce réseau appuiera-t-il la promotion des femmes dans le mouvement syndical ?
 - La sélection des membres de ce réseau ne suivra pas un quota prédéfini mais elle aura une sensibilité au genre. Les femmes représentent 50% de la population active malgache. Seulement, beaucoup d’entre elles sont du secteur informel. Ce qui rend la sensibilisation plus fastidieuse, car ces femmes bien que nombreuses sont invisibles. Une bonne partie d’entre elles travaillent aussi dans les zones franches mais ces dernières, bien que conscientes de leur potentiel, sont aussi peu disponibles pour appuyer le mouvement syndical. En effet, ce sont généralement des mères de famille qui doivent s’occuper de leur foyer et des besoins quotidiens de leur famille ; cela prend du temps, de l’énergie et de l’argent. L’un des grands défis des syndicats, c’est  aussi de considérer la problématique du genre. Il faut comprendre que même en milieu syndical, la place de la femme est encore dictée par des idées reçues qui font par exemple que la femme soit la secrétaire et l’homme, le président. Mais les leaders féminins sont là, mais disons que l’absence de démocratie interne dans les syndicats les met sur la touche.

•C’est donc aussi une remise en question des problèmes internes du syndicat malgache ?
- En effet. On croit à tort que seules « les grosses voix » et les « poings sur la table » sont capables de négocier. Or, les femmes ont une très forte capacité à négocier parce qu’elles savent parler de détails qui touchent les employeurs et cela, les leaders syndicaux doivent l’admettre. Dans le monde du travail, la solidarité est une force mais le vrai talent, c’est la négociation. Et les femmes ont ce talent. Le réseau sera donc également une manière de rétablir le juste  équilibre qui remettra le mouvement syndical dans un contexte plus démocratique. Il y a déjà une grande remise en question, dans la mesure où les syndicats sont un peu plus engagés sur la question du genre, mais il y a du chemin à faire.  Enfin, le problème de la relève syndicale se pose aussi, entre les jeunes membres et les plus âgés. Le dialogue n’est pas facile, les uns et les autres ayant des vues différentes sur les stratégies à mener. Ce dialogue, nous voulons aussi le rétablir et faire en sorte qu’il ait une cohérence entre les membres des syndicats.


Propos recueillis par Mialisoa Randriamampianina.
pour L.N.


28 février 2008

Les 7 choses inconnues

Shoan m'a tagguée, je m'éxecute et je choisis ma victime, bon, je ne vais pas très loin, juste chez  Mr Tocsin. Le jeu consiste à révéler sept choses qu'on ne sait pas sur soi. Je cogite, je cogite. Je ne suis pas sûre que ces sept choses-là ne sont connues. Mais je ne trouve rien à dire d'autres, pour l'heure. Pour compenser, j'investis dans la déco. lol   http://www.univers-nature.com/images/additif-alimentaire/bonbon-translucide.jpg       
                                                                                                                                                                                  
450450560.jpgLa chose bizarre à servir à table : J'adore les chrysalides frites, les hannetons frits, les tripes et la cervelle de zébu en salade, la viande de tortue.  Mais, je n'aime pas les quignons de pain. Dès que je mange du pain, j'en coupe toujours le quignon.                                                                                                            
http://a.velo.free.fr/images/papillon%202.jpg                                        
 
                                      
153555770.jpgLa chose bizarre à faire toute seule : Un monologue. Quotidien, long et très personnel. Où je me fais rire, pleurer, me mets en colère ou refais le monde. C'est très narcissique et en même temps, très libérateur.Essayez un peu.
http://images.king-jouet.com/1/GU95612_1.jpg
1668293933.jpgLa chose vache à faire aux autres: Faire la grande gueule. Ce qui implique d'être également très grossière quand il le faut. Une morue sur qui ma furie est tombée m'avait menacée de me traîner en justice : je lui ai tenu des propos tellement fleuris qu'elle aurait pu devenir jardinière. Pour vous dire, ahahaha. Je me suis excusée: hélas, j'ai tenu exactement 17 minutes. Après, j'ai remis ça. Genre Black Mama ou pire, le Capitaine Haddock. Mais ne vous inquiétez pas: Je suis extrémement belliqueuse, mais exclusivement avec ceux qui le méritent.                                             
                                                                                      
                http://www.atelier-de-kitty.com/IMG/jpg/etoile-couronne-600.jpghttp://i16.servimg.com/u/f16/11/28/36/88/image_12.png
                                                                                                                                                     

916282288.jpgLa chose qui me fait pleurer : "Ballerina Girl" de Lionel Richie. Je n'écoute pas Lionel Richie, jamais. Mais ça, ça me met les larmes à l'oeil. Tellement que je ne sais plus pourquoi.  Mais j'ai tout un bric-à-brac de ballerines. ça doit être ça? Alors je me dis (pendant mon monologue), si je ne devrais pas porter des sandales, finalement. Pour déjouer le sort?

 

             L'image “http://www.buschini.fr/junior/wp-content/uploads/2007/10/etoile-de-mer.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 http://www.clipart-fr.com/data/clipart/etoile/etoile_170.gif             
mafaldamira.gifLa chose inutile dans mes tiroirs : Une paire de sandales d'homme en cuir de zébu, pointure 41, european size. J'ai de petits pieds donc je ne les porte même pas. Et, elles sont là. 
http://www.sparkledreams.co.uk/images/sassy%20sequins%20miss%20priss.jpg
 
 


                                                      
La chose que vous ne me verrez pas faire d'ici quelques mois: Porter un maillot de bain. Désolée. Jamais. Ou plutôt sur une île déserte. Auquel cas je m'appellerais Valérie Bègue. Mais si vraiment je m'y mets, c'est que j'aurai fait un sacré boulot de ravalement de design. En mangeant uniquement des chrysalides frites ???

                           

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http://www.lesbaleines.net/enfants/coloriages/images/coquillages.gif La chose marrante à faire :  Parfois, avant de me coucher, je raconte une blague au Seigneur. Il a trop de boulot, tout Dieu qu'il est, il pourrait stresser, non? Je crois donc qu'une bonne détente ne lui ferait que du bien. Alors, avant de parler de mes emmerdes quotidiennes, je commence par: "Cher Dieu, c'est l'histoire d'une blonde qui...." 

 http://darkirc2die4.googlepages.com/mafalda3.gif

 

 

 

 

19 février 2008

Ampitapitao!!!

L'autorité pour la protection contres les inondations de la plaine d'Antananarivo (Apipa) a annoncé un "danger déclaré dans la plaine d'Antananarivo pour les rivières Ikopa, Sisaony et Mamba." En malgache, c'est le "loza mihatra!". Je vous mets un diapo des photos sur Tanà, je n'ai pas encore de nouvelles des régions mais pour sûr, je vous montrerai dès que. Et après, ma séance d'ampitapitao. Jinkelinjinkelinjinkelin ( jingle io)

Antananarivo- Lorsque l'Apipa annonce que le danger est déclaré, cela veut dire  que les cotes d'alerte sont atteintes à Anosizato (pour Ikopa), à Bevomanga ( pour Sisaony) et à Ambohidroa ( pour Mamba). Les quartiers situés en basse altitude et à proximité des rivières sont inondés ( Anosizato, Ampitatafika, Ankasina, Andranoambo, Tanjombato). Mais les hauteurs de la capitale sont encore au sec tant que l'Apipa ne demande pas que toutes les pompes de draînage soient  activées. Depuis aujourd'hui cependant, l'une des trois stations de pompage est déjà opérationnelle pour "draîner" le lac d’Andriantany. Interviewé dans la journée, Philippe Rateloson, le DG de l'Apipa a précisé que le "danger déclaré persiste sur la plaine d'Antananarivo jusqu’à ce que les pluies cessent de tomber."

La crue ne cessera pas dans les 12 prochains jours. Rateloson précise qu'il sera "difficile de réparer les digues tant que la pression des eaux en provenance d’Andramasina et Antelomita qui se déversent sur la rive gauche de l’Ikopa ne baissera pas. " Si vous voulez mon avis, l'Apipa n'est peut-être pas aussi fiable que ça. Intérrogée par les journalistes volà deux ou trois mois sur les questions cruciales à chaque saison de pluies, ( c'est-à-dire : Ou en est exactement la protection de la plaine? Oui ou non, serons-nous protégés de l'inondation? Quels travaux faire dans l'immédiat et quels travaux dans le long terme? ) l'Apipa affiche toujours un optimisme certain. Et à chaque fois...

La majorité des sinistrés sont d'Antananarivo. Sur un peu moins de 10.400 sans abri  et sinistrés, plus de 8.600 sont tananariviens, dont la majorité se trouvent dans l'Atsimondrano.

Ste Marie- les neuf personnes ensevelies dans les décombres de l'hôtel Antsara sont saines et sauves. Un grand ouf de soulagement donc. Malheureusement, Ste Marie affiche 700 sans-abri. Toutes les écoles, accueillant un peu moins de 3.000 enfants, ont été détruites. 

Toamasina-  Le président Ravalomanana s'est rendu à Toamasina, aujourd'hui. En treillis, avec bottes et tout l'attirail militaire, en passant. Un milliard d'ariary a été accordé par le chef de l'Etat aux sinistrés du Grand Port, outre les vivres et médicaments et autres enveloppes destinées à réhabiliter des établissements scolaires. Ravalomanana est attendu à Fénérive Est aujourd'hui. Dans cette région d'Analanjirofo, quelques 270 sinistrés ont été recensés. ( Tous les chiffres sont ceux du BNRGC)

Routes nationales-  La RN2 reste impraticable. Le transbordement se fait à Brickaville. C'est aussi le cas de la RN4 ( Antananarivo-Mahajanga) qui, depuis ce matin est inondée. La RN7 est coupée à l'entrée d'Ambositra, un pont Bailey a cédé face au torrent toujours sur cette axe. Enfin, la station thermale de Ranomafana est inaccessible depuis lundi, toutes les voies sont submergées par les eaux.  

Voilà ou nous en sommes, ce 19 février.

18 février 2008

Bulletin météorologique